jeudi, 19 juillet 2018

Par : Belmadani Hamza

Pas moins de 10.000 vaches laitières ont été récemment vaccinées à Oran, apprend-on d’une source de la Direction des Services Agricole (DSA). 
Cette opération intervient dans un contexte un peu délicat, avec les dizaines de cas de fièvre aphteuse enregistrés dans plusieurs wilayas du pays.
Surtout que cette période précédant la fête de l’Aïd El Adha, la santé du cheptel et le prix des moutons dominent les débats des Algériens. Au terme de cette campagne, la DSA a tenu à rassurer les Oranais, en confirmant qu’aucun cas n’a été décelé à travers la wilaya. 
Cette campagne vise à renforcer l'immunité du cheptel bovin de la wilaya, notamment les vaches laitières, les taureaux géniteurs et les génisses pour faire face à des éventuels cas de fièvre aphteuse. 
En effet, des prospections quasi quotidiennes sont organisées par les services vétérinaires à travers les étables et écuries des éleveurs, pour déceler les indices de cette maladie (fièvre aphteuse) extrêmement contagieuse qui touche les bovins, ovins, caprins et porcins, mais ne constitue en aucun cas une menace directe pour l’homme. 
Notons que le ministère de l'Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche a pris des mesures préventives strictes après l'enregistrement de 40 têtes bovines touchées par le virus de la fièvre aphteuse au niveau de certaines wilayas, a indiqué, lundi à Alger, le ministre de l'Agriculture, M. Abdelkader Bouazgui.
S'exprimant, en marge de l'Assemblée générale de la Chambre Nationale de l'Agriculture, le ministre a fait état de l'application des lois en vigueur en la matière pour freiner l’extension de ce virus vers d'autres régions. 
Il a fait savoir, à ce propos, que l'importation et la circulation de cet animal avaient été interdites, outre l'envoi de médecins vétérinaires aux wilayas concernées pour s'enquérir et suivre la situation. 
"Nous nous employons actuellement à contenir et traiter la situation en toute responsabilité", a ajouté le ministre.S'agissant des mesures préventives prises pour éviter le phénomène de putréfaction de la viande, le ministre a affirmé que le secteur ne saurait assurer l'éradication de ce phénomène, mais prendra toutes les mesures nécessaires, pour éviter aux citoyens des pertes durant cette fête religieuse. M. Bouazgui a relevé que son département avait initié des campagnes de sensibilisation à l'adresse des éleveurs, pour contrôler la qualité des aliments fournis au bétail, outre la mise de vétérinaires à la disposition des éleveurs et des vendeurs.
A une question concernant l'éventuelle importation de bétail pour l'Aïd, le ministre a rappelé qu'il n'était pas de coutume d'importer du bétail pour cette fête religieuse, la quantité disponible au niveau local étant suffisante pour pallier à la demande des citoyens. 
Il a ajouté, à ce titre, que les prix seront soumis aux règles du marché, exprimant son souhait les voir à la portée des citoyens. 
Pour ce qui est de l'organisation des marchés, le ministère a demandé aux walis d'affecter des marchés et des espaces au profit des vendeurs pour faciliter les opérations de contrôle, assurant que les services du ministère de l'Agriculture seront présents à travers la désignation de vétérinaires pour contrôler le bétail au niveau des marchés. 
Par ailleurs, dans le cadre, de la valorisation du secteur de transformation de la peau des moutons et des chèvres durant l’Aïd El Adha et la campagne nationale organisé par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités Locales et celui de l’Industrie et des Mines à travers 06 wilayas pilotes. 
Une réunion de coordination concernant le choix et l’aménagement des lieux d’abattage et la sensibilisation des citoyens sera organisée aujourd’hui au niveau du siège de la wilaya.

Par : Jalil M.

