mardi, 17 juillet 2018

Actualités (211)

Le montant des transactions commerciales non facturées mises au jour par le ministère du Commerce a atteint 51,32 milliards de dinars durant le premier semestre de l'année 2018.
Ce montant a été découvert grâce aux 528.995 interventions effectués par les services de contrôle, ayant permis la constatation de 79.067 infractions et l'élaboration de 75.609 procès-verbaux. Le plus grand taux d'infractions a trait au défaut de publicité des prix (44,16%), l'opposition au contrôle (6,18%) et défaut de registre de commerce (5,64%).S'agissant des mesures administratives conservatrices, il a été procédé à la saisie de marchandises pour une valeur de 4,06 milliards DA et la fermeture administrative de 6.961 locaux de commerce pour diverses infractions aux règles commerciales, notamment le défaut de registre de commerce. En matière de contrôle de la qualité et de la répression des fraudes, ces interventions ont donné lieu à la constatation de 46.931 infractions aux règles relatives à la protection du consommateur et à l'élaboration de 44.515 procès-verbaux d'infractions. Les services de contrôle ont effectué 425.620 interventions sur le marché, ayant permis de relever 46.330 infractions donnant lieu à l'établissement de 44.275 procès-verbaux à l'encontre des contrevenants opérant aux différents stades de la mise à la consommation des produits. L'examen des résultats enregistrés fait ressortir que la majorité des interventions demeure orientée, de façon notable, vers l'objectif de la réduction du risque alimentaire qui représente à lui seul 251.522 interventions par rapport à l'activité globale. La sécurité des produits et l'obligation de l'information du consommateur totalisent, quant à elles, 174.098 interventions de l'activité de contrôle de la qualité. Selon la même source, les contrôles opérés se sont traduits par la constatation de 46.330 infractions, dont 35.839 pour la réduction du risque alimentaire et 10.491 pour la maîtrise de la sécurité des produits ainsi que l'obligation de l'information du consommateur. S'agissant du contrôle de la conformité des produits importés, il a été procédé à l'examen de 34.294 dossiers d'importation pour une quantité de 14,939 millions de tonnes.
Cela a donné lieu au refus d'admission sur le territoire national de 505 cargaisons pour une quantité de 21.376 tonnes représentant une valeur globale de 7.396 millions DA. Un total de 240 dossiers de poursuites judiciaires ont été élaborés à l'encontre des importateurs défaillants.

La filière de fabrication des produits et équipements relevant de l'efficacité énergétique demeure encore embryonnaire en Algérie où seulement une quinzaine d’industriels ont opté, jusqu'à maintenant, pour ce créneau industriel.
"Malheureusement, le développement de cette industrie est en train de se faire timidement. Il n’y a pas encore d’afflux des industriels locaux pour le programme national d’efficacité énergétique. Nous avons seulement une quinzaine d'industriels qui activent dans cette filière", indique le Directeur général de l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (Aprue), Mohamed Salah Bouzriba, dans un entretien accordé à l’APS.
Les Programmes nationaux de développement des énergies renouvelables et de la promotion de l’efficacité énergétique ont été adoptés en 2015 à l'effet de favoriser une utilisation rationnelle de l’énergie à travers le recours aux formes d’énergie les mieux adaptées aux différents usages, nécessitant la modification des comportements et l’amélioration des équipements.
Selon M. Bouzriba, cela consiste principalement à améliorer l’isolation thermique des bâtiments, développer les chauffe-eau solaires, généraliser l’utilisation des lampes à basse consommation (LED), substituer la totalité du parc de lampes à mercure par des lampes à sodium, fabriquer les panneaux solaires et à promouvoir le GPL/C et le GN/C.
Les rares investissements engagés dans ce sens portent essentiellement sur la fabrication des ouvrants (fenêtres, portes isolantes), des lampes domestiques à faible consommation (LED), la transformation du liège qui est une composante essentielle à la fabrication des isolants thermiques.
A propos de l’opération du remplacement des LED, le même responsable rappelle que le programme national d’efficacité énergétique a fixé l’objectif de distribution de sept (7) millions de LED au titre de l’année 2018.
"Nous n’allons pas lancer l’opération d’un seul coup. Nous allons commencer, dans une première phase, avec près de 3,5 millions d'unités de LED", ajoute-t-il, ajoutant que le cahier des charges est fin prêt.
La production locale de ce type de lampes a été impulsée notamment avec la nouvelle politique de l’Etat visant à promouvoir le produit local, relève le DG de l'Aprue.
Questionné sur les raisons de retard de cette opération alors que tout un semestre s'est déjà écoulé, M. Bouzriba fait valoir que cela s'explique par le volume important des lampes à mettre sur le marché: "Il s’agit d’une quantité importante et il fallait, en outre, non seulement s’assurer de la qualité de ces produits mais aussi de trouver les distributeurs de ces lampes".
Pour une distribution à grande échelle de ces Led et à des prix concurrentiels, l’Aprue compte s’appuyer sur les agences de Sonelgaz (2 millions de Led) et d'Algérie Poste (environ 1,2 million).
Afin de s’assurer de la qualité de ces lampes fabriquées localement, l'Aprue a procédé à leur test: "maintenant nous pouvons dire que nous avons terminé cette phase qui a trop duré, car il s’agit d’une phase exploratoire qui est déterminante".
Ces tests ont permis de constater qu’il existe des fabricants qui répondent aux normes de qualité, permettant de lancer l’appel d’offres, avance-t-il.
Mais le premier responsable de l’Aprue soutient qu’il faut accorder davantage de facilitations pour encourager les investisseurs à se lancer dans ce créneau, et ce, soit en partenariat, soit en d’autres modes d’investissement, tout en souhaitant de voir des investisseurs s’engager également dans la fabrication des chauffe-eau solaires et des isolants thermiques.
Par ailleurs, concernant les kits pour la conversion des véhicules au gaz de pétrole liquéfié-carburant (GPL/c), M. Bouzriba fait savoir que cet équipement est jusque-là importé et que seuls les réservoirs sont fabriqués en Algérie.
Au titre du programme national de promotion du GPL-c, pas moins de 500.000 véhicules doivent être convertis à l’horizon 2021, permettant un gain de consommation de l'essence de 1,82 million de tonnes sur la période 2018-2021, et de 8,8 millions de tonnes sur la période 2018-2030.
Ce qui appelle à un développement d’une industrie locale de production d’équipements et d’appareillages pour le GPL-c.

