vendredi, 22 juin 2018

Arzew - n’appliquant pas rigoureusement les clauses du cahier des charges L’adjudicateur plonge le souk hebdomadaire dans l’anarchie

Publié dans Oran mercredi, 13 juin 2018 15:43
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Par : I.Lyes

Situé dans un espace très réduit à proximité du lit de l’oued El Mohon, entre deux cités : Khalifa Benmahmoud et Mustapha Ben Boulaid, le marché hebdomadaire de la ville d’Arzew, qui se tient chaque samedi, est livré à une indescriptible anarchie et une totale désorganisation.
En effet, malgré la présence d’un adjudicateur censé organiser les travées et les activités commerciales de ce grand souk de la semaine, la situation reste intenable et anarchique, comme si ce marché hebdomadaire ne dispose pas d’un régulateur en bonne et due forme, ayant convenu par contrat avec la commune de prendre en charge toutes organisation, contrôle et hygiène.
Ainsi, constate l’usager avec dépit, qu’il n’existe aucune organisation ni agencement, ou aménagement des espaces attribués à chaque commerçant, ni délimitation des intervalles pour chaque type de commerce.
C’est un constat effarent qui a été enregistré depuis la vacance des lieux par l’absence d’un adjudicateur, mais actuellement qu’un nouveau a été nommé et pris en charge les destinées de ce souk rien n’a changé : le désordre, l’encombrement dans la circulation des usagers en raison de la disposition d’étals entre les travées déjà tracées, ce qui provoque des engorgements très favorables aux voleurs très nombreux dans de tels endroits, la saleté et le manque d’hygiène envahissent les lieux, suite au rejet tous azimuts des restes de légumes et fruits, des poissons et surtout, des plumes de poulets qui sont égorgés sur place et déplumés par une machine et jetés dans l’oued, engendrant une odeur insupportable sont le menu de ce marché qui se tient chaque semaine.
Aux environs de ce souk hebdomadaire, les choses ne sont pas aussi reluisantes, puisque les abords et les trottoirs sont squattés par des marchands qui n’ont pas pu, ou voulu avoir accès au souk, étalant leurs marchandises et même garent leurs véhicules sur les espaces réservés aux usagers, en les obligeant à circuler sur la chaussée.
Pour le tableau de la mercuriale, devant normalement afficher le cours officiel de chaque produit en vente dans le marché, c’est la dérision totale. On dirait que celui qui a transcrit les prix, avec un style d’un élève du préparatoire, ne vit pas à Arzew et même en Algérie, car les prix annoncés datent sûrement des années fastes de l’après-indépendance.
Côté sécuritaire, nous a-t-on appris, les services de sécurité redoublent d’efforts pour assurer une bonne couverture de protection des personnes et de leurs biens, en raison du choix du terrain actuel qui est très abordable du fait de sa mitoyenneté de la face de l’oued.
Il faut mettre en relief justement à ce sujet, que l’assiette dans laquelle est implantée ce souk a défrayé la chronique et engendré des polémiques dans les années 2006 lors de son transfert de l’actuel parc vert vers l’actuel lieu pour des raisons de sécurité et de protection formulées par les responsable de la Sûreté de la daïra en ce temps.
Pour ces raisons, le marché hebdomadaire n’a pas eu lieu pendant presque 02 années.
Actuellement les choses sont restées en l’état : il n’existe pas de clôtures de délimitation et de protection et le côté jouxtant le lit de l’oued El Mohgoun, reste toujours perméable et accessible à toute mauvaise intention.

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