jeudi, 19 juillet 2018

Par : Hafida B.

Considérée comme une cité modèle en matière de collecte et de tri des déchets ménagers, la résidence El Ryad cache une autre facette hideuse mais aussi, bafouant l’engagement pris par les gestionnaires de cette résidence avec le R20 MED. En fait, une convention de partenariat a été signée entre la Direction de la société de gestion immobilière de la résidence El Ryad « GERYAD » et le R20 MED en date du 06 février 2016. La convention porte sur le développement d’actions pour la réussite de l’opération de tri sélectif des déchets ménagers, initiée tout bonnement par le réfractaire GERYAD.
Dans le cadre de cette convention, une formation du personnel polyvalent d’entretien a été organisée au sein de la résidence, en collaboration avec l’équipe du R20 MED.
Cependant, ces mêmes agents formés pour le tri sélectif ont eu pour orientation de transporter les déchets ménagers que les résidents ont pris le soin de trier, vers la décharge sauvage de la cité. Une décharge qui se trouve dans la partie encore en chantier, non loin des immeubles. Dans cette décharge, nous avons découvert du pain, des cartons, des bouteilles en plastique et en verre et autres déchets. Nous avons appris sur place que : «les déchets, que les agents de nettoiement de la commune n’évacuent pas, car leurs camions n’étant pas équipés pour, sont évacués par les agents de nettoiement de GERYAD vers la décharge de la cité.»
Chaque jour après le passage des éboueurs de la commune de Bir El Djir, le tracteur de GERYAD passe par les locaux à ordures dont dispose chaque ilot, pour que les ordures restantes censées avoir été triées pour aller en recyclage, puisque telle est la finalité de cette opération sont jetées au niveau de la décharge sauvage pour être ensuite remblayées.
Et pourtant, la directrice de GERYAD avait déclaré que : « sa fierté est le tri sélectif qui a atteint un taux de réussite au niveau de la résidence, allant de 60% à 70%..»
Oui, le tri sélectif est réussi grâce au civisme des résidents qui mettent chaque type d’ordures dans le bac qui lui est réservé, les déchets organiques dans leur bac, le plastique dans un autre, idem pour les cartons les restes de pain et même les bouteilles et déchets de verre, de même pout l’huile usagée. Et dire que GERYAD se permet de noter les résidents sur le tri sélectif. GERYAD se donne le droit de juger chaque îlot, en disant que celui-là est bon, celui-ci moins bon et l’autre est mauvais, en le mettant dans une case rouge. Or, en constatant que GERYAD a cassé la chaîne du tri sélectif, en remblayant les ordures ménagères collectées par ses agents, porte atteinte ainsi à l’environnement.
Les résidents qui se plaignent de l’invasion des moustiques, peuvent maintenant se permettent de noter à leur tour cette société de gestion immobilière.
Les services de la wilaya qui se sont lancés dans la lutte contre la prolifération des décharges sauvages devront faire un tour à la résidence El Ryad, il s’agit d’une atteinte à l’environnement et du bien-être des citoyens.

R.O

A l’ère, où l’on vit actuellement, la cause environnementale est devenue une priorité, elle est prise au sérieux dans divers pays du monde. A travers Oran, la wilaya pilote, l’Algérie à rejoint, un peu tardivement, la course des pays soucieux de la valorisation de leurs déchets. Mais où en est aujourd’hui l’Algérie avec le tri sélectif ?
Pour les spécialistes dans le domaine, le parcours pour une meilleure valorisation des déchets en Algérie est long, il y a encore du chemin à parcourir pour l’optimisation des déchets et l’instauration de la culture du tri sélectif au sein de la population. Certes, des projets visant à préserver l’environnement sous tous ses aspects sont en cours, mais faut-il encore miser que sur ces derniers, s’il n’y a pas l’implication de la part de tous les citoyens, ainsi que de tous les acteurs locaux (les Directions de l’Environnement, Assemblées Populaires Communales, comités de quartier ou associations, ainsi que les entreprises de collecte et de récupération) ?
Economiquement parlant, la récupération et la valorisation des déchets, après avoir longtemps été un aspect purement environnemental, sont devenues des activités économiques très rentables sur le plan financier, dont le marché est très prometteur en Algérie, malheureusement, ce processus peine à se développer au niveau local. Le tri sélectif reste assez confiné et les décharges sauvages pullulent un peu partout, à l’intérieur même des villes. La création de l’Agence Nationale des Déchets (AND) en 2002, reste un pas positif, qui entre dans le cadre des efforts, visant à protéger l’environnement et la santé publique. Placée sous la tutelle du ministère de l’Environnement et des Energies Renouvelable, l’AND est chargée d’informer et de vulgariser les techniques de tri, de collecte, de transport, de traitement, de valorisation et d’élimination des déchets.
Des cas plus concrets ont pu être observés à travers des actions au niveau des wilayas pilotes, à Oran en particulier, et dans divers segments de l’économie verte, avec la création de plusieurs centres de tris à l’instar du centre de tri d’El Hamri (Epic CET Oran).
Par ailleurs, la wilaya d’Oran envisage d’accueillir et dans le cadre d’un partenariat franco-algérien, la plus grande station de tri et de recyclage des déchets ménagers. Ces derniers seront transformés en engrais biologique destinés à l’exportation à long terme. Ce nouveau centre de tri, dont la durée des travaux a été estimée à 18 mois, aura la capacité de traiter quotidiennement 240 tonnes de déchets ménagers. Ce qui va permettre à la wilaya d’Oran de se débarrasser de 1.600 tonnes de déchets produits quotidiennement.
D’autre part, l’installation du pôle pour la Méditerranée (R20 MED) en 2013 à Oran, dans le cadre d’un accord de partenariat entre le gouvernement algérien représenté par le ministère chargé de l’Environnement et l’ONG « R20 », reste un acquis pour la wilaya d’Oran en matière de protection de l’environnement, mais aussi en matière d’instauration de la culture du tri sélectif. Cette dernière figure parmi les actions phares concrétisées par cette organisation, qui vise à mettre en œuvre, la création d’une unité pilote de production de compost, et la mise en place d’un Pôle de promotion de l’éco-construction, en plus du tri sélectif à la source des déchets ménagers. Mais sur le terrain, beaucoup reste à faire, pour que ce projet soit une parfaite réussite pour nos responsables, qui veulent rattraper le retard et se ressaisir après les nombreux couacs commis.

