mardi, 23 janvier 2018

Jalil Mehnane

Le mouvement des médecins résidents qu’on croyait proche du dénouement, rebondira à nouveau.
En effet, les protestataires vont renouer dès demain, avec les marches de protestation, après une tournée à travers les grandes villes du pays, notamment Oran, où une démonstration de force et un message fort ont été envoyés au ministre Mokhtar Hasbellaoui.
Ce dernier, a tout essayé afin de convaincre les médecins à revoir leur plateforme de revendication, selon lui, certaines requêtes dépassent ses prérogatives.
Un appel qui n’a pas affaibli le Collectif Autonome des Médecins Résidents Algériens (CAMRA) qui campe sur sa position, regroupant des milliers de médecins en colère, afin de réitérer la plateforme de revendications soulevée.
L’un de ces médecins nous dira : «On a prouvé à la tutelle que rien ne va arrêter notre mouvement, avant la satisfaction de nos revendications principales, notamment le service civil, qui doit être revu, c’est la colère des blouses blanches qui ne sera apaisée, sans l’oreille attentive du ministre.»
De son côté le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, a réitéré son engagement à trouver des solutions aux revendications des médecins résidents dans le cadre d'un "dialogue responsable et constructif".
Le ministre a précisé que les "portes demeurent ouvertes aux médecins résidents", ajoutant que "ce dossier sera pris en charge" et que "tous les points concernant le secteur de la Santé ont été pris en considération". "Nous tenterons de trouver les solutions idoines à tous les problèmes dans le cadre d'un dialogue objectif, constructif et responsable", a-t-il soutenu. Les revendications soulevées par les médecins résidents sont principalement liées aux œuvres sociales, au service militaire et au service civil. S'agissant de la revendication relative à la révision du service civil, M. Hasbellaoui a estimé que ce dernier était "plus qu'essentiel", mettant en exergue l'importance de son "adaptation et de son développement à travers l'amélioration des conditions de travail et de la qualité de l'aspect technique, ainsi que la dotation en équipements médicaux pour une meilleure prise en charge des malades". Le ministre a rappelé que le la nouvelle loi sur la santé "contribuera à l'amélioration et au développement de ce service", réitérant son "engagement à l'amélioration et à la promotion de la gestion des établissements hospitaliers, pour fournir aux malades une prestation sanitaire de qualité". Dans le même contexte, le Conseil National des Droits de l'Homme (CNDH) a appelé les médecins résidents et la tutelle au dialogue, en plaçant l'intérêt du pays et des citoyens "au-dessus de toute considération".

Belmadani Hamza

La fin du mois de janvier risque d’être bien mouvementée pour le secteur de l’Education Nationale. En effet, le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapeste) a annoncé hier, une nouvelle grève illimitée à partir de mardi 30 janvier. Selon un communiqué émis par ce syndicat. Une session extraordinaire du bureau national a été tenue, en présence de 39 wilayas. «Les membres du bureau national ont validé à l’unanimité, la décision d’entamer une grève illimitée à partir de mardi 30 janvier 2018, jusqu’à satisfaction des revendications”, lit-on dans le communiqué du Cnapeste.
Le Cnapeste demande de trouver des solutions rapides au blocage enregistré dans les wilayas de Bejaïa et Blida. Le syndicat rappel également au ministère de ne pas porter atteintes au acquis des enseignants concernant la gestion de l’argent des œuvres sociales. Le communiqué porte également des revendications, en premier lieu, “le respect des engagements et des promesses contenus dans les différents procès-verbaux signés par le syndicat et la tutelle au niveau national ou wilaya”. Dans son communiqué, le Cnapeste demande l’annulation «des mesures portant sur les ponctions sur salaires prises arbitrairement à l’égard des enseignants grévistes.»
«La loi n’a pas été respectée dans l’application de ces mesures par les Directions de l’Education au niveau des wilayas,» souligne aussi le syndicat. Ce faisant, le Cnapeste rappelle qu’il avait alerté le ministère de l’Education dans un communiqué, rendu public le 28 novembre 2017.
«Nous avons appelé la tutelle à prendre des mesures rapides, pour traiter les questions posées à l’époque au niveau des wilayas de Bejaïa, Skikda et Blida,» lit-on dans le même communiqué.

Redouane Boualia

Des bénéficiaires du projet 380 logts LPA à Arzew ont organisé un sit-in avant-hier, au niveau du chantier pour protester contre le retard de travaux constaté dans 175 logements. Selon un représentant des bénéficiaires, l’entreprise chargé des travaux enregistre un retard flagrant, que les travaux n’ont pas dépassé les 15%, alors que les travaux ont été entamés en août 2016.
Par ailleurs, la situation dans le chantier des 200 logements est nettement mieux et le taux de réalisation a dépassé les 50%. es logements sont en cours de réalisation depuis mai 2016 par une société turque.
Le maire d’Arzew s’est déplacé sur place et a discuté avec les protestataires, il a promis de suivre de près la situation de ce projet, pour permettre le renforcement du chantier et la relance des travaux.

Chahmi B.

Le siège de l'APC d'Oran abritera demain une session extraordinaire de l'APC d'Oran. 
Il y aura pas moins de 20 points à débattre. 
En effet, des points importants seront débattus dont on cite: 
Le règlement intérieur de l'APC, les commissions statutaires, la subvention dont dépendent des associations à caractère sportif, la subvention au profit de la mosquée Ibn Badis, 05 marchés pour ravitailler en cantines scolaires des écoles du cycle primaire, les marchés pour la concrétisation du marché initié par M. le wali, pour la réalisation de terrains de proximité à El Barki. 
Par ailleurs, le siège de la Division d'Hygiène et Assainissement (DHA) a été le théâtre hier, de l'installation du divisionnaire de la division de l'hygiène et du nettoiement en la personne de M. Salah Aid par des vice-présidents. Pour rappel, depuis le départ de M. Hafid Bendria il y a de cela 15 ans, ce poste est resté vacant.

Chahmi B.

Dans la perspective de redonner une nouvelle dynamique à la ville d’Oran, et afin de renflouer les caisses, le maire ; Noureddine Boukhatem est plus que jamais décidé à prendre le taureau par les cornes. En effet, l’APC d‘Oran vient de mettre en demeure (les mises en demeure) seront adressées par les services de la Direction de la Réglementation Générale de l'APC d'Oran à tous les exploitants de panneaux publicitaires érigés au niveau des espaces verts.
Cette exploitation anarchique des lieux a fait réagir l'équipe communale qui a décidé de prendre en charge ce dossier. Des instructions fermes ont été données dans ce sens par le maire d'Oran, afin de mettre un terme à cette anarchie qui gangrène le tissu urbain et qui génère un véritable manque à gagner pour l'APC d'Oran. Un cahier des charges a déjà été élaboré dans le cadre de la réorganisation de l'affichage, nous a expliqué une source communale, précisant que toutes les dispositions ont été initiées par la commune, pour le recouvrement de ce manque à gagner auprès des exploitants des différents espaces publics. Une des priorités que visent actuellement les élus locaux, dans le but de renflouer les caisses de l'APC et surtout, de pouvoir lancer des projets d'utilité publique.
Une réunion regroupant le président de l'APC d'Oran et l'ensemble des services concernés est prévue dans les prochains jours au siège du cabinet du P/APC. Les intervenants passeront en revue l'ensemble des sites exploités anarchiquement à l'exemple des parkings, les espaces verts, en plus de l'étalage de certains produits. «Les délégations communales ont un grand rôle à jouer pour renflouer les caisses de la commune,» a toujours indiqué le premier magistrat de la ville.