jeudi, 19 juillet 2018

Aïn Témouchent - Programme LPA, les promoteurs mis devant leur responsabilité

Publié dans Région mercredi, 11 juillet 2018 16:57
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Par : Boualem Belhadri

En décembre dernier, Abdelwahid Temmar, le ministre de l’Habitat de l’Urbanisme et de la Ville (MHUV), a à partir d’Aïn Témouchent, où il était en visite d’inspection et de travail, mis l’accent «sur les mesures adoptées dans le nouveau programme de logements publics aidés (LPA) à même d’éviter des problèmes récurrents en rapport avec les retards occasionnés par les promoteurs dans la réalisation de leurs projets.
Saisissant la présence des autorités de wilaya, de daïras, des collectivités, ainsi que les représentants des secteurs économiques, dont principalement ceux, relevant de ses départements ministériels au niveau local Temmar avait clairement ciblé le mal en disant : «que Les véritables promoteurs n’attendent pas les listes des bénéficiaires mais comptent sur eux-mêmes pour parachever les projets d’habitat, tout en précisant que le promoteur doit disposer des moyens financiers requis pour lancer un projet d’habitat sans compter sur les apports des bénéficiaires.»
Aujourd’hui, a cessé l’ère des anciennes formules, relative aux logements sociaux participatifs (LSP) pendant laquelle de nombreux problèmes ont surgi et ont causé des situations conflictuelles qualifiées «de graves», traduisant des conflits quasi-insolubles, opposant les promoteurs aux souscripteurs. On a vu à Aïn Témouchent des retards de plus de 10ans au niveau de Chaabet El Lehem, d’El Amria, d’El Malah, de Hassi El Ghella….
En effet, ce mal a empoisonné la vie de centaines de souscripteurs et pénalisé des promoteurs a trouvé sa solution grâce à une décision politique prise par le gouvernement de vouloir prendre en charge l’achèvement des programmes de logements sociaux participatifs (LSP). La solution trouvée est nationale. C’est le promoteur OPGI qui a été désigné de terminer les programmes des promoteurs après décision de justice, portant assainissement selon l’avancée des travaux et la qualité des constructions. A l’origine des problèmes, on cite notamment la question des cahiers de charges établis à la hâte et «truffés» de lacunes, à tel point que le promoteur pouvait interpréter comme lui sied les clauses contractuelles des cahiers de charge signés individuellement par les souscripteurs et ne présentant aucune responsabilité de l’administration du ministère de tutelle à l’échelle locale. Le ministre a souligné «que le promoteur comptait sur les contributions des bénéficiaires pour pouvoir entamer les projets.»
Par ailleurs, il a indiqué « que 7.000 promoteurs immobiliers activent au niveau national, dont 5.000 aux chantiers de réalisation de logements, relevant du Fonds National de Péréquation des œuvres Sociales (FNPOS). »
En sus il a fait remarquer que les CV de certains promoteurs font apparaitre qu’ils n’ont aucun lien avec le domaine de la construction de logements.
Au site d’habitat en cours de construction à El Amria, AbdelwahidTemmar a instruit l’entreprise de réalisation à réduire les délais de livraison du projet et à rattraper le retard accusé avec une entreprise publique qui n’a pas respecté les délais de construction et dont le contrat a été résilié. Aussi aujourd’hui les choses sont claires, les nouvelles mesures sont garantes de la livraison des projets dans les délais de rigueur et les cahiers de charges établis offrent cette possibilité de poursuivre le promoteur dans le tort sans peine et en toute équité. Il s'agit de garde-fous nécessaires pour pallier aux insuffisances.

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