jeudi, 19 juillet 2018

Après 40 années de service Nouasri Salah part en retraite

Publié dans Oran lundi, 09 juillet 2018 16:56
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Par Nadir B

Après 42 ans passés dans les rangs de la police nationale, le contrôleur régional et chef de la sûreté de wilaya d’Oran, Nouasri Salah, part en retraite après une carrière riche en événements ayant marqué aussi bien carrière que celles de plusieurs policiers devenus, à force de le côtoyer, ses amis. Nouasri Salah, enfant discipliné qu’il était, s’est impliqué dans tous les plans adoptés par la hiérarchie de la sûreté nationale en adoptant, tout en s’adaptant, et mettant, sans aucune condition, tous les plans visant à asseoir, vaille que vaille, la sérénité et le calme et la sécurité des biens et des populations. Il est l’ami des journalistes. En tissant des relations solides avec les hommes et femmes des médias, Nouasri Salah a transformé la sûreté de wilaya en carrefour idéal réunissant les journalistes pour en discuter de l’actualité, la commenter mais surtout pour glaner l’information, sans aucune rétention. La belle histoire d’amour du contrôleur de police Salah Nouasri avec la tenue bleue a commencé le 15 septembre 1978. Cette année, il fut décoré en tant qu’officier de police de la promotion Houari-Boumediene, à Châteauneuf dans la wilaya d’Alger. Puis, il sera affecté à Tamanrasset, wilaya dans laquelle il passe trois ans de service. Sur sa propension infaillible, il sera muté en 1982 dans la wilaya de Biskra pour s’occuper, pendant six longues années, en tant que chef de la sécurité publique à la sûreté de la wilaya. A Sétif, il exerce en sa qualité de chef de service de la sécurité publique à la sûreté de la wilaya de Sétif deux ans durant où il est promu commissaire de police par voie de concours avant de prendre les destinées du service de la sécurité publique à la sûreté de la wilaya puis adjoint chef de la sûreté de la même wilaya. Toujours pas voie de concours, il a été promu au grade du commissaire principal de police après avoir raflé la deuxième place de sa promotion. Ce fut le grand virage de sa carrière basculant de bout en bout en faisant face, pendant sept ans de lutte acharnée, à l’intégrisme et les groupes terroristes. Là aussi, l’enfant discipliné ne s’est pas rechigné en affutant ses armes pour se mettre de la partie au service de la patrie. Ensuite, il est muté à Sétif, wilaya la et le connaissant ou il a pris les commandes de la sûreté de la daïra d’El Eulma. C’est dans cette capitale des Hauts Palataux ou il a joué un rôle de premier ordre en participant activement dans l’édification de plusieurs suretés urbaines. Nouasri s’en souviendra éternellement de cette période, d’autant que son nom est intimement lié à la lutte contre le terrorisme. Se confiant à un confrère il dira « après le lâche assassinat d’un jeune inspecteur de police par les hordes terroristes à El Eulma, notre riposte avait porté ses fruits ». Sur sa lancée, il a ajouté en soulignant que la réplique policière a été à la hauteur de l’événement. «Trois terroristes avaient été abattus», s’en souvient-il. A sa demande, il est muté à Alger, à Rouïba précisément où il occupera jusqu’en 2004, le poste de chef de sûreté de daïra puis le même poste à Sidi M’Hamed. Etant doyen des chefs de sureté, Nouasri a pris la destination de la capitale des Zianides en qualité de chef de sûreté de wilaya. Dans cette halte, faut-il le deviner : la lutte est axée essentiellement contre une autre forme de terrorisme, les stupéfiants et la contrebande. D’autant que la wilaya de Tlemcen constitue la plaque tournante des trafics tout azimut vu sa mitoyenneté avec le voisin de l’ouest, le Maroc réputé pour être le plus grand pays producteur mondial de cannabis. Ayant passé sept années à Tlemcen, Nouasri se confiant toujours à notre confrère, a évoqué une vingtaine de tonnes de kif au «pareil» saisies. Salah Nouasri boucle sa carrière en tant quantité chef de sûreté de la deuxième capitale du pays, Oran. Dans cette wilaya, la drogue, le banditisme et la criminalité ont failli voler la vedette aux différentes rencontres scientifiques et autres activités organisées un peu partout. Mais, les dispositifs sécuritaires mis en œuvre rigoureusement ont été concluants en ramenant sensiblement à la baisse le taux de criminalité après avoir eu grain de cause du terrorisme. D’ailleurs, Nouasri Salah a fait l’objet de deux attaques terroristes. Nouasri Salah a du son salut grâce au commandant Djaghbal. Ce dernier n’a pas survécu aux balles terroristes. Il garde intacte le douloureux souvenir de l’accrochage dans les monts de Bougantas (Seraidi-Annaba). Il a échappé à une rafale de Kalachnikov.

Lu 590 fois Dernière modification le lundi, 09 juillet 2018 17:20

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