mardi, 17 juillet 2018

M.A.S.

Sous le haut patronage du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, l’université « Abdelhamid Ibn Badis» de Mostaganem abrite la 70e Conférence internationale spéciale du Comité international pour l'étude et l’amélioration de l'enseignement des mathématiques, dont le ministre Tahar Hadjar ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a présidé l’inauguration, en la présence du wali de la wilaya de Mostaganem, accompagné par des représentants des autorités civiles et militaires, en plus de tous les cadres de l'université. Cette conférence internationale s’étalera du 15 au 19 Juillet 2018 au pôle universitaire Kharrouba Salle des Conférences « Mohammed Benchehida», en plus de la Commission sous le titre: «Les Mathématiques et vivre ensemble», animée par des professeurs et des chercheurs spécialisés de 20 États de 05 continents. La Commission Internationale pour l’Étude et l’Amélioration de l’Enseignement des Mathématiques s'est fixée comme tâche, dès son origine, l’analyse des conditions effectives de l’enseignement des mathématiques et les possibilités de leur développement, en vue d’en améliorer la qualité. Depuis sa création en 1950, les rencontres annuelles constituent le moyen essentiel d’atteindre ce but. Ces rencontres se caractérisent par des échanges et des discussions sur des travaux de recherche, tout autant que sur la mise en œuvre pratique et par le dialogue entre des chercheurs et des enseignants à tous niveaux d’enseignement. La 70ème édition de la CIEAEM qui est placée sous le thème « Mathématiques et Vivre Ensemble» et devant se tenir à Mostaganem du 15 au 19 juillet 2018, au niveau du siège de la Fondation «Djanatou el Arif», sise à la vallée des Jardins (Debdaba). Cette manifestation mondiale est organisée par la CIEAEM Commission Internationale pour l’Etude et l’Amélioration de l’Enseignement des Mathématiques, conjointement avec l’Université « Abdelhamid Benbadis», de Mostaganem, AISA ONG Internationale et la Fondation «Djanatou Al Arif » La CIEAEM a été créée en 1950 juste après la Seconde Guerre Mondiale par des mathématiciens, des psychologues, des enseignants venus de nombreux pays d’Europe dévastés et meurtris par la guerre, tous confrontés à des difficultés importantes concernant l’enseignement des mathématiques, la reconstruction de la société et même des pays entiers: manque d’enseignants, de matériels, et nombreux réfugiés, déplacés, orphelins. Des personnalités comme Piaget, Choquet, Gategno, Dieudonné, puis Krygowska et Castelnuovo se réunissent, alors pour repenser l’enseignement des mathématiques à la lumière de ces événements. Dès le début les fondateurs de la CIEAEM ont essayé de rétablir le vivre ensemble, en travaillant avec des enseignants et mathématiciens allemands et en 1953 la réunion de la Commission a lieu en Allemagne à Calw. La situation du monde actuellement a plusieurs points communs avec celle de l’après-guerre, et l’Europe est confrontée à des problèmes assez semblables à ceux rencontrés lors de la création de la CIEAEM. Le vivre ensemble est devenu une nécessité. C’est un défi pour l’éducation en général et pour l’enseignement des mathématiques en particulier.

Par Allal Bekkaï

Dans le cadre de la sécurisation des frontières et de la lutte contre la criminalité organisée, un détachement de l’Armée Nationale Populaire, en coordination avec les services de la Sûreté Nationale, a réussi à démanteler ce dimanche 15 juillet 2018 à Béchar, un réseau de narcotrafiquants composé de 05 criminels, et a saisi 7,25 Kg de kif traité, 02 véhicules et une somme d’argent.
Dans ce sillage, un autre détachement a saisi, à In Guezzam, 45 groupes électrogènes, 30 marteaux piqueurs et 04 détecteurs de métaux.
Par ailleurs, des détachements combinés de l’ANP ont arrêté, lors d’opérations distinctes menées à Bouira et Laghouat, 04 individus et saisi un fusil de chasse, 312 unités de différentes boissons et 02 véhicules touristiques.