Par : I.Lyes

Malgré la grande opération d’envergure de relogement effectuée en 2015, par laquelle plus de 1.200 familles ont été relogées dans diverses nouvelles cités et leurs anciennes habitations menaçant ruines ont été complètement rasées, le phénomène de la construction illicite ne cesse de prendre de l’ampleur, devant le laxisme et le mutisme des autorités locales. 
En effet, en sus de la vétusté de la majorité des constructions bâties durantl’ère coloniale, des nouveaux «ghettos» érigés, après avoir détruit tout un massif boisé, à l’image des bidonvilles de Hai Gourine (06 km du chef- lieu de la commune), de haï «Mozambique», en pleine forêt de la cité Zabana, surplombant la ville et du littoral de Cap Carbon, situé à 09 km de la ville, tel que le bidonville de Bouteffaha, d’autres sites illicites viennent de fleurir sur les rivages de la plage de Fontaine des Gazelles et de Portite pour «renforcer» le capharnaüm en matière de construction illégale déjà existant. Effectivement, tous les citoyens étaient ravis, le temps, de voir les autorités locales prendre des décisions radicales pour nettoyer la ville du commerce illicite et de ses tentacules qui devenaient à fur et à mesure, comme une laide verrue sur le visage. 
En rendant par ces mesures draconiennes les espaces publics squattés depuis fort longtemps, aux citoyens, ces derniers étaient satisfaits de ce «nettoyage», en espérant que de telles mesures allaient être prises à l’encontre des constructions illicites qui poussent comme des champignons sur les hauteurs surplombant la ville, sur les forêts, sur la frange maritime, ou les espaces vitaux de la commune. Aussi, devant le silence annoncé des pouvoirs publics, la population interpelle ces derniers à réagir vigoureusement, pour mettre fin à la «ruralisation» sans limites d’une ville appelée, de par ses atouts naturels, à être ville touristique.
Par ailleurs, estiment-on, toute la population de ces bourgs illicites réunis, vivant dans des conditions d’hygiène déplorable, dépourvus de réseau d’assainissement et d’insalubrité publique, augmente le chiffre effarent du chômage, dont la Capitale des Industries se prévaut de la part du lion au niveau national, tout en incitant à la propagation du fléau de la drogue et de la délinquance. 
Il est temps, constate la population de passer à l’action, pour rendre le lustre terni à la capitale du tourisme (jadis) et des industries pétrochimiques.

