mardi, 17 juillet 2018

Par : Zitouni Mustapha

En plus des démarches bureaucratiques d’un temps révolu mais toujours maintenues par de nombreuses sociétés et institutions publiques, ils se trouvent d’autres pratiques encore plus insidieuses et qui sont pratiquées à l’encontre de la dignité humaine, de surcroit, lorsque ces pratiques ont cours à l’intérieur d’une banque publique, en l’occurrence, la Banque Algérienne de Développement Rural (BADR), sise à la rue Larbi Ben M’hidi à Miramar dans la circonscription El Emir.
A Oran, les passants qui empruntent tôt le matin, l’artère principale Larbi Ben M’hidi, où se trouve le siège de la BADR Banque, mitoyenne au bureau de Poste de Miramar, ne comprennent pas pourquoi tous les jours, la file d’attente des clients débute depuis 07 heures du matin devant l’imposant portail de l’entrée principale ? Ces mêmes riverains et passants, sont habitués à la file d’attente devant l’entrée du bureau de Poste mitoyen, notamment le 22 de chaque mois dédié aux retraités, mais qu’une file d’attente soit constatée quotidiennement devant les portes d’une banque, reste un fait réservé aux grandes faillites d’un pays ou de banqueroute pour une banque. Que se passe-t-il donc à l’intérieur de la BADR Bank, pour que ses clients vivent une telle situation ? Pour en avoir le cœur net et comprendre cette navrante situation, nous avons mis le pied à l’intérieur de la banque en question et nous avons retrouvé un immense intérieur, digne d’une grande banque avec agencement adéquat et espace très aéré. Mais pour connaître les causes de l’attente, il faut aller aux sous-sols, de cette banque, et notre étonnement était grand, lorsque nous avons retrouvé des clients, assis jusque dans les escaliers, menant à un guichet exigu qui se trouve dans cette partie de la banque; une foule nombreuse entre femmes et hommes, en attente devant ce guichet. Au moment, où nous arrivions, le coup de la panne informatique avait déjà fonctionné comme au temps des premiers ordinateurs. Les clients avaient déposé leurs chèques à encaisser, puis restent en attente oubliés et traités indignement dans une chaleur étouffante de cet été, tant les espaces étaient étroits. Une situation qui dure pour certains depuis l’ouverture de la banque jusqu’à 13 ou 14 heures l’après-midi, pour l’encaissement d’un simple chèque.
Une situation inhumaine mais sournoisement cachée dans les sous-sols de la banque et pas du tout visible à l’étage supérieur. «En 2018, nous en sommes à ce stade d’humiliation et de surcroit dans une banque,» dira haut et fort une dame, venue encaisser un chèque libellé à cette banque. Une autre dame lui emboitera le pas en disant : « Je suis arrivée à 09 heures du matin, il est 13 heures et j’attends toujours d’encaisser mon chèque, les responsables ne doivent pas connaître ces lieux en sous-sol de leur banque, et dans quelle situations nous sommes accueillis, en haut ils doivent avoir une bonne climatisation, pourquoi s’inquiéter de quelques clients de passage !» La colère des clients se remarque, lorsque des employés de cette banque viennent intervenir auprès de leurs collègues pour faire passer au plus vite leurs amis ou leurs proches.
Une situation indigne d’une banque publique de cette envergure qui traite ses clients d’une manière inhumaine et qui ne se soucie pas de la concurrence des autres banques étrangères qui s’installent et qui engrange déjà un important portefeuille de clients, dont bon nombre sont les déçus des banques publiques et des prestations d’une autre époque qui ont toujours cours, sans que les responsables de ces banques publiques ne s’en inquiètent outre mesure.