Par Allal Bekkaï

Madrid est une belle crique en anse d'à peine une centaine de mètres de long, séparée de la plage de Rachgoun par un promontoire rocheux, lesquelles relèvent de la daïra de Beni Saf (wilaya d’Aïn Témouchent). Chaque été, des vacanciers affluant de toutes les contrées d'Algérie, en plus des nombreux émigrés, succombant aux charmes de ce site paradisiaque, où se love, dans un écrin d'embruns, Madrid. Dans le passé, cette plage dépendait administrativement de Tlemcen avant le découpage territorial de 1985 qui attribua Béni Saf à la wilaya d’AïnTémouchent.
La plage de Madrid (Béni Saf) grouille de baigneurs jeudidernier. Nous avons remarqué une affluence d’estivants, qui en groupe, qui en famille, abstraction faite des vacanciers « at home». La météo est clémente avec une température qui avoisine les 30 °C. La mer est cependant agitée à cause du vent «gharbi».
Le drapeau rouge était là pour le confirmer. Mais les jeunes baigneurs et les enfants n’en avaient cure, en profitant du plaisir des vagues, sous l’œil vigilant des surveillants de baignade, ainsi que des parents. «C’est le vendredi que nous sommes le plus sollicités, vu le flux des excursionnistes ; nous devons gérer ce rush,» nous dira un jeune maître-nageur saisonnier.
Son collègue, lui, nous confiera que le salaire qu’il touche, à savoir 16.000 DA ne correspond nullement à la tâche qu’il assume (la restauration de l’équipe est prise en charge par la Direction de la Protection civile, n.d.l.r).
A l’entrée de la plage, 02 gendarmes veillent au grain. Exit les « parkingueurs » qui sont poussés à leurs derniers retranchements, c’est-à-dire du côté de la falaise, séparant Madrid de Rachgoun. Au niveau d’un promontoire, 02 gardiens gèrent à ce qui ressemble à un parking, payant bien sûr (150 DA est le prix indiqué sur le ticket).

sécurité renforcée

Le poste de la Protection civile fonctionne avec 10 surveillants de baignade, dont 08 à titre saisonnier.
A quand le recrutement de surveillantes de baignade ? En matière d’équipement, c’est la diète : une guérite sans parasol, 02 bouées, des sifflets et une paire de palmes. En termes de secours, il a été enregistré une cinquantaine d’interventions depuis l’ouverture de la saison estivale, selon le chef de poste.
Le parc de pédalos est immobilisé par la météo ; idem pour les embarcations de plaisance (location).
Pas âme de jet ski qui vive ; quant à la planche à voile, ou le surf, il faut rêver ! Cette «mode» aquatique sportive ne fait pas encore partie de nos mœurs estivales.
Le poste de la Gendarmerie est situé bien loin de la plage, quasiment au niveau de l'accès au complexe balnéaire El Nabil(Medelci), dont un promontoire domine la plage «La Marmite». Les parasols des plagistes travaillant pour le compte de l'hôtel Madrid squattent un tantinet l'espace. Prix de location : 1.000 DA.
L'on se rappelle de la pétition des riverains qui se plaignaient du squat de la plage par le gérant de cet établissement hôtelier avant que les autorités n'interviennent pour les rétablir dans leurs droits sur la base de l'instruction du ministère de l'Intérieur, interdisant la concession des plages.
Il faut savoir dans ce contexte que le code national de la marine interdit par la force de la loi l'ouverture de plages privées. Sur la plage règne une ambiance familiale, doublée d’une sérénité agréable.
Mis à part le bruit occasionnel d’une chignole et une mélodie timide d’une chanson raï, les décibels n’ont pas droit de cité à Madrid. A contrario, l’intrusion de la chicha, à travers l’exhibition du narguilé, est là pour incommoder l’estivant non-fumeur, notamment la gent féminine.

Les fonds marins pour briser la routine

Un couloir est aménagé par le club Paradive de plongée sous-marine ; il est destiné à faire passer le Zodiac mais cet espace balisé avec des plots et deux cordes parallèles est de temps à autre «convoité » par quelques jeunes estivants inciviques. L’enseigne signalétique de l’école a disparu.
«La météo n’est pas avec nous aujourd’hui,» se désole Salim Hamza Cherif, directeur technique auprès dudit club, résidant à Alger.
Ce dernier nous fera visiter le club qui a une année d’existence, alors que son coéquipier Sofiane Habbès, originaire de Béjaïa, nous expliquera les techniques et les bienfaits de la plongée sous-marine.
Leur référent professionnel : le célèbre océanographe français Yves Cousteau.
Le comble d’un plongeur sous-marin, ce n’est pas d’avoir des crampes comme on se serait tenté de le croire, mais de subir un ADD, selon ce formateur.
On appelle…accident de décompression survenant, lors d’une plongée, les conséquences immédiates pour la santé de la formation de bulles gazeuses dans le corps suite à une baisse rapide de la pression environnante. «Inspire a new emotion» est le slogan accrocheur, illustrant le dépliant de Paradive, invitant les passionnés de la plongée sous-marine et les amoureux de nouvelles sensations et découvertes à venir « briser la routine, apprendre à plonger avec son équipe qualifiée et passionnée qui leur fera découvrir l’impressionnant du monde du silence, où la beauté des fonds marins règne.»
Ledit club propose une formation comportant 02 volets, à savoir : le baptême de plongée et les cours de plongée (1er, 2è et 3è niveau).
Le baptême consiste en une initiation à la plongée sous-marine destinée à la prise en main du matériel de plongée et dédiée à la découverte de la faune et la flore marine. Quant à la formation proprement dite, elle se décline à travers des cours de plongée in situ (sur le lieu de vacances) ou au sein du club.
Cette formation est sanctionnée par un brevet de plongée national et international, souligne-t-on.