Par : Belmadani Hamza

Le psychologue M. Dermèche Samir, activant à la Cellule d’écoute du Centre Hospitalo-universitaire d’Oran (EHU) a qualifié hier, la prise en charge des autistes à Oran de «défaillante» a la veille de la tenue d’une journée de sensibilisation sur l’autisme aujourd’hui à la Maison de Jeunes de Hassi Meffsoukh. Notre interlocuteur est revenu sur les difficultés rencontrées par les autistes et leurs parents, souffrant le martyre pour payer selon lui une prise en charge qui demande des sommes d’argent importante mensuellement : «une prise en charge non professionnelle qui se fait des fois dans des conditions difficiles, » nous dira- t-il. Le psychologue clinicien a signalé le nombre réduit des centres étatiques de prise en charge des autistes, ne pouvant pas répondre aux demandes de tous les autistes. « Les listes d’attente sont importantes à travers ces centres, il ya plusieurs autistes inscrits qui attendent d’être pris en charge, » précise-t-il.
La rencontre d’aujourd’hui, selon notre interlocuteur sera un espace de débat avec les parents des autistes, pour répondre à leurs questions et voir de près les problèmes qui entravent la prise en charge de ces malades atteints de ce trouble. M. Dermèche s’est montré également ambitieux pour l’avenir, avec un projet qui sera un brin d’espoir pour les autistes. Ce dernier vise à la création des ateliers pédagogiques pour les autistes au niveau des Maisons de Jeunes à travers la Capitale de l’Ouest.
Ce projet une fois réalisé sera un atout important pour booster la prise en charge des autistes à Oran.
Dans le même cadre, notre interlocuteur a salué le directeur de la Maison de Jeunes de Hassi Meffsoukh qui il lui a offert toutes les facilitations pour organiser aujourd’hui cette rencontre.
Pour rappel, L’autisme ou plus généralement les troubles du spectre de l'autisme (TSA), est un trouble du développement humain caractérisé par des difficultés de l'apprentissage social et de la communication, avec des comportements stéréotypés et persévérants. Ces symptômes sont souvent détectés par les parents durant les premières années de vie de l'enfant. En fonction de la présence ou non de troubles associés et de l'origine prototypique ou secondaire, les personnes autistes peuvent maîtriser ou non le langage, avoir des retards ou des précocités scolaires, une déficience intellectuelle ou une intelligence supérieure à la moyenne, et plus rarement manifester du «savantisme ».
La compréhension de l'autisme a grandement évolué, d'une pathologie jadis considérée comme unique, rare et sévère, vers un regroupement de différents troubles aux symptômes communs, les troubles du spectre de l'autisme, précédemment nommés troubles envahissants du développement. Ces troubles pourraient avoir des causes diverses, provoquant les mêmes types de comportement clinique chez les individus concernés. Leurs origines comprennent une part génétique complexe, impliquant plusieurs gènes, et des influences environnementales encore mal comprises. La notion de spectre de l'autisme reflète également la diversité des phénotypes qui sont observés. Cette diversité suggère que les troubles du spectre de l'autisme ne sont que l'extrémité pathologique d'un spectre de conditions normalement présentes dans la population générale. L'autisme pourrait provenir d'un développement différent du cerveau, notamment lors de la formation des réseaux neuronaux et au niveau du fonctionnement des synapses. Les recherches se poursuivent dans différents domaines, neurophysiologie, psychologie cognitive, ou encore épigénétique. Ces études visent à mieux cerner les différentes causes biologiques, permettre une meilleure classification, et ainsi concevoir des interventions adaptées, par progression vers une médecine personnalisée.
Des centaines de mutations génétiques différentes semblent affecter principalement la neurologie du cerveau, le métabolisme et le système immunitaire, ainsi que la présence d'anomalies dans la flore intestinale. Les garçons sont plus souvent diagnostiqués que les filles.


Par : Z.M.

Les dangers de la mer sont bien là et viennent le rappeler avec un tragique bilan de 04 personnes mortes noyées depuis le mois de juin à travers les plages de la corniche oranaise, comme confirmé par le Directeur Général de la Protection civile.
Sur un totale de 62 personnes mortes par noyade à travers le territoire national depuis l’ouverture officielle de la saison estivale, à Oran on déplore 04 décès dans les mêmes conditions, selon le rapport établi par les services de la Protection civile. Plus surprenant encore, reste l’âge des victimes qui varie de 06 à 16 ans, une tranche d’âge, où la surveillance parentale est plus qu’indispensable. Les victimes ont été retrouvées au niveau des plages, où la baignade est autorisée mais après les heures de surveillance. Ainsi et depuis le début de la saison estivale, les villes dont les plages ont enregistré le plus de décès, selon les services de la Protection civile, se trouve la wilaya d'Oran qui vient en tête avec 04 morts, suivie des villes de Tlemcen, Alger, Skikda et Tarf avec 03 morts chacune.
Par ailleurs, le même responsable a rappelé que durant la même période, 36 personnes sont décédées par noyade dans des réserves d’eau (04 dans des barrages, 06 dans des oueds, 14 dans des mares d’eau, 09 dans des retenues collinaires et 03 dans des bassins d’eau). Les services de la Protection civile ont également sauvé durant cette période plus de 9.000 personnes de noyade sur les plages autorisées.
Dans ce contexte, une campagne de sensibilisation est menée sur les ondes de la Radio locale « El Bahia », une émission qui bat son plein et est retransmise quotidiennement pour sensibiliser au mieux, les estivants, notamment les jeunes contre les dangers de la mer.