mardi, 17 juillet 2018

Par Allal Bekkaï

Dans le cadre de la lutte contre la contrebande et le crime organisé, des détachements de l’Armée Nationale Populaire, en coordination avec des éléments des Douanes, ont arrêté à Bordj Badji Mokhtar et Tamanrasset, 14 contrebandiers et saisi 02 véhicules, 04 motocyclettes, 04 groupes électrogènes, 06 détecteurs de métaux, 02 marteaux piqueurs et 6920 comprimés psychotropes, alors que des tentatives de contrebande d’une quantité de carburant, s’élevant à 12.616 litres, ont été déjouées à Tébessa, Souk-Ahras et El-Taref, indique un communiqué de la DCIO auprès du MDN.
Dans le même contexte, des éléments de la Gendarmerie Nationale ont saisi 32 Kg de kif traités à Tlemcen, tandis qu’un autre détachement a saisi 10.550 unités de différentes boissons destinées à la contrebande à Ouargla.
Par ailleurs, dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine des détachements combinés de l’Armée Nationale Populaire ont arrêté 08 immigrants clandestins de différentes nationalités à Tlemcen et Ouargla, tandis que des tentatives d'émigration clandestine de 35 personnes à bord d'embarcations de construction artisanale, ont été déjouées à Cherchell et Annaba, selon la même source militaire.

Boualem Belhadri

En avril dernier, lors d’une réunion au sommet, regroupant les cadres centraux et spécialistes du domaine habilités du ministère de la Solidarité Nationale de la Famille et de la Condition de la Femme ont débattu «La problématique relative à la formation du personnel spécialisé dans la prise en charge de l’autisme.»
La focalisation des débats a été centrée sur « celles relatives à la formation des pédopsychiatres, une spécialité qui accuse un déficit criard, ont relevé de nombreux conférenciers.» Aussi, il est à rappeler que le chef de service à l’hôpital psychiatrique de Cheraga (Alger), le Pr Madjid Tabti, avait souligné, en trait gras, en marge d’une rencontre célébrant, la Journée Mondiale de sensibilisation à l’autisme : « qu’il faut absolument former des pédopsychiatres, psycho-orthophonistes, psychocliniciens, psychothérapeutes, psychomotriciens, ergothérapeutes.» A Aïn Témouchent, où elle était, la semaine dernière en visite d’inspection et de travail, Ghania Eddalia, la représentante du gouvernement chargé du dit secteur avait souligné : «que le gouvernement a depuis peu, adopté un décret exécutif en cours de publication prochainement pour permettre aux privés d’investir dans les établissements spécialisés, relevant de son département ministériel, dont principalement ceux en rapport avec la prise en charge effective des enfants atteints de déficience mentale.» En outre disait-elle : « pas moins de 2.550 enfants autistes, à l’échelle nationale sont pris en charge présentement, dans les différents centres du pays.» Cependant, au niveau d’Aïn Témouchent, une classe pour autiste a été ouverte dans un centre pour enfants aux besoins spécifiques. Etant donné que l’autisme demeure, en quelque sorte un «tabou» dans plusieurs régions du pays, le spécialiste cité plus haut, a relevé : «l’importance de la phase de repérage et du diagnostic de la maladie, afin d’éviter tout retard dans la prise en charge des sujets autistes, tout en recommandant un suivi dès les premiers âges de l’enfant.» Et d’ajouter : «l’impératif de former les différents spécialistes, intervenant dans la chaîne de suivi de l’enfant autiste est une nécessité absolue d’une urgence avérée.»
A Aïn Témouchent, la naissance d’une association chargée de la prise en charge des autistes est un édifice important devant travailler en étroite relation avec les services, relevant du ministère de tutelle et de celui de la Santé, car ce n’est point une affaire aisée, mais l’autisme est un véritable problème de santé publique, en raison d’une évolution exponentielle et effrayante du nombre des cas,» disent les spécialistes du domaine.
Les informations rapportées par le professeur Tabti sont horribles. «Il reçoit une moyenne quotidienne de 04 à 05 nouveaux cas, entre mars 2015 et mars 2016, soit un total de 400 cas. C’est énorme ! Le problème de la non- disponibilité des structures spécialisées, de prise en charge, se pose avec acuité à Aïn Témouchent.
Les parents des enfants autistes déboursent de grosses sommes chez les orthophonistes et les psychologues.
Ceux en manque de ressources n’arrivent pas, où mettre la tête et éprouvent de sérieuses difficultés financières pour la prise en charge de leur enfant. Ce qui est intéressant à souligner est que le travail de sensibilisation mené à Aïn Témouchent a amené tant bien que mal, les familles des autistes à mieux accepter la maladie, un travail qui s’est traduit par leur intérêt à assurer un suivi médical à leurs enfants malades.
Aujourd’hui, il est temps de mener une réflexion sur la prise en charge des autistes par la CNAS et la CASNOS. Pour les non- affiliés le problème reste posé en entier.
Les pouvoirs publics doivent prendre en charge les enfants autistes de cette frange sociale paupérisée.

