jeudi, 19 juillet 2018

Par : Jalil M.

Inauguré l’année dernière, le complexe industriel de raffinage de sucre, investissement du groupe Berrahal, implanté dans la zone d’activités de Tafraoui, a annoncé déjà la couleur, en commercialisant son produit.
L’ambition de l’investisseur mascaréen ne s’est pas arrêtée en un si bon chemin, puisque il a entamé l’exportation de sa marchandise vers la Turquie apprend-on de sources concordantes. Quelques mois seulement après sa mise en service totale, l’usine s’est ouvert sur le monde, à travers un produit du cru, qui est désormais à la conquête des marchés mondiaux.
Nos sources indiquent que d’autres marchés, notamment au niveau du continent africain, seraient dans le viseur. Décidément, après le ciment, l’Algérie est en train de réussir le bon coup, en mettant l’autosuffisance en sucre en ligne de mire.
Une rude concurrence a été lancée, rappelons-le, sur le marché local, avec l’autre marque rivale, cela est constaté sur les étals des magasins d’alimentation de la ville, où les rayons sont désormais divisés entre les 02 produits.
Une concurrence qui en plus de son aspect économique, fait le bonheur des clients qui ont plus de choix, même si le prix est pratiquement le même.
D’une capacité de raffinage de 700.000 tonnes/an et d’un coût de 12 milliards de dinars, et de 400 tonnes par jour, ce complexe dénommé la Grande Raffinerie Oranaise de Sucre a sensiblement amélioré la commercialisation de ce produit, en attendant de faire baisser ses prix.
Lors de l’inauguration, l’ex-Premier ministre Abdelmalek Sellal avait souligné la possibilité d’exporter le sucre, en rappelant que les besoins du pays varient entre 1,6 et 02 millions de tonnes par an, alors que la production nationale atteindra les 2,5 millions de tonnes avec celle de ce nouveau complexe.

Par : Belmadani Hamza

Le projet de 1.000 logements sociaux en cours de réalisation à Benfreha devra être réceptionné en décembre prochain, a-t-on appris hier, en marge d’une visite du wali effectuée sur place.
Le wali a appelé à la réalisation d’équipement d’accompagnement à ce projet pour offrir un bon cadre de vie aux habitants, à l’instar d’un groupement scolaire, pour ne pas créer des problèmes au maire.
Notons que le wali s’est rendu également, lors de sa visite au parc communal de la commune de Benferha, où il a inspecté de près les conditions de travail des agents communaux.
En marge de sa visite, Mouloud Cherifi a insisté pour que la distribution de logements doit être faite dans la transparence totale : «aucun petit dépassement ne sera toléré,» dira le wali.
Il a dans ce cadre, appelé le maire de Hessiane Touale à accélérer l’étude des dossiers pour la distribution d’un quota du projet de 250 logements sociaux en cours de réalisation dans la commune.
En effet, 150 logements de ce projet ont été finalisés et sont en attente de travaux de VRD, 50 autres n’ont pas encore démarré et 50 autres enregistrent un taux d’avancement appréciable.
Un autre projet est en cours de réalisation dans la commune, il s’agit du projet 160 logements, dont 110 sont prévus pour la distribution pour le mois prochain, selon les explications du directeur de l’OPGI d’Oran.

