vendredi, 22 juin 2018

Par : Boualem Belhadri

La collectivité nationale a célébré la Journée Mondiale de la Lutte contre la Désertification et la Sécheresse, sous le thème fédérateur «la terre a de la valeur, investissez-y», une thématique retenue par le département des Nations-Unies, en 2018. Les services habilités du ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche, estiment «qu’à travers les 48 wilayas que compte l’Algérie plus de 30 départements sont touchés, totalisant ainsi une superficie de l’ordre de 600.000 hectares avec en sus, une menace sérieuse qui pèse sur 30 millions d’hectares.»
Dans la wilaya d’Aïn Témouchent, la célébration de la Journée Mondiale de la Lutte contre la Désertification et la Sécheresse a été, en quelque sorte symbolique et assez timide.
Le secteur des Forêts, des associations et les SMA ont manifesté leur intérêt par des activités de sensibilisation et de plantation symbolique d’arbres d’ornement, à Hammam Bou Hadjar. Quelles sont les communes les plus touchées par ce phénomène ? Et quelle est la superficie globale menacée, dans la wilaya d’Aïn Témouchent ? A titre de rappel, c’est en 1994, à Paris qu’a eu lieu la signature de la convention des Nations-Unies relative à ce fléau dévastateur et phénoménal, à plus d’un titre.

Accorder une attention particulière à ce fléau en nette augmentation »

La question, posée plus haut, nécessite une attention particulière et devait occuper les devants des préoccupations des autorités de la wilaya et les responsables des secteurs de l’Agriculture, des Forêts, de l’Environnement et de la société civile. Au milieu des années 80 du siècle dernier, des actions de consolidation et de protection des terres arables contre l’avancée des sables ont été menées par le secteur des Forêts au niveau de ce qui est convenu d’appeler le couloir du sable qui s’étend sur une longueur de plus de 20 km sur une profondeur, allant de 10 à 15 km dans les directions nord-sud-est (n-s-e) et nord-sud-ouest (n-s-o-).
Il est à rappeler qu’un ancien responsable des Forêts de la wilaya d’Aïn Témouchent avait estimé à plus de 10.000 hectares, l’étendue globale menacée.
En effet, les localités de M’Saïd, OuledBoudjemaa, Terga, Ouled El Kihel, Sidi Ben Adda, OuledTaoui, Hassi El Ghella, El Amria (partiellement) sont situées dans les directions sus évoquées de déplacement des sables, sous l’effet de transport éolien. Aussi les actions de défrichement des dunes de sable, assurant une protection contre l’avancée des sables et la dégradation des terres arables, les feux de forêt et de maquis, chaque année constituent les autres fléaux qui ont accentué le phénomène de la désertification, dans la wilaya d’Aïn Témouchent.

Les actions de défrichement des dunes de sable et les feux de forêt, l’autre plaie déstabilisatrice du couvert végétal »

L’Algérie est en effet frappée de plein fouet par ce fléau aux conséquences désastreuses sur la vie des humains et l’équilibre des différents écosystèmes.
Ainsi, les érosions hydriques et éoliennes, travaillent perfidement au fil des ans, à appauvrir les sols par le charriage des éléments minéraux des sols.
Le phénomène de la désertification transforme, ainsi les terres fertiles et arables en véritables déserts totalement stériles, livrant leurs habitants à la malnutrition et dans un stade plus avancé, à la famine.
A Aïn Témouchent, des milliers d’hectares de terre des ex- domaines autogérés ont été ensevelis par les sables.
Les exploitants ne disposant pas les moyens idoines ont fini par abandonner ces étendues du côté d’Ouled Boudjemaa, Terga, Ouled El Kihel, Ouled Taoui….
Certains reliefs bien exposés se sont transformés en sorte de carrières de sables. Des investisseurs avaient il y a environ quelques années formulé des demandes pour la création de sablières. Le travail consiste, selon toute vraisemblance à racler le sable déposé; les épaisseurs sont de 0,50 à 1,50m. Les services techniques de la wilaya habilités devaient se prononcer sur la faisabilité de ces petits projets.
A Aïn Témouchent, plusieurs retenues collinaires ont été quasiment remplies de terres au fil des ans, sous l’effet de l’érosion et des apports solides.