Le rendez-vous incontournable des cinéphiles arabes, le Festival International d’Oran du film arabe (FIOFA)sera de retour cette année à partir du 25 juillet pour sa 11ème édition. Un hommage sera rendu au défunt cinéaste algérien Farouk Beloufa, ainsi qu’à la comédienne égyptienne Chadia.
Farouk Beloufa, décédé d’une longue maladie en France, le 09 avril dernier, est l’auteur de "Nahla", un classique du 7ème art algérien et arabe, produit par la RTA en 1979.
"Nahla" raconte le destin d’un journaliste algérien, Larbi, pris dans la tourmente de la guerre civile au Liban. Tourné à Beyrouth, le film met également en valeur trois personnages féminins Maha, une journaliste libanaise, Hind, une militante palestinienne et Nahla, une chanteuse palestinienne, très prometteuse, qui permet sa voix lors, d’un concert déterminant pour sa carrière.
Les organisateurs du FIOFA ont également prévu un hommage à la comédienne égyptienne Chadia, de son vrai nom Fatima Kamel Chaker, (1931/2017), distribuée dans plus de 110 longs métrages et feuilletons télévisés comme elle a enregistré de nombreuses chansons.
Icône du 7ème art arabe, Chadia a marqué les cinéphiles avec son rôle dans le film "Maaboudatou el djamahir" dans lequel elle a donné la réplique au grand chanteur AbdelhalimHafedh.
Par ailleurs, pour cette onzième édition, 30 œuvres (10 longs métrages, 10 courts métrages et 10 documentaires) seront en compétition pour décrocher les différentes distinctions, dont le grand prix le "wihr d’Oran" (Lion d’Oran).
Selon des sources proches des organisateurs, l’Algérie sera en compétition avec deux longs métrages "Jusqu’à la fin des temps" de Yasmine Chouikh et "Nous n’étions pas des héros" de NasredineGuenifi, adapté du livre "le Camp" de Abdelhamid Benzine.
Officiellement, la liste des 30 films sélectionnés dans chacune des trois catégories, sera révélée le 18 juillet prochain, lors d’une conférence de presse qui sera animée par les responsables du FIOFA à leur tête Ibrahim Seddiki, le commissaire du Festival.
Parallèlement au volet compétition, les organisateurs ont prévu trois ateliers de formation dédiés à "la production du court métrage", au "scénario du film de fiction" et à "la conception des effets visuels".
Lors de la précédente édition, le film de l’Algérien Karim Mousaoui "En attendant les hirondelles" a remporté le grand prix du festival, rappelle-t-on.

Par : Zitouni Mustapha

Depuis plusieurs décennies, le béton à bien avancé à Oran comme ailleurs et étrangement, certaines parties se réveillent seulement maintenant, alors que d’autres somnolent encore, pour dénoncer les promotions immobilières anarchiques qui ont envahi le moindre mètre carré en ville.
Le plus étonnant reste sans conteste, le silence assourdissant de l’ordre des architectes et les urbanistes, qui n’ont à aucun moment en leur qualité de professionnels du secteur, daigné mettre un holà au massacre qui sévit depuis des années au cœur de la ville d’Oran.
Qui mieux que les architectes et les urbanistes pour interpeller les plus hautes autorités du pays, pour les alerter contre les agressions urbanistiques, poussant comme des champignons dans la moindre parcelle ? Pour bon nombre d’observateurs, le silence complice des « bâtisseurs», comme on les appelait avant, est aussi condamnable que les promoteurs qui se sont accaparés du foncier à Oran et sa wilaya. Le foncier et ses scandales, un des points noirs qu’aucune autorité n’a pu vaincre à ce jour.
Ce ne sont plus les professionnels qui en parlent, mais le simple citoyen qui le constate tous les jours et qui dénonce à sa manière cette course contre le béton, où l’on voit des promotions immobilières, surgir de la plus petite des surface, pour monter en hauteur, sans respect aucun, pour l’intimité des voisins, ni par respect des règles urbanistiques les plus élémentaires.
Des voix s’élèvent çà et là, pour dénoncer tardivement le massacre à ciel ouvert qui sévit à Oran, mais quelle crédibilité peut-on donner à ces dénonciations tardives, quand on sait pertinemment qu’il est impossible de démolir ce qui a été construit «peut-on démolir une tour de 16 étages déjà construite ?» Comme nous le dira un citoyen, « nous sommes devant une véritable situation de fait accompli,» nous précisera encore notre interlocuteur.
Inutile de citer les sites qui ont grandement contribué à la dégradation du cadre de vie au centre-ville d’Oran, bien que ces exemples soient légion, une tour reste à ce jour un symbole des scandales du foncier à Oran, c’est le fameux terrain de Karguentah, qui jadis abritait un célèbre marché connu à travers tout le territoire national, devenu par on ne sait quel tour de passe-passe, une tour géante en béton, dont les fondations avaient pour rappel été à l’origine d’une véritable catastrophe urbanistique, ébranlant les ovoïdes de la ville d’Oran, et depuis un danger se profile dans les sous-sols de la ville et les services de l’Hydraulique en connaissent, les dangereuses et irréversibles conséquences.