Plusieurs points noirs à déplorer

Par ailleurs, les autorités devraient aménager un débarcadère au niveau de ce site balnéaire au profit des bateliers, plaisanciers et autres plongeurs sous-marins, ainsi qu'aux surveillants de baignade et aux gardes-côtes.
Ceci pour le côté cour; côté jardin, le décor est rebutant, laissant fort à désirer.
Chapitre hygiène, il faudra repasser: pas l'ombre d'un bac à ordures ; quant aux vestiaires et les douches, connaît pas.
Pire, les WC sont hors service, servant de dépôt de chaises des plagistes. Les riverains sont ainsi sollicités pour les « besoins» de la cause, avec tous les désagréments que cela suppose.
La plage serait truffée de fosses septiques, version « Madrid », si l'on en croit un propriétaire d'un cabanon qui se plaint par ailleurs de l'anarchie qui règne au niveau du parking.
Des disputes éclatent régulièrement entre des automobilistes qui se voient bloqués, soit à l'entrée, soit à la sortie, sans compter les incidents générés par les stationnements inopportuns devant les cabanons, ou les commerces.
Ce dernier nous apprendra que la requête adressée aux autorités pour réserver l'accès exclusivement aux véhicules des riverains est restée sans suite.

Boualem Belhadri

Située à 55 km au nord-ouest d’Aïn Témouchent et à 94km au nord-est d’Oran, la commune d’Oulhaça El Gheraba compte aujourd’hui 15.972 habitants répartis entre plusieurs douars dont principalement Hdahda, renfermant 5.200 habitants. Depuis des lustres, ce dernier conglomérat constitué d’habitations non homogènes et éparses, n’a pas pu se développer selon un plan d’aménagement qui aide à asseoir, comme il se doit l’ensemble des équipements publics, dont elle a besoin. Les habitants, de cette localité ressentent l’indifférence et l’insouciance de la part de ceux censés répondre à leurs sollicitations tant réitérées aux responsables qui se sont succédé aux postes de commandes de leurs affaires à plusieurs niveaux décisionnels et exécutifs, depuis des lustres.
Aujourd’hui, ils interpellent vivement les responsables de la wilaya pour intervenir expressément et franchement, afin de trouver une solution à ce problème qui les engourdit et qui prive Hdahda de plusieurs infrastructures et projets devant contribuer au développement de la commune et tous les centres secondaires de la commune d’OulhaçaGheraba.
L’inscription de projets de développement, dans le cadre des opérations planifiées communales ou sectorielles de développement, ou encore au titre du fonds commun des collectivités locales (FCCL), n’est point une chose difficile. Bien au contraire, elle est aisée et du ressort des autorités de la wilaya et des élus locaux. On a appris que le président de l'APC d’Oulhaça Gheraba aurait déclaré aux habitants du douar que l’inscription des projets en réalisation sera assujettie à la disponibilité d’assiettes foncières.
Le cas d’un stade de proximité a été cité en exemple. Dans ce douar, le foncier relève de propriétaires privés.
Ces derniers sont des fellahs qui pratiquent de l’agriculture, d’une génération à une autre.
En plus, le plus souvent, il s’agit de reliefs non-homogènes et présentent formations géologiques accidentées. Ce qui explique l’inexistence de vastes terrains, répondant à des critères de faisabilités acceptables dans le domaine de l’urbanisme. Aujourd’hui les habitants demandent la réalisation d’infrastructures telles qu'une polyclinique, une école, un stade et bien d'autres choses qui peuvent améliorer les conditions de vie de la localité. Présentement, Hdahda est confrontée à un autre problème qui n’est pas de peu d’importance par rapport à celui du foncier destiné à la construction.
Il s’agit de l’emploi des centaines de jeunes en chômage et en proie à la oisiveté et au stress qui les taraudent et les usent à la longue.
Seuls des créneaux qui répondent à la vocation agricole dominante pourront apporter des réponses aux sollicitations des jeunes de la localité.