Les apports solides drainés par les eaux de ruissellement accentuent le phénomène.»

La désertification des bassins versants, non protégés par des couverts végétaux au niveau des barrages ampute chaque année, ces ouvrages, d’une grande capacité de stockage par envasement. La durée de vie de ces infrastructures vitales et dont la construction est chèrement payée, se trouve ainsi prématurément limitée. Certains barrages ont atteint des taux d‘envasement excessifs pendant une courte durée.
On cite notamment les barrages de Beni Bahdel, de Sakak, de Fergoug, de Boughrara, de Bakhadda….. Selon une étude faite sur le Barrage de Bakhadda par un étudiant de l’université d’AboubakrBelkaid de Tlemcen en 2011.
«En Algérie, le phénomène de l’envasement touche l’ensemble des barrages, où plus de 32.106 m3 de sédiments se déposent chaque année au fond de ces retenues. Il a été alors plus judicieux de mener une réflexion pour une utilisation rationnelle de ces sédiments de dragage.
Cette étude s’inscrit dans la recherche d’une méthodologie de gestion de sédiments dragués dans la région de l’ouest algérien. L’objectif est de proposer des formulations économiquement compétitives et faciles à mettre en œuvre in situ qui permettent une valorisation de ces matériaux en géotechnique routière.»
Plus loin, le document explique que «L’envasement pose un problème sur la stabilité de l’ouvrage. Ceci a des effets directs, provoquant l’obturation des organes de vidange, l’envasement des canaux d’irrigation engendrant la réduction de leurs sections mouillées, la dégradation de la qualité de l’eau véhiculant des produits chimiques (nitrates, sulfates) provenant en particulier des apports en éléments fertilisants pour les cultures, et se déposant dans les réservoirs, entraînant ainsi une dégradation de la qualité de l’eau.»

Menace sur la sécurité écologique et la stabilité socio-économique»

A Aïn Témouchent, pour des raisons évoquées plus haut, les petits barrages et des retenues collinaires connaissent des taux d’envasement par dépôts de sédiments inquiétants, à tel point que plusieurs ouvrages ne sont plus en mesure de stocker des eaux pluviales. Aujourd’hui la sécurité écologique de la planète est menacée par la désertification et la sécheresse. Les observateurs s’accordent à dire que la désertification est un problème mondial, qui affecte la sécurité écologique de la planète, accentue la pauvreté et déséquilibre la stabilité socioéconomique et le développement durable. Aussi les populations démunies qui vivent dans les zones arides sont aux prises avec des difficultés multiples : perte de revenus, insécurité alimentaire, détérioration de la santé et précarité des régimes fonciers. Les terres envahies par l’avancée des sables des exploitants de la wilaya d’Aïn Témouchent ont favorisé la migration de ces derniers vers des zones qui ne sont pas touchées par la désertification dans l’espoir de trouver une vie meilleure.
Voilà comment la perte de main d’œuvre agricole s’opère.
A ces fléaux s’ajoutent ceux de la sécheresse et des inondations des antipodes récurrents, ces dernières décennies en Algérie et dans la wilaya d’Aïn Témouchent.
Ces cycles extrêmes favorisent des changements climatiques périlleux. Ainsi, la campagne de sensibilisation de la Journée mondiale 2018 consiste à atteindre d’ici à 2030 un monde neutre en termes de dégradation des terres. C’est‐à‐dire, un monde, où la quantité des terres remises en état serait égale ou supérieure à celle des terres dégradées chaque année, selon les orientations préconisées par le ministère de l’Agriculture, du Développement Durable et de la Pêche.