Par : Redouane Boualia

La commune de Hassi Bounif a déclaré depuis le 08 du mois en cours une guerre contre les habitations illicites, dont des villas réalisées sur des terres agricoles. L’opération a permis la démolition de 25 habitations à Douar Boudjemâa. Dans le même cadre, 35 mises en demeures ont été adressées. Selon Ben Haddad Benouda vice-président de la commune, cette opération a été effectuée en coordination avec les services de sécurité, suite à une instruction du chef de la daïra. Notons que la commune a enregistré l’apparition de 05 points noirs à Douar Boudjemâa, la cité Mohamed Boudiaf, Kharrouba, ainsi que Hassi Ameur, où plus de 1.465 habitations ont étés réalisées sur des terres agricoles, lors des mandats précédents. Dans ce cadre, une enquête a été ouverte, suite au squat d’une terre agricole du dénommé Abed Saïd, qui a été surpris de voir que des villas ont été réalisées sur sa terre agricole, cette dernière a été vendue d’une façon douteuse à des personnes, ne bénéficiant pas de titres légaux, dont le frère d’un député au Parlement.
Le ministre de la Justice avait adressé une correspondance, dans laquelle il a demandé l’ouverture d’une enquête sur cette affaire.

R.O.

Alors que l’été bat son plein, la wilaya d’Oran vit au rythme de la saison estivale, avec des visiteurs qui viennent des quatre coins de l’Algérie et de l’étranger pour profiter de leurs vacances, et passer de bons moments à Oran. Une destination où il fait bon de voyager, avec ses plages, ses sites historiques et culturels dont elle est riche. C’est dans cet esprit que nous avons été accueillis par le Directeur du Tourisme et de l’Artisanat Belabess Kaim, qui a bien voulu répondre à nos questions.

Cap Ouest : Pour commencer, on a appris que l’inauguration officielle de la saison estivale a été reportée, pouvez-vous nous en dire un peu plus ? 
Belabess Kaim Benamar : La saison estivale a commencé à partir du 1er juin de cette année, avec l’installation des services de la gendarmerie, de la police et des pompiers au niveau des plages. Par la suite, la visite de Monsieur le ministre qui était prévue pour l’inauguration officielle a été reportée. On a alors organisé une petite ouverture, à partir de la daïra d’Arzew, pour donner le coup d’envoi de la saison estivale 2018. Toutefois, une prochaine visite du ministre est prévue pour la mi-août, on organisera alors probablement la clôture.

C.O : En ce qui concerne les animations et les différents programmes dédiés aux estivants, est-ce qu’il y a du nouveau pour cette saison ?
B.K.B : Oui bien sûr, on commence par l’animation, donc on a élaboré un programme d’animation en collaboration avec la Direction de la Jeunesse et des Sports et la Direction de la Culture, avec plein d’animations, de la culture, et tout ce qui est expositions artisanales au niveau des plages, comme la plage des Andalouses, Mers El Kebir, Mers El Hadjaj, le Jardin méditerranéen et d’autres sites encore. Et au centre-ville, au niveau de la Chambre d’Artisanat. On a également organisé, en collaboration avec le chef de la daïra d’Aïn El Turck et une entreprise de production au niveau de la Plage des Andalouses, un programme d’animation pour les évènements culturels, sportifs, et artisanaux qu’on a appelé «les fêtes de la saison estivale.»

C.O : Concernant la nouvelle Ecole d’Hôtellerie, quelles seront les nouvelles spécialités qui sont proposées ?
L’Etablissement Supérieure de l’Hôtellerie et Restauration Algérie (ESHRA) sera réceptionné le 31 juillet de cette année. Il s’agit de la deuxième grande Ecole dans son genre en Algérie, après celle d’Aïn Bénian à Alger, et c’est une Ecole qui offre une formation de qualité internationale autour des métiers de l’accueil et de l’hôtellerie. L’ESHRA propose alors, des diplômes de licence, master et doctorat en gestion touristique et gestion hôtelière, avec 200 postes pédagogiques qui seront assurés par l’Etablissement. Il faut savoir que la wilaya d’Oran connaît une dynamique en matière d’investissement touristique, avec 174 projets touristiques qui sont en cours de réalisation. Ces projets seront achevés et réceptionnés avant 2021.

