jeudi, 19 juillet 2018

Par : Jalil M

Constatant que la ville d’Oran s’ouvre de plus en plus sur le bassin méditerranéen, des artistes oranais ont déploré le fait que l’infrastructure symbole du secteur soit restée l’otage de procédures administratives qui ont fait que les travaux de restauration de l’ex-maison du Colon demeurent allongés d’année en année. Ces artistes sollicitent l’intervention du wali d’Oran, afin de débloquer la situation, afin qu’ils puissent bénéficier de ce joyau architectural. Certains ont même appelé à observer un sit-in symbolique devant le Palais « Zeddour Brahim».
Cette mythique infrastructure de Karguentah n’a toujours pas été livrée et le projet de lifting s’éternise encore plus. Pourtant, après la fin des travaux de confortement du Palais de la Culture en 2017, tout portait à croire que le bout du tunnel est proche, mais voilà que cette date est une nouvelle fois ajournée, au grand dam des Oranais et des artistes de la wilaya en particulier. Cet édifice pouvait servir à relancer la «vie culturelle » dans une ville devenue l’attraction des cinéphiles arabes, grâce à son festival, qui est d’ailleurs l’unique du genre, ne mettant en compétition que les œuvres artistiques arabes. Côté touristique, son emplacement en plein cœur du centre-ville, dans un carrefour très emprunté, aidera à faire la promotion d’une ville qui se modernise, sans pour autant négliger son passé. Il faut dire que certaines infrastructures qui ont été ressuscitées, à l’instar de l’ex-Prisunic et l’actuel Musée d’Art Moderne (MAMO) qui renaît de ces cendres après 02 décennies d’abandon, ont donné un nouveau souffle au secteur de la Culture à El Bahia, d’où le souhait des artistes oranais devoir leur Palais de Culture rouvert, pour consolider les efforts fournis par le Théâtre « Abdelkader Alloula» et les salles de cinéma Le Maghreb et Es-Saâda entre autres.
Lancés en 2009, les travaux du palais baptisé « Zeddour Brahim » ont connu plusieurs entraves, qui ont fait que les 04 mois annoncés à l’époque, pour la réception du projet, se sont allongés à…08 longues années. Un triste sort pour ce joyau, datant de l’ère coloniale. L’opération de réhabilitation qui a coûté une dizaine de milliards porte sur la rénovation des différentes parties du bâtiment, notamment les salles de conférence et d’exposition, la bibliothèque, la cafétéria et les ateliers d’activités culturelles et d’informatique entre autres.
De nombreuses modifications ont été introduites sur cet espace culturel, notamment l’agrandissement de la salle des lectures et sa transformation en véritable bibliothèque, ainsi que la création de galeries d’exposition. La grande salle des actes a été également touchée par cette opération redimensionnée pour accueillir 620 personnes. L’opération vise aussi à doter d’une nouvelle salle en 3ème étage, pour accueillir 200 places qui sera réservée à des manifestations culturelles ordinaires. Le programme de rénovation de l’ex-Maison du Colon, dont la construction remonte aux années 1920 et qui faisait fonction de Maison de l’Agriculture reconvertie en Palais de la Culture à partir de 1990.