Promouvoir un développement durable, la nouvelle stratégie du secteur
de l’Environnement à l’horizon 2035 »

Dans ce cadre, le ministère de l’Environnement avait adopté, le 10 mai passé, à l’hôtel de Sidi Fredj sa stratégie à l’horizon 2035 en terme de promotion du développement durable.
Ce nouveau concept mondial permet de satisfaire de façon équitable les besoins des êtres humains, d’aujourd’hui, sans compromettre ceux des générations futures.
Ainsi, quand on coupe un arbre, il faut en replanter un autre, pour associer harmonieusement l’économie et l’environnement. Autrement dit, il s’agit de réfléchir aux meilleures façons d’utiliser les ressources à long terme, sans les épuiser. Pour cela, la réflexion doit se focaliser sur les possibilités de créer un environnement porteur et prospère, pour que les pays touchés et les populations des zones arides puissent combattre efficacement la désertification et aspirer graduellement à des conditions meilleures et propices. Il est difficile en effet, pour les gouvernements et les communautés locales d’accorder toute l’attention voulue à une situation critique, si la simple survie constitue une préoccupation de chaque instant.
Le meilleur moyen est de garantir aux communautés locales des droits équitables et bien établis sur leurs terres, afin qu’elles soient motivées à en assurer la conservation.
C’est l’environnement porteur et propre pour favoriser un développement durable. Aussi, la lutte contre la désertification ne peut se faire que sur le long terme.
Les changements devront intervenir aussi bien au niveau international que local. Allons-nous assister à une prise de conscience grandissante dans la wilaya d’Aïn Témouchent à même de mener des enquêtes sur le fléau et dégager des solutions encourageantes, visant à restituer les terres arables envahies de sables ? On attend la réaction des pouvoirs publics.

Par Allal Bekkaï

Agissant sur information, les éléments de la Sûreté de daïra de Sebra ont procédé en date du 18 juin 2018 vers 18h 30 mn à l’arrestation de 02 dealers.
Il s’agit des dénommés B.Y. , 20ans et B.M.A.,23ans. A la vue des policiers, les 02 malfaiteurs qui étaient à bord d’une moto de marque Peugeot 103, ont tenté de prendre la fuite, en jetant un cartable, avant d’être rattrapés par les agents de police.
Le cartable contenait 17 comprimés psychotropes dont 15 Tramadol (3705/325 mg) et 02 Xmadol (3705/325 mg). Les investigations ont permis de remonter la filière et déterminer l’identité du fournisseur principal, en l’occurrence le dénommé A.A., 22ans. La quantité de barbituriques a été saisie, ainsi que la moto (sans papiers).
Le procureur de la République près le tribunal de Maghnia a été saisi au sujet de cette affaire de trafic de drogue (détention et commercialisation), alors que l’enquête suit son cours dans ce cadre au niveau de ladite Sûreté.

Par : Allal Bekkaï

Ce ne sont pas moins de 18.199 candidats, dont 11.566 scolarisés et 6.633 libres qui se sont présentés hier, aux épreuves du BAC qui se dérouleront jusqu’au 25 juin 2018.
A noter la participation à cet examen de 54 détenus, 32 candidats issus d’écoles privées, 12 handicapés et 02 ressortissants étrangers (un Libyen et un Palestinien).
Répartis sur 60 centre d’examen, les candidats sont encadrés par 5392 examinateurs (surveillants).L’encadrement compte également 60 observateurs, autant d’économes (intendants), 360 agents(ANS) et 397 préposés au secrétariat, soit un total de 6509 encadreurs. Il faut souligner que les centres d’examen ont été dotés d’un médecin, un infirmier et un psychologue pour parer à toute éventualité.
A mentionner que certains centres abritent plus d’une filière, à l’instar du centre de Sidi Chaker (Tlemcen) qui accueille des candidats issus de 03 spécialités (sciences naturelles et de la vie, techniques mathématiques et génie civil et cartographie). S’agissant du dispositif de sécurité, 55 centres d’examen sont couvert par la police, alors que 05 relèvent de la juridiction territoriale de la Gendarmerie.
Dans ce cadre, le nouveau siège de la Direction de l’Education, sis au Bd de l’ALN (Bel Air) qui s’est transformé en « QG» pour la circonstance est sous haute surveillance (banque de sujets oblige).
En ce qui concerne le transport, toutes dispositions ont été prises pour assurer la navette aux candidats «extra muros», ainsi qu’aux encadreurs ne disposant pas de véhicule personnel.
Dans ce sillage, il convient d’indiquer qu’il a été procédé à la réquisition de 03 centres de correction (dont 02 à Tlemcen et 01 à Maghnia).