Par Allal Bekkaï

Lassés d’attendre depuis 06 ans l’attribution de leur logement, les souscripteurs à la formule AADL2, sont revenus à la charge ce jeudi 12 juillet 2018. A cet effet, la cellule de défense des intérêts des souscripteurs AADL2, affiliée à la LADDH de Tlemcen, sous la houlette de Salim Ouali, a organisé dans la matinée un sit-in devant le siège de la wilaya, sis au Bd Pasteur. Une soixantaine de souscripteurs, dont une dizaine de femmes étaient massés devant le portail de la wilaya, sous le regard vigilant des services de sécurité en civil et en uniforme. Brandissant des pancartes, les protestataires scandaient des slogans concoctés pour la circonstance : «Nouridou etaghyir, irhal y moudir ! » « Barakat, barakat, atounae saknate ! »
«La lilwou’oud, atiwna el malmous ! » « Watani, ayna sakani ! », Esakane, haq doustouri ! »
Sur ces entrefaites, un cortège officiel pénétrait à travers le portail du siège de la wilaya, passant devant les protestataires; il s’agit de l’ambassadeur américain John Desrocher en visite touristique avec son épouse, à Tlemcen.
Une délégation, conduite par Samir Ouali, a été reçue par le Secrétaire Général Mohamed Amieur ; l’audience s’est déroulée en présence de la directrice de l’Emploi et le chef du projet AADL.
Rien de concret, croit-on savoir. Et pour cause. La crise financière a été évoquée à ce sujet.En outre, la question de la transparence, en l’occurrence l’affichage, n’a pas eu de suite favorable, le responsable local de l’AADL, se «cachant» derrière la tutelle(Alger), selon un membre de la délégation. Il convient d’indiquer que dans le cadre des festivités du 05 Juillet, le wali Ali Benyaïche a procédé, lors d’une cérémonie au niveau de la commune de Mansourah, à la pose de la première pierre du projet de réalisation de 2.121 logements au titre de la formule dite AADL. Ce dernier, a annoncé, en marge des festivités du 5 Juillet, que les 2.600 logements de la formule AADL 2 construits à Oujlida(Tlemcen) et Bouhenak (Mansourah), seront livrés à leurs bénéficiaires le 1er novembre prochain, à l’occasion de la commémoration du 64ème anniversaire du déclenchement de la Guerre de Libération Nationale. Ainsi donc, après 06 années d’attente, les souscripteurs de ce programme lancé en 2013 qui ont payé les 04 tranches exigibles soit 25 % du coût du logement, vont enfin pouvoir habiter leurs nouvelles cités, dont les travaux ont été confiés à la société turque Dek In San Ltd.Le premier responsable a reconnu que la promesse faite pour leur attribution pour le mois de mars dernier, n’a pu être concrétisée en raison de problèmes de financement des travaux annexes (VRD).
Dans ce sillage, 450 logements AADL1 seront attribués à leurs bénéficiaires le 20 août prochain(2018), soit la veille de l’Aïd El Adha, si l’on en croit le Secrétaire Général de la wilaya.
Par ailleurs, le dossier « logement » était inscrit, en autre autres, à l’ordre du jour de la 2è session ordinaire(2018) de l’APW qui s’est tenue ce mercredi 11 juillet 2018. Lors de son intervention à cette occasion, le wali, ayant eu vent du sit-in qui allait être observé le lendemain à quelques mètres de son cabinet, a laissé entendre que les protestataires seraient manipulés par des mains «politiciennes»(allusion à la LADDH à laquelle ladite cellule est affiliée), «diabolisant», ainsi les revendications légitimes des protestataires.
Notons que le sit-in de ce jeudi 12 juillet 2018 intervient au lendemain de la distribution de pas moins de 2.351 logements, tous types confondus, hormis la formule AADL . C’était à l’occasion de la fête de l’indépendance nationale, en son 56è anniversaire.
Il convient d’indiquer que dans le cadre des festivités du 5 Juillet, le wali Ali Benyaïche a procédé, lors d’une cérémonie au niveau de la commune de Mansourah, à la pose de la première pierre du projet de réalisation de 2.121 logements au titre de la formule dite AADL.