C.O : Et pour les projets du secteur en cours de réalisation ?
B.K.B : Plusieurs projets ont déjà été inaugurés parmi lesquels 07 hôtels ont été réceptionnés, lors du 1er trimestre 2018 et 14 projets seront réceptionnés à leur tour à la fin de cetteannée. Sans oublier le parc hôtelier déjà existant qui compte 168 hôtels en exploitation. C’est pour cela, que l’ESHRA s’inscrit directement dans cette optique de développement touristique, où les besoins en personnel formé, avec un état d’esprit orienté vers le client et des connaissances des meilleures pratiques internationales seront donc importants pour les années à venir. 
Est-ce que des formations pour des guides touristiques sont prévues par la Direction du Tourisme et de l’Artisanat ?
Concernant les guides touristiques, on est en train d’élaborer un projet deformation pour les guides touristiques, qu’ils soient guides au niveau local, régional ou national. Un travail avec les wilayas de la région- ouest est en train de se faire. On a contacté le plus grand nombre d’associations, agissant dans différents domaines, dont le tourisme, l’environnement et l’artisanat, avec lesquels on a réussi à créer une base de données, qui nous sera utile pour le lancement de la formation dédiée aux guides touristiques. Ces derniers ont déjà été présélectionnés, ce sont des membres des associations déjà contactées.

C.O : Sur quels critères ce choix a été fait ?
B.K.B : Ce choix est surtout dû au fait, que ces personnes ont le profil correspondant, car ils ont déjà des connaissances en matière de patrimoine, environnement et autres, en plus du fait qu’ils font partie de la société civile, donc ils seront assez proches des autres citoyens. Cette formation qui est organisée, en collaboration avec le Centre National pour la Formation Continue (FNAC) sera lancée au mois d’octobre 2018. D’autre part, on a aussi prévu des formations en langues étrangères pour notre personnel. Ce plan de formation est élaboré entre notre Direction et l’Université des Langues Etrangères (ILE), afin de former les administrateurs et le personnel de la Direction du Tourisme et de l’Artisanat.

C.O : Est que la ville d’Oran a son Office de Tourisme ? Et est-il accessible aux visiteurs de la ville ?
B.K.B : L’Office de Tourisme de la wilaya d’Oran existe. Il est situé à la rue Mohamed Khemisti, mais on est en train de finir les dernières retouches avec les équipements, suite à l’opération de réhabilitation et de rénovationqu’on a réalisée sur le site. Il sera à nouveau ouvert, dans un délai de 02 mois, ou 02 mois et demi au maximum, pour accueillir et orienter les touristes. Il sera donc, le siège officiel de l’Office de Tourisme et la vitrine touristique de la wilaya d’Oran, mais il sera également un espace ouvert pour les associations touristiques et artisanales.

C.O : Le site de «Santa Cruz » fait partie des endroits les plus visités à Oran, y-t-il des commodités prévues pour les visiteurs du site ?
B.K.B : D’abord il faut savoir que les travaux d’aménagement qui sont achevés depuis plus de 06 mois, de la piste menant vers les sites de «Santa Cruz », « Notre Dame du Salut »et jusqu’en haut de la montagne du Murdjadjo, ont permis un meilleur accès au site. Mais notre vision est de maintenir l’espace tel qu’il est autour du « Santa Cruz », car des aménagements à cet endroit-là sont impossibles. Par contre, on a prévu des aménagements au niveau du plateau de Sidi Abdelkader pour doter le site des commodités nécessaires aux visiteurs, entre autre des restaurants, des cafétérias, des installations sportives, des espaces de jeux…etc.

C.O : Est-ce-que le Direction du Tourisme et de l’Artisanat a prévu de créer des circuits touristiques aux visiteurs de la wilaya ?
B.K.B : En effet, un projet de la création de circuits touristiques spécialisés est en cours de réalisation. On a réalisé le guide touristique, et la monographie touristique de la wilaya d’Oran, on a réalisé la carte touristique de la wilaya d’Oran, et nous avons un futur projet pour la réalisation du tracé d'une carte, regroupant différents circuits touristiques, englobant à leur tour des sites culturels, historiques, urbanistiques, forestiers ou balnéaires…etc.
Il s’agit de circuits spécialisés. Il y aura par exemple le circuit mer qui concerne les visites vers les îles Habibas et les îles Planes, le circuit balnéaire qui va toucher les différentes stations balnéaires de la wilaya, le circuit urbanistique pour le centre-ville, et le circuit vert qui touchera les forêts.