Par : Allal Bekkaï

Les 1.200 avocats inscrits barreau de Tlemcen, observent depuis dimanche dernier, un mouvement de grève à travers les 08 tribunaux que compte la wilaya, outre la Cour de Tlemcen.
Cet arrêt de travail a contraint les juridictions en question à ajourner sine die l’enrôlement des affaires.
Ce mardi, le tribunal de Remchi était pratiquement paralysé, alors qu’un rassemblement des avocats devait avoir lieu au niveau de la Cour de Tlemcen, sise à Imama (Mansourah), abritant en l’occurrence le siège du bâtonnat. «La pression exercée sur les avocats, la liberté de la défense et l’absence de greffiers dans les guichets réservés aux avocats, notamment dans les tribunaux de Ghazaouet, Ouled Mimoun et Sebdou», sont les principaux griefs exprimés dans ce cadre, selon l’Ordre des Avocats.
Les avocats déplorent dans ce sillage «les conditions difficiles dans lesquelles ils exercent leur mission au niveau du tribunal administratif, où la salle réservée aux affaires civiles est trop exiguë et dans laquelle il y est programmé parfois plus de 04 audiences au vu du nombre important de dossiers à traiter.»
Par ailleurs, les Robes Noires réclament «leurs dus non payés au titre de l’assistance judiciaire de certains justiciables.»
Concernant les procédures judiciaires, les grévistes dénoncent «les nouvelles dispositions qui les privent de leurs droits légitimes, de leur pourvoi en cassation dans les affaires pénales et d’avoir accès à tous les documents contenus dans les dossiers pénaux,» non sans souligner «les lenteurs dans la délivrance des actes et jugements, provoquant d’interminables attentes.»
A toutes ces revendications, le bâtonnat se dit «déterminé à boycotter toutes les audiences jusqu’à la satisfaction totale de leurs revendications.»
D’autre part, il convient de rappeler que le bâtonnier de l'Ordre des Avocats de Tlemcen, Me Tahar Reguig, avait interdit tout au début de l’année écoulée, aux juristes d'utiliser les réseaux sociaux, menaçant de suspension et de mesures correctionnelles ceux qui ne respectent pas sa décision, en signifiant qu’ «Il est strictement interdit à l'avocat d'utiliser son nom ou un pseudonyme sur les réseaux sociaux» et que «Tout commentaire en rapport avec les avocats ou le droit sur ces sites est interdit.»
Invoquant des motifs inhérents à la déontologie professionnelle, notamment l’obligation de réserve, le bâtonnier avait donné aux avocats un délai jusqu'au 05 février 2017 pour se plier à cette décision.
On ignore si tous les membres du barreau ont obtempéré à cet ultimatum et cédé à cet oukase d’un autre âge.

Par : M.A.S.

La Direction de wilaya de la Protection civile a reçu l’alerte incendie de la part d’un exploitant résident à Sidi-Khettab dans la wilaya de Relizane et ont dépêché les pompiers dans une ferme, abritant des matériaux de construction divers et de bottes de foin et du cheptel. Le feu a été maîtrisé et est éteint après avoir fait des dégâts matériels de 1.950 bottes de foin dévorées par les flammes. 
L’incendie s'est déclaré avant-hier, dans une ferme située dans la commune de Sidi Khettab, à 40 kilomètres du chef-lieu de Relizane.