M.A.S.

Un homme âgé de 32 ans, originaire de la wilaya de Mascara s’est noyé vendredi dernier vers 18h, à la plage de Bahara, village côtier près de la commune d’Ouled Boughalem, relevant de la daïra de Achaâcha, a-t-on appris hier, de sources locales. 
Cependant, le corps de la victime n’a pas été retrouvé jusqu’à présent et demeure porté disparu, fait savoir la Cellule de Communication de la Protection civile de Mostaganem. 
Les recherches se poursuivent pour tenter de repêcher le cadavre, précise notre source.

M.A.S

20 harragas interceptés au large de Mostaganem
Les Gardes-côtes du groupement maritime de la wilaya de Mostaganem ont intercepté aux environs de 06h dans une embarcation artisanale à bord de laquelle se trouvaient 20 jeunes aventuriers harragas, avons-nous appris hier, de sources sûres. Ces derniers sont âgés entre 19 et 32 ans, avaient pris le départ d'une des plages du littoral oranais. Ils ont été arraisonnés à 13 miles marins et ramenés à terre.
Les candidats à l’émigration clandestine devront être présentés devant le procureur près du tribunal de Mostaganem, après la visite médicale d'usage.

 

 

M.A.S.

Sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika l’université « Abdelhamid Ibn Badis» de Mostaganem abritera la 70e Conférence internationale spéciale du Comité international pour l'étude et l’amélioration de l'enseignement des mathématiques, dont M. Tahar Hadjar ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique présidera à l’inauguration aujourd’hui dimanche 15 juillet, avec la présence du wali de la wilaya de Mostaganem, accompagné par des représentants des autorités civiles et militaires, en plus de tous les cadres de l'université.
Cette conférence internationale s’étalera du 15 au 19 Juillet 2018 et aura lieu au pôle universitaire Kharrouba « Salle des Conférences» «Mohammed Bin », en plus de la Commission sous le titre: «Les mathématiques et vivre ensemble », animée par des professeurs et des chercheurs spécialisés de 20 États des 05 continents.
La Commission Internationale pour l’Étude et l’Amélioration de l’Enseignement des Mathématiques s'est fixé comme tâche, dès son origine, l’analyse des conditions effectives de l’enseignement des mathématiques et les possibilités de leur développement, en vue d’en améliorer la qualité.
Depuis sa création en 1950, les rencontres annuelles constituent le moyen essentiel d’atteindre ce but.
Ces rencontres se caractérisent par des échanges et des discussions sur des travaux de recherche, tout autant que sur la mise en œuvre pratique et par le dialogue entre des chercheurs et des enseignants à tous niveaux d’enseignement. La 70ème édition de la CIEAEM qui est placée sous le thème «Mathématiques et Vivre Ensemble» et devant se tenir à Mostaganem du 15 au 19 juillet 2018, au niveau du siège de la Fondation « Djanatou el Arif », sise à la vallée des Jardins (Debdaba). Cette manifestation mondiale est organisée par la CIEAEM Commission internationale pour l’étude et l’amélioration de l’enseignement des mathématiques, conjointement avec l’Université « Abdelhamid Ben Badis», de Mostaganem, AISA ONG Internationale et la Fondation « Djanatou Al Arif » La CIEAEM a été créée en 1950 juste après la Seconde Guerre Mondiale par des mathématiciens, des psychologues, des enseignants venus de nombreux pays d’Europe dévastés et meurtris par la guerre, tous confrontés à des difficultés importantes concernant l’enseignement des mathématiques, la reconstruction de la société et même des pays entiers: manque d’enseignants, de matériels, et nombreux réfugiés, déplacés, orphelins.
Des personnalités comme Piaget, Choquet, Gategno, DieudonnéG puis Krygowska et Castelnuovo se réunissent alors pour repenser l’enseignement des mathématiques à la lumière de ces événements. Dès le début les fondateurs de la CIEAEM ont essayé de rétablir le vivre ensemble, en travaillant avec des enseignants et mathématiciens allemands et en 1953 la réunion de la Commission a lieu en Allemagne à Calw. La situation du monde actuellement a plusieurs points communs avec celle de l’après-guerre, et l’Europe est confrontée à des problèmes assez semblables à ceux rencontrés, lors de la création de la CIEAEM.
Le vivre ensemble est devenu une nécessité. C’est un défi pour l’éducation en général et pour l’enseignement des mathématiques en particulier.