C.O : Quels sont les sites concernés ?
B.KB : Différents sites seront concernés par ces circuits à savoir : les ruines de Portus Magnus, la mosquée « Abdelhamid Ibn Badis», la gare d’Oran, les bains turcs, le Palais du Bey…etc.
On est aussi en train d’élaborer, en collaboration avec la Direction des Transports, le projet des lignes touristiques avec des bus adaptés à cet effet. Malheureusement, ce projet qui devait être lancé au mois de juin dernier a pris du retard, à cause de certains investisseurs, mais il est toujours en cours, et il sera lancé incessamment, à l’instar du projet du bateau restaurant, dont va bénéficier la wilaya d’Oran, et qui sera d’ailleurs, ouvert aux clients toute l’année.

C.O : Un dernier mot pour parler du tourisme et de son avenir dans la wilaya d’Oran 
B.K.B : La clé de réussite qui fera décoller le secteur du Tourisme, reste le facteur humain, il faudra tout baser sur les ressources humaines, d’où la nécessité de former un personnel compétent dans le domaine du tourisme. 
Mais également, l’implication et la sensibilisation des citoyens sur l’importance du tourisme qui contribue grandement à créer des emplois directs et indirects.

Par Allal Bekkaï

Lors d’une cérémonie, qui s’est déroulée au siège de la Société Algérienne de Fabrication des Véhicules SAFAV Mercedes Benz sis à Aïn Bouchakif (Tiaret), relevant du MDN, il a été procédé lundi, à la livraison de 554 véhicules multifonctions et tout-terrain, dans différentes versions (transport de troupes, véhicules pour la police scientifique et d’intervention, fourgons tôlés, véhicules anti-incendie, transport d’écoliers et ambulances médicalisées et sanitaires) de marque "Mercedes-Benz" Classe G et Sprinter, fabriqués par SAFAV, et ce, au profit de la Direction Centrale du Matériel relevant du Ministère la Défense Nationale, le Ministère de la Justice, la Direction Générale de la Sûreté Nationale, la Protection Civile et d’autres structures nationales publiques et privées, indique un communiqué de la DCIO auprès du MDN. La cérémonie de livraison a été présidée par le Directeur général de la société, le général Ismail Krikrou.
Il faut savoir que SAFAV a produit depuis 2014, date du lancement de la production, 10.500 véhicules et livré 4.000 véhicules en 2017 dont 1.300 véhicules tout terrain. A noter que 40 % de cette production est composé de véhicules tout terrain de Classe G et 60 % sont des véhicules de type Sprinter. 
L’usine d’Aïn Bouchekif a produit, depuis son inauguration, en octobre 2014 par le vice-ministre de la Défense Nationale et chef d’état-major de l’ANP, le Général de Corps d’armée Ahmed Gaid Salah, 40 types de véhicules répondant aux différentes fonctions. Cette nouvelle livraison dénote de la détermination du Haut Commandement de l'Armée Nationale Populaire à développer une industrie nationale de défense selon les normes internationales et à garantir un produit de haute qualité, en plus de la création de postes d'emploi permanents, tout en assurant une formation qualitative aux personnels, et satisfaire les besoins exprimés par ses clients, afin d’atteindre les objectifs tracés, souligne-t-on.

Par : I. Yacine

Les policiers de la brigade de la Police Judiciaire, relevant de la Septième Sûreté urbaine de Mascara ont réussi à démanteler un réseau spécialisé dans la falsification de dossiers de base de véhicules, composé de plus de 10 individus parmi eux, des étrangers, âgés entre 25 et 58 ans, avec l’arrestation d’un membre du réseau et la saisie de 07 véhicules de différentes marques commerciales. L’opération a eu lieu, suite à une enquête effectuée par les éléments de la Septième Sûreté urbaine après avoir reçu des renseignements, indiquant que des véhicules, provenant de l’étranger sont introduits dans le pays et mis en circulation avec des dossiers de base falsifiés. L’enquête a été entamée, en coordination avec les autorités judiciaires et accomplissement des procédures légales requises, ce qui a permis aux éléments du service de confirmer la validité des renseignements et d’identifier les suspects avec l’arrestation de l’un d’eux, un quinquagénaire, et la récupération de 07 véhicules.
Un avis de recherche a été lancé au sujet de 02 autres véhicules, dont l’enquête a permis d’établir que leurs dossiers sont falsifiés avec imitation de sceaux de l’Etat. Une fois les procédures légales accomplies avec le suspect arrêté, il a été présenté devant la justice qui a ordonné son placement en détention, alors que les autres membres du réseau demeurent en fuite, dans l’attente de leur arrestation.