Par : Zitouni Mustapha

Ingratitude, manque de considération et marginalisation, est-ce cela le retour que nous devons à nos retraités ? Ceux-là même, qui ont travaillé durant toute une vie, pour aspirer un jour à une bonne et paisible retraite, qui au-delà, des calculs financiers comprend aussi, de la reconnaissance de toute la société et la nation pour le devoir accompli. 
Actifs durant leur vie professionnelle, le passage à la retraite est l’un des plus grands changements et bouleversements de la vie ; il implique une réorganisation de vie mais aussi, une réorganisation mentale, c’est à dire un changement dans sa façon de penser, de concevoir la vie et l’avenir, nos retraités, sont-ils accompagnés pour les préparer à passer ce cap que de nombreux psychologues qualifient de difficile ? 
Si certains de nos retraités arrivent à trouver un travail par habitude pour l’occupation, ou pour améliorer un pouvoir d’achat déjà érodé, notamment pour ceux qui perçoivent une faible pension de retraite, d’autres par contre, se retrouvent du jour au lendemain, c’est-à-dire après avoir fini les procédures administratives pour accéder au statut de retraités, abandonnés à eux-mêmes, sans accompagnement psychologique, ni orientation spécifique. 
Quelques-uns de nos retraités à Oran qui suivent de très près l’actualité nous en parlent, parfois amèrement, d’autres par contre avec sagesse et une grande foi, se soumettent à Dieu. 
Ammi Mohamed, dira pour sa part : «je touche moins de 8.800 dinars, car je n'ai pu faire valider que quelques années de travail auprès de la CNR, puisque mes anciens employeurs n’avaient pas déclaré à la CNAS le nombre réel de mes années de service. Cette pension est dérisoire et je suis contraint de travailler dans une café pour percevoir 12.000 dinars supplémentaires, en accomplissant 08 heures par jour.» 
Un ancien fonctionnaire de l’APC, perçoit 24.500 dinars, alors qu'une ancienne femme de ménage dans une institution publique, touche elle, 23.000 dinars. En revanche, d'anciens cadres moyens et fonctionnaires touchent plus de 50.000 dinars par mois et il est assez difficile de relever cette disparité qui pénalise ceux qui occupaient des postes subalternes et pénibles en l'occurrence des manœuvres, artisans, gardiens, et autres.
Auprès des retraités que nous avons approchés au centre-ville d’Oran, une bonne partie, perçoit une maigre pension de retraite, et chacun tente au mieux de partager ses revenus mensuels selon ses propres charges familiales et tentent de ne pas trop penser aux difficultés de la vie, et pour cela, nos retraités ont trouvé la bonne thérapie, se retrouver chaque matin après les courses quotidiennes, avec leurs congénères pour passer le temps, refaire l’actualité des journaux, ou simplement passer un bon moment entre amis. 
Une chose est sûre, la manière de concevoir la retraite a bien évolué au cours des années, du moins dans d’autres pays, pour nous, la réflexion est tout autre et peu de sociologues et psychologues ont tenté d’approfondir leurs travaux et les rendre pratiques pour cette frange de la société qui a trimé toute sa vie et qui au final, aura mérité une reconnaissance de la société et de la nation qui malheureusement ne semble pas être à la hauteur des attentes de nos aînés. 
Par ailleurs, du côté des politiques, le souci premier du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale, il explique que pour cette année 2018, il y aura 05% de revalorisation pour les pensions de moins de 20.000 DA, 2,5% pour les pensions de 20.000 à 40.000 DA, 1,5% pour les pensions de 40.000 à 60.000 DA, l’enveloppe financière de cette revalorisation est de l’ordre de 22 milliards DA, une décision prise selon le ministre dans le but de conforter le pouvoir d’achat des retraités. Mais la préoccupation de nos autorités est aussi ailleurs. Et pour cause. Les déclarations inquiétantes avaient fait état de difficultés de la Caisse Nationale de Retraites à assurer la pension de nos retraités, mais de quoi seraient donc coupables nos retraités, ont-ils besoins de connaître quel est le taux à prélever des taxes du pétrole pour qu’au 22 du mois, ils puissent percevoir et c’est un acquis social précieux, leur retraite sans se soucier du comment et du pourquoi.