Le financement, maillon faible de la promotion des projets industriels

Questionné sur les réticences des banques à financer les projets industriels relevant de l'efficience énergétique, le même responsable estime que face à cette difficulté, l’Aprue compte voir, entre autres, les modalités de garantie des crédits bancaires à travers le Fonds national pour la maîtrise de l’énergie et pour les énergies renouvelables et de la cogénération (Fnmerc).
Il s’agit, selon lui, d’une proposition à soumettre au ministère de l’Energie "pour capter l’intérêt des banques" pour cette filière porteuse.
Mais selon M. Bouzriba, jusqu'à maintenant, ce Fonds a, certes, pris en charge le financement de plusieurs actions d'efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment et des transports, mais il lui est impossible de tout financer.
Ainsi, "nous optons pour le co-financement. Quand bien même l’Etat a mis beaucoup d’argent en 2017 et 2018, mais ça reste limité", dit-il.
Pour le seul programme de conversion des véhicules au GPL/c, une enveloppe de 3,5 milliards de DA a été absorbée: "C’est énorme", estime le DG de l'Aprue.

L’utilisation frauduleuse de la carte Chifa inquiète de plus les caisses de sécurité sociale. La CNAS a elle seule, dit avoir perdu 10 milliards dans la wilaya d’Alger. Plus grave encore, un autre déficit de 1,7 milliard de centimes, lié à deux affaires criminelles qui concernent antidouleur Lyrica, utilisé comme psychotrope.

Dans une déclaration à la radio Chaine 3, le directeur de l'agence de la CNAS d'Alger, Mahfoudh Idris annonce que des pharmacies «sont poursuivies en justice» pour usage frauduleux de la carte chifa.
Le même responsable appelle les pharmaciens à «restituer la carte Chifa à leurs titulaires après l’achat des médicaments et à ne pas laisser cette dernière à la pharmacie quelles que soient les circonstances, car cette situation peut occasionner l’utilisation frauduleuse de cette carte».
En plus d’une campagne de sensibilisation lancé par la Cnas auprès des assurés, M. Idris a fait état d'études en cours d'élaboration visant à trouver des solutions adéquates pour éviter de laisser ces cartes au niveau des pharmacies quelles qu'en soient les raisons".

Les inscriptions relatives à la rentrée professionnelle (session de septembre 2018) ont été ouvertes, dimanche, et se poursuivront jusqu’au 15 septembre prochain.
La confirmation des inscriptions, qui auront lieu sur le site électronique du ministère www.mfep.gov.dz, se fera au niveau des établissements de la formation professionnelle, la rentrée pour cette session étant fixée pour le 23 septembre 2018, a précisé le ministère de la Formation et de l'enseignement professionnels dans un communiqué. La même source a indiqué que les journées du 16, 17 et 18 septembre seront consacrées à la sélection et l’orientation dans le secteur qui lancera une large campagne d’information et de sensibilisation sur les offres de formation disponibles et programmées pour cette session. Selon les statistiques du ministère, l’Algérie dispose de 1250 établissements de formation, un dispositif de formation qui permet la prise en charge de 600.000 apprentis par an. La rentrée professionnelle intervient, cette année, après à l’adoption, en avril dernier, de la nouvelle loi relative à l’apprentissage qui prévoit des mesures incitatives au profit des apprentis dont l'accès à un présalaire et aux services de sécurité sociale dans le cadre de la couverture sociale, ainsi qu'aux allocations familiales, la garantie des droits de brevets d'invention et la création d’une banque de données sur l’activité de l’apprentissage en vue d’adapter le système de formation aux besoins de l’économie nationale et faciliter la création d’emplois au profit des jeunes.
La loi prévoit également "la création d'une banque de données auprès de l'administration centrale du ministère de l'enseignement et de la formation professionnels", les données devant être "établies au niveau de chaque commune et wilaya et comporteront en particulier la liste nominative et les qualifications professionnelles des maîtres d'apprentissage, des artisans ainsi que la liste des employeurs".
En juin dernier, le Conseil national de partenariat, de formation et d'enseignement professionnels (CPFEP) a été installé dans sa nouvelle composante en vue de relancer la coordination et la concertation entre les différents secteurs pour adapter les politiques nationales de formation aux besoins du développement socio-économique.

Les travaux de la réunion des hauts fonctionnaires préparatoire à la deuxième session du dialogue stratégique Algérie-UE sur les questions sécuritaires et la lutte contre le terrorisme ont débuté lundi à Alger.

Cette deuxième session du dialogue stratégique sera co-présidée, en octobre prochain à Alger, par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, et la Haute Représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini.
Cette rencontre portera sur 'l’état et les perspectives de coopération bilatérale dans les domaines d’intérêt commun pour les deux parties, couverts par le dialogue stratégique Algérie-UE sur les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme".
La première session de ce dialogue stratégique de haut niveau a été lancée le 19 octobre 2017 à Bruxelles, sous la direction de M. Messahel et Mme Mogherini.