Par : Zitouni Mustapha

A chaque annonce du Festival international d’Oran du Film Arabe (FIOFA), prévu cette année le 26 de ce mois de juillet en cours, une frustration s’empare de ceux qu’on qualifiait de cinéphiles, c’est-à-dire ces amoureux du cinéma et du grand écran avec ses échos, ses décoration feutrées et un son que l’on ne ressent nulle part ailleurs que dans une salle de cinéma. Certes, organiser un Festival International du Film Arabe à Oran, reste une bonne chose, mais comment peut-on éviter de faire un lien, entre un festival dédié aux films, alors que toutes les salles de cinéma sont fermées ou détournées de leur vocation principale ?
A titre de rappel, on se réfèrera aux déclarations de l’actuel ministre de la Culture Azzeddine Mihoubi en visite à Oran en 2015, à l’occasion des préparatifs du Festival du Film Arabe d’Oran, une déclaration en particulier avait suscité l’attention des présents, lorsque le ministre reviendra sur le fait que : «que sur les 400 salles de cinéma que compte l'Algérie, 95 % sont fermées et non exploitées ! » Sachant que sur les 05% restants, seule la Capitale bénéficie de salles de cinéma ouvertes et en exploitation.
Si à Oran, l’activité a repris le dessus par le Théâtre Régional en grande partie, grâce a son directeur Mourad Senouci qui a su redonner un second souffle, en ouvrant les portes de cette institution à l’architecture inégalable, ce n’est guère le cas des salles de cinéma tombées dans la décrépitude.
Et pourtant, la ville d’Oran était connue pour ses très nombreuses salles de quartier qui faisaient la joie des petits et grands cinéphiles avec un grand choix de films et de distribution d’acteurs que l’on se remémore jusqu’au jour d‘aujourd’hui. Actuellement, une seule salle « El Murdjajo », connaît une activité de diffusion de films récents, et ce, grâce à un particulier qui a su et pu faire revenir cette nouvelle génération devant le grand écran, en projetant les derniers films au box-office.
Le Festival International d’Oran du Film Arabe a permis toutefois, la réfection et la modernisation de trois salles de cinéma ("Maghreb", "Saada" et la cinémathèque d’Oran), mais est-ce-suffisant ?
En coulisses, certaines indiscrétions relient la fermeture des salles de cinéma et leur état de dégradation et d’abandon à une guerre que se livrent à ce jour, ministère de la Culture, l’Office National de la Culture et de l’Information (ONCI), et à degrés moindre l’ARC, Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel, l’APC d’Oran autant que la Direction de la Culture d’Oran, n’ayant aucun poids, ni avis à donner concernant la réouverture des salles de cinéma à Oran.
Pour les nostalgiques, il est utile de rappeler que durant les années 70 et 80, les salles de cinéma étaient la fierté de toute une ville, de toute une jeunesse. Chaque semaine, il y avait du nouveau. Toujours un film à succès au programme. En 1962, on ne comptait pas moins de 52 salles de cinéma à Oran, aujourd'hui, leur nombre ne dépasse pas les doigts d'une seule main. La majeure partie des salles de cinéma de la ville d'Oran croupit sous des tas d'ordures. Le Rex, à l'avenue de Tlemcen, est à jamais irrécupérable. La salle Marhaba (ex-Escurial) fait pitié à voir, tant son hall est jonché d'ordures. A la rue Mostaganem, la salle de cinéma le Tivoli a été rasée en 2011, avant de se transformer en antenne administrative. En plein centre-ville, la salle Georges V, tombe en ruines. Une grande partie de ces salles qui ont été cédées en concession par l'APC d'Oran, ont été carrément détournées de leur vocations initiales. Cependant, il y a lieu de saluer l'initiative des responsables de la salle Murdjadjo qui ont réussi à réhabiliter l'une des plus belles salles d'Oran. Un exemple à suivre en ces temps de vaches maigres, où le cinéma n'est présent que l'espace d'un festival.

Par : Belmadani Hamza

En présence de l'ambassadeur d'Egypte en Algérie, M.Amr Abou Eich. Le premier vol direct entre Oran-Sharm El Sheikh à partir de l'aéroport d'Es Sénia Ahmed Ben Bella a été inauguré jeudi dernier. 04 vols sont enregistrés pour cette saison estivale à partir d'Oran et sont assurés par les 02 compagnies Air Algérie et Égypte Air.
Cette nouvelle destination à partir d'Oran a atteint le taux de remplissage à 90%, les vols sont programmés pour les 21 et 30 juillet et le 08 août. Pour rappel, récemment la compagnie aérienne nationale Tassili Airlines (TAL) a lancé une nouvelle ligne, reliant Oran à Strasbourg (France), en desserte estivale assurée jusqu’au 06 septembre prochain. Cette desserte estivale sera programmée à raison d’un vol hebdomadaire, et ce, chaque jeudi, avec possibilité de pérennisation pour en faire un vol régulier, s’ajoutant aux lignes Alger-Strasbourg et Constantine-Strasbourg. À bord de l'appareil, le PDG de TAL, Belhacem Harchaoui et des ressortissants algériens établis en France étaient parmi les voyageurs du premier vol.
La billetterie de la compagnie a été inaugurée durant la même journée au niveau du hall public de l'aéroport international d'Oran «Ahmed Ben Bella». Notons que la ligne reliant Oran et Strasbourg est la 2eme à être inaugurée ces dernières semaines, après celle de Toulon à Oran qui a été effectuée par la compagnie ASL Airlines France a annoncé l’établissement de gestion de services aéroportuaires d’Oran (EGSA).
Notons que la compagnie française a mis en place une offre tarifaire flexible, pour s’adapter au plus juste aux besoins de déplacements de tous ses clients en fonction du type de voyage : famille, tourisme ou affaires. Vols en aller simple, en aller-retour, avec ou sans bagages, modifiables ou non, remboursables ou non, les différentes options disponibles peuvent se combiner entre elles, et offrent la possibilité sur un aller-retour de réserver un trajet dans une classe tarifaire et l’autre trajet dans une classe tarifaire différente. Les tarifs, comprenant toutes les taxes, un service de repas (sur les lignes vers l’Algérie) et de boissons, un bagage en cabine de 08 kg, un système de divertissement à bord sont proposés à partir de 71 € sur Toulon-Oran. Les réservations ont été ouvertes sur www.aslairlines.fr. L’enregistrement en ligne, avec la possibilité de choisir son siège gratuitement, est également accessible sur le site de la compagnie.