L'absence d'agents de nettoiement et d'entretien extérieurs, notamment ceux des espaces verts, dans les cités de l'Agence d'Amélioration et de Développement du Logement (AADL) à Oran, est un problème qui irrite les habitants, qui expriment leur incompréhension de ne pas bénéficier de services, dont ils payent pourtant les charges.
Les habitants de ces cités, notamment les premiers bénéficiaires du programme 2001/2002, à l'instar du site de l'USTO, à proximité de l'Université des Sciences et de la Technologie "Mohamed Boudiaf" (USTO MB), ont demandé maintes fois, la "mise en place d’agents de nettoiement chargés de l'aménagement et de l'entretien des espaces verts et autres".
Certains de ces habitants rencontrés par l'APS, ont déploré la "détérioration" de cette cité, en raison de l'absence de femmes de ménage et d'agents chargés de l'entretien et de l'aménagement des espaces verts.
Ils ont indiqué que "les femmes de ménage ne viennent à la cité qu'une à deux fois par mois, même si les habitants de la cité payent ce service", reprochant le fait que "seuls les 02 premiers étages des immeubles de 16 étages sont nettoyés".
D'autre part, l'absence totale des agents chargés de l'aménagement des espaces verts a conduit à la détérioration de l'environnement et des plantes, ont-ils encore déclaré.
S'agissant des pannes d'ascenseurs, elles sont devenues un souci permanent, rythmant le quotidien des habitants des cités AADL, particulièrement pour les premiers bénéficiaires du programme 2001/2002, qui ne cessent de faire part de leur amertume face à ce problème récurrent.
Les nombreuses demandes de réparation des ascenseurs déposées au niveau de l'agence AADL d'Oran n'ont pas eu de suite, pourtant les habitants sont appelés à se soumettre aux charges "unifiées" à toutes les cités AADL.
Livrés à eux-mêmes, ils sont parfois obligés de prendre en charge ce problème, en cherchant des entreprises spécialisées dans la réparation des ascenseurs, afin d'avoir des devis pour décider s'il est dans leur capacité d'entreprendre les réparations et réunir l'argent nécessaire pour couvrir les frais de réparation.
Des habitants de la cité ont déclaré avoir eu recours à des opérations de solidarité (cotisation de 6.000 et 7.000 dinars par foyer) après avoir attendu en vain, pour ne pas avoir à emprunter les escaliers, notamment pour les habitants des étages supérieurs. 
Nouvelles cités AADL, dans l'attente de raccordement au réseau de gaz 
Par ailleurs, d'autres cités AADL, à l'instar de la nouvelle cité des 2.700 logements location-vente d'Aïn El-Beida, relevant de la commune d'Es-Sénia, dont une partie des logements a été distribuée le mois de mars dernier, souffrent encore du problème du non- raccordement des logements au réseau de gaz naturel.
Ce problème est en cours de résolution par les services de la Sonelgaz, selon des habitants de la cité en question, qui relèvent aussi l'absence totale des agents de nettoiement et d'entretien des espaces verts.
Il est à signaler que l'agence AADL d'Oran gère un parc de quelque 9.900 logements du programme 2001/2002 et celui de 2003 répartis, selon la directrice de wilaya du Logement, Djebri Faïrouz, à travers différents quartiers, à savoir la "pépinière " (1.377 logements) et l'USTO (1.063 et 937 logements), ainsi qu'au niveau de 02 sites de Bir El-Djir (1.096 et 427 logements). 
Il s'agit également des sites 1et 2 comprenant 5.000 logements dans la daïra d'Es-Senia et les sites 3 et 4 comprenant 2.700 logements à Aïn El Beida.
L'APS a tenté de contacter la Direction Régionale de l'AADL d'Oran concernant les préoccupations de ces habitants, mais aucune suite n'a été donnée à ses requêtes.
Les habitants des cités AADL, et tout particulièrement ceux du programme 2001/2002, espèrent en attendant une amélioration dans la gestion de ces cités, dans un avenir proche, afin de donner une meilleure image de ces quartiers, "stopper leur détérioration ", et améliorer ainsi leur cadre de vie.

Par : Jalil M.

Annoncée à la fin du mois de juin dernier, la date de réouverture des mythiques Arènes d’Oran (communément appelées Toro) a été au bout du compte ajournée. Les Oranais notamment la nouvelle génération devront attendre encore pour voir ce joyau accessible. Situées à Eckmühl, Les Arènes, un joyau architectural réalisé au début du XXe siècle, sont restées fermées au public pendant des décennies. Ce site historique unique en Algérie était dédié à l’origine à l’accueil de courses de taureaux, l’influence culturelle hispanique étant vivace dans l’Ouest du pays. D’un diamètre de 210 mètres, d’une superficie de près de 5.000 m2, elles peuvent accueillir 10.000 spectateurs.
Ces Arènes, qui ont fait l’objet de travaux de restauration et de réhabilitation qui ont duré 09 ans, devaient être rouvertes au grand public au mois de juin dernier. La gestion de cette infrastructure qui sera reconvertie en un espace culturel, a été accordée à l’entreprise qui gère le parc d’attraction d’El Hamri, et son directeur Abderrahmane Belabbès, Les différentes Directions de la wilaya d’Oran (Culture, Education, Sports, Action Sociale, Office National de Gestion et d’Exploitation des Biens Culturels Protégés…) sont mises à contribution pour élaborer le programme d’activités et de manifestations qu’accueillera ce site. Les Arènes d’Oran ont été le théâtre de plusieurs spectacles de tauromachie à l’époque coloniale, animés par des matadors célèbres. Elles ont accueilli de nombreuses manifestations culturelles, artistiques et sportives. Jusqu’à sa fermeture en 2009 en raison des travaux de réhabilitation, ce site abritait les bureaux administratifs de l’Office Communal des Sports, d’associations sportives et servait de dépôt pour les Douanes. Les Arènes d’Oran abriteront certainement surtout des manifestations sportives, car la proximité de la mosquée Emir-Khaled risque de desservir leur vocation culturelle. Un programme grandiose est prévu pour l’inauguration des arènes dans leur nouvelle vocation culturelle, annonce-t-on. Reste à confirmer la date exacte de cette cérémonie. Tout comme le Palais de la Culture, les arènes d’Oran auront un impact positif sur le tourisme et la culture oranais, d’où l’intérêt de se rattraper et ouvrir les arènes aux visiteurs et aux nombreux touristes et Pieds noirs qui n’hésiteront pas à se souvenir des moments passés à Oran et les spectacles de la Corrida qui faisaient les beaux jours de la ville.