R.O

Les habitants de la cité Chérif Yahia à la daïra d’Es-Sénia sont sans eau, un cauchemar qui perdure depuis quelques semaines. Selon des riverains, le quartier de Chérif Yahia (200 logts) compte aujourd’hui plus de 2.000 habitations connaît des perturbations dans l’alimentation en eau potable. Les habitants se plaignaient déjà du débit très faible de l’eau distribuée, le temps de quelques heures avant qu’elle ne soit coupée à nouveau. Un scénario qui leur rappelle la période des pénuries d’eau qu’ils ont connue il y a des années de cela. Nous avons essayé d’appeler le service client de la Société de l’Eau et de l’Assainissement (SEOR) pour avoir plus d’informations, mais nos appels sont restés sans réponse. Une habitante du quartier, nous dira : «J’ai appelé le service client et la dame à l’autre bout du fil m’a juste dit qu’il s’agit de perturbations, sans plus de détails. C’est quoi ces perturbations, alors qu’il n’y a pas de travaux en cours ?! On aimerait bien savoir quand cela va finir ces perturbations ? » S’interroge cette mère de famille.
D’autres habitants ont affiché leur colère contre la SEOR, notamment les propriétaires de commerces tels les cafés, les fast-foods et les boucheries qui ont besoin d’eau pour garantir l’hygiène de leurs produits et assurer un service de qualité à leurs clients. Selon ces mêmes habitants, l’eau est plus qu’indispensable avec cette chaleur: pour laver et se laver, pour boire, pour garantir une hygiène de tous les aliments comestibles et éviter ainsi des cas d’intoxication.
La wilaya d’Oran a bénéficié du grand projet lancé par l’Etat algérien, afin de pouvoir assurer la sécurité en eau potable de la population et garantir une alimentation 24h/24 en eau potable.
Certes, le projet a été mené jusqu’au bout, mais faut-il se contenter de réaliser un projet et de le laisser à l’abandon ?
Le grand défi, reste celui de maintenir ces acquis et d’assurer la pérennité d’un service de qualité.

Par : Z.M.

La Kalantika, un plat au savoir-faire typiquement oranais, né du temps de la conquête espagnole et resté depuis jalousement gardé par les artisans de la ville. Depuis cette époque à nos jours, ce plat judicieux bourratif mais copieux, n’a pas eu la place officielle qui lui est due.
Afin de réparer une omission, une proposition émanant de la Chambre de l’Artisanat et des Métiers d’Oran, s’attelle à faire reconnaitre ce plat aux ingrédients particuliers, comme métier artisanal à part entière et l’intégrer au mets traditionnels qui font la richesse de notre patrimoine national.
Une initiative longtemps attendue par les Oranais et qui vient à point pour reconnaître un savoir qui n’existe nulle part ailleurs, l’on s’attend à ce que la kalantika fasse son entrée dans les menus traditionnels.
La particularité du «Karan», mot aussi typiquement local, n’est pas à classer dans les mets d’une catégorie sociale précise pour le qualifier du plat du pauvre, bien au contraire, à Oran, tous ont cette passion pour un plat de Karantika, qu’il soit riche ou moins aisé, le secret de ce plat est bien là, il se partage et crée cette convivialité unique que savent apporter les gens d’Oran.
Alors oui, disent les Oranais, la Kalantika doit faire son entrée dans les mets traditionnels et faire partie intégrante de notre patrimoine national et local.
Au-delà du plat en lui-même, toute une histoire est véhiculée à travers cette tranche servie chaude et accompagnée d’une «hrissa» bien piquante avec une pincée de cumin qui laisse un gout particulier dans la bouche.
A Oran, d’un quartier à un autre, chacun a son propre préparateur et chacun s’enorgueillie d’avoir réussi le meilleur plat de Karan, que vous alliez manger en ville nouvelle, chez Chergui ou chez Aibott, soyez certains, que vous reviendrez et tous nos concitoyens qui vivent dans des pays à l’étranger, vous diront que ce qui leur manque le plus pour leur rappeler la ville d’Oran, c’est bien une bouchée de Kalantika qu’ils goûteront aux premières heures de leur arrivée sur le sol natal.