Par : Belmadani Hamza

Les projets de promotion immobilière se multiplient comme des champignons à Oran, il ne se passe pas une semaine sans que les travaux de nouveaux chantiers soient lancés même au cœur des quartiers populaires, ou des villas sont démolies pour laisser place à des tours de promotion de plus de 10 étages.
Cette fois- ci ce sont les des habitants de la cité Akid Lotfi qui s’opposent à la réalisation d’un nouveau projet de promotion immobilière, non loin de la polyclinique de la cité, Yahyaoui Lahouari président de l’association Moussalaha a expliqué que «ce terrain été convoité depuis deux ans, un promoteur a voulu réaliser un projet de promotion immobilière, alors que le terrain est destiné a la réalisation des équipements, où il existe une polyclinique, une salle de remise en forme, le nouveau siège de la Direction des Affaires Religieuses, et le centre culturel islamique, un terrain de 1800 m2 est resté.»
Notre interlocuteur ajoute : «que ce terrain a été affectéà ce promoteur, mais les habitants se sont opposés et ont envoyé une lettre à l’ancien wali Abdelghani Zaalane, et par la suite ce terrain est resté abandonné.»
Par ailleurs, il y a eu du nouveau ces derniers jours : «le promoteur est revenu il y a une semaine et à effectué des travaux de creusage et a mis une clôture et a pénétré une partie du terrain du siège de la Direction des Affaires Religieuses.
Avec un permis de construire qui date de 2016,» dira Yahyaoui, Qui affirme également que les services de la commune d’Oran ont réagi pour démolir la clôture. Yahyaoui a lancé un cri de détresse aux services concernés à leur tête le wali d’Oran, pour protéger ce terrain pour qu’il puisse abriter un équipement pour l’intérêt des habitants de la citéAkid Lotfi.

Par : B.M.H

Pas moins de 08 élus de l’Assemblée Populaire de Sidi Ben Yebka ont annoncé «un blocage de l’assemblée » dans une lettre envoyée au ministre de l’Intérieur et des Collectivités Locales. Selon les signataires, dont des élus du FLN, RND et le Front El Moustakbal. Cette situation est due « à des décisions unilatérales prises par le maire sans passer par les membres de l’Assemblée et le non-respect des lois en vigueur,» peut-on lire dans cette lettre. Les signataires ont fait état également «d’abus de pouvoir et la non- application des décisions de la tutelle, concernant le retour des travailleurs à leurs poste d’origine, ainsi que la négligence de l’environnement et la santé publique, » concluent les signataires dans leur lettre.
Ces derniers demandent l’intervention du ministre Noureddine Bedoui et du wali d’Oran Mouloud Chérifi, selon la loi en vigueur. Le ministre de tutelle avait indiqué que plusieurs cas similaires sont enregistrés à travers le pays.Les dispositions du Code communal ont permis de réduire le nombre des situations de blocage dans l'installation des présidents d'APC, précisantque dans des cas enregistrés, un administrateur a été désigné pour la commune en attendant le déblocage.