lundi, 20 août 2018

Les terrasses de cafétérias, crèmerie et pizzerias Comment recouvrir l’argent de l’APC ?

Publié dans Oran mardi, 07 août 2018 16:11
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Par : Zitouni M.

L’APC d’Oran vient d’entamer une vaste opération pour renflouer ses caisses, selon le maire, la publicité anarchique et l’exploitation illicite des places et domaines publics, constituent la charnière de cette opération, tant attendue. Mais sur le terrain, uniquement les panneaux publicitaires ont été touchés par cette initiative. Les responsables de la mairie ont peut-être omis de mettre en garde les gérants de cafétérias et autres crèmeries qui exploitent des placettes et des trottoirs sans la moindre permission des services de l’APC. A travers les secteurs urbains que compte la commune d’Oran, les prévisions comptables sont produites à la base par les financiers de ces secteurs urbains, ils sont instruits pour apporter cet éclairage qui permet à l’aide d’outils précis de la profession, de savoir quelles sont les prévisions de rentrées financières que l’APC, pouvant engendrer des droits et taxes à partir des panneaux publicitaires (un marché juteux qui échappe totalement à la commune), des terrasses de café et autres établissements similaires qui occupent la voie publique. Pour ce point et selon nos sources au fait de ce volet financier, on apprendra que les gérants ou propriétaires de cafés, doivent payer un droit d’occupation des terrasses, donnant sur la voie publique. La taxe exigée pour une table se situe entre 400 et 500 dinars, pour un café qui en possède une vingtaine et à Oran, ils sont nombreux, le calcul serait de 8.000 à 10.000 dinars par établissement, un chiffre à multiplier par le nombre de cafés qui dépasserait largement le millier à Oran, ceci sans citer les fast-foods, pizzerias et autres établissements qui jouissent de l’espace public. Il est aisé de constater que les retombées fiscales pour ces seuls établissements, pourraient soulager les caisses de la commune. Mais nos sources, iront plus loin dans leurs indiscrétions, cet argent est-il vraiment recouvré et est-ce que tous les établissements sont concernés ? La réponse à ces interrogations que peuvent se poser et ils sont en droit de le faire, tout contribuable et citoyen oranais, nous la décryptons dans un exemple édifiant que nous donnera notre interlocuteur, un fonctionnaire de la commune spécialisé, dans le volet financier. L’exemple est simple, prenons un match de football de l’ASM Oran ou le MC Oran, 02 clubs locaux qui reçoivent leurs adversaires du jour au stade municipale. Au vu de l’importance de ce match, l’engouement du public est réel et les gradins comme les tribunes sont pleins à craquer. De visu et de visu seulement, car sur les pièces comptables qui permettent à l’APC et aux clubs de connaître le nombre d’entrées, là, le visuel n’a plus lieu et l’on remarque sur papier, une très faible assistance de l’ordre de 800 à 900 spectateurs, alors que le stade avait fait le plein avec plus de 12.000 à 15.000 spectateurs. Le reste se passe de commentaire, nous dira avec un sourire amer, mais qui en dit long, notre interlocuteur. Une situation qui pourra fausser les calculs de la commune d’Oran, qui, a mis 03 ans avant d’entamer la lutte contre les panneaux publicitaires, et qui n’a pas pris en considération ces terrasses de magasins qui sont très en vue en ville. Certains pessimistes pointent du doigt les services concernés, qui pour eux, ne font pas leur travail, et permettent à ce phénomène de prendre de l’ampleur. Au moment de la rente pétrolière, tout cela passait inaperçu, mais désormais, les collectivités locales sont sommées de retrousser les manches et essayer de recouvrir leur argent et veiller sur les recettes communales, chose que la ville d’Oran ne sait pas vraiment faire, jusqu’à preuve du contraire.

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