jeudi, 19 juillet 2018

Actualités (215)

Le tribunal d’Annaba a ordonné la mise sous contrôle judiciaire de huit (8) douaniers exerçant au port d’Annaba et la libération provisoire de neuf (9) autres dont un ancien directeur régional des Douanes d’Annaba , lors de leur comparution dans une affaire de ‘’transfert illicite de devises vers l’étranger et de trafic de conteneurs de produits contrefaits’’, a-t-on appris auprès des avocats de la défense.
Les impliqués dans cette affaire, des cadres et des agents douaniers d’Annaba ainsi qu’un déclarant en douanes, sont poursuivis pour introduction sur le marché de produits contrefaits et transfert illicite de devises vers l’étranger, a précisé la même source soulignant que la comparution des accusés devant le procureur de la république près le tribunal d’Annaba a été entamée mercredi et s’est poursuivie jusqu’à jeudi soir.
Les faits de cette affaire remontent au mois de janvier dernier quand une enquête a été ouverte par les services compétents suite à des opérations d’importations et de déclaration douanière illégale a ajouté la même source soulignant qu’un agent douanier a subi, dans le cadre de cette même affaire, des pressions allant jusqu’à son licenciement pour avoir dénoncé ces pratiques. L’enquête dans cette affaire sera poursuivie après les vacances judiciaires, a-t-on conclu.

Le Comité bilatéral frontalier algéro-nigérien (CBF) tiendra, dimanche et lundi au Centre international des conférences Abdelatif Rehal (CIC) à Alger, sa 6ème session consacrée à renforcer la coopération sécuritaire et socio-économique au niveau des zones frontalières.

Le Comité bilatéral frontalier, présidé par les ministres de l'Intérieur des deux pays, a été créé conformément au protocole d’accord du 30 octobre 1997 à Alger, en vue de renforcer la coopération au niveau des villes frontalières et ce, à travers la promotion des échanges notamment dans le domaine de la coopération sécuritaire au niveau des frontières, la mobilité des personnes et l’immigration clandestine, la coopération économique dans toutes ses dimensions particulièrement en matière de développement durable et la coopération socioculturelle.
Les travaux de la 5ème session du Comité, tenus fin juillet 2015 à Niamey, ont abouti à la mise en place de mécanismes de mise en œuvre des recommandations issues des différentes sessions, dont un organe de "veille et de suivi".
Il s'agissait notamment de renforcer des actions communes en vue de juguler le phénomène de l’immigration illégale, l’inspection et l’entretien de la bande frontalière, le renforcement des moyens de lutte contre la contrebande et l’insécurité ainsi que l’occupation rationnelle de l’espace et l’organisation de patrouilles simultanées, coordonnées au niveau des frontières communes avec des points de jonction pour l’échange d’informations.
Il était question également de l’intensification des échanges de personnels entre les responsables des régions et les wilayas frontalières et la dynamisation de la coopération décentralisée entre les collectivités des régions frontalières notamment par des visites des différents responsables.
Pour les autorités algériennes, la zone frontalière entre les deux pays constitue "un pont pour la promotion de l'amitié, de la fraternité, de la coopération et de la complémentarité, mais elle fait face à des contraintes sécuritaires multiples, dues essentiellement à la présence de groupes terroristes qui s’alimentent des fléaux connexes dont en particulier le narcotrafic".
L'Algérie accorde un "intérêt particulier" à la sécurisation de ces zones pour les mettre à l’abri des réseaux terroristes et criminels notamment à travers le renforcement de la coopération bilatérale dans le domaine militaire et sécuritaire afin de d'instaurer un climat propice pour leur développement socio-économique durable.

Deux personnes ont été arrêtées jeudi à Annaba dans le cadre de l’enquête déclenchée suite à une plainte contre X déposée par les services de la wilaya d’Annaba dans l’affaire de l’agression d’un enfant sub-saharien, a-t-on appris auprès de la cellule de communication de la wilaya. Les personnes appréhendées sont l’agresseur et l’instigateur de cette agression, a précisé la même source, ajoutant que la personne qui a filmé cette scène de maltraitance de l’enfant a été identifiée et "demeure activement recherchée".

La plainte contre X a été déposée mercredi par les services de la wilaya suite à une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrant un enfant sub-saharien se faire agresser par un adulte à la gare routière d’Annaba, rappelle la même source.

Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) s'est dit "profondément choqué et bouleversé" par l'acte de violence commis contre un enfant africain à Annaba.
Le conseil a exhorté, dans un communiqué rendu public jeudi, les services compétents à "prendre leurs responsabilités et exercer leurs attributions pour que cet acte ignoble puisse être puni, avec toute la rigueur que requiert la loi pour de telles violences exercées contre une personne vulnérable".
Il rappelle, à ce propos, "la prohibition des actes de violence contre toute personne, d'autant plus que la Constitution prévoit que l'Etat garantit l'inviolabilité de la personne humaine" et que "toute forme de violence physique ou morale ou d'atteinte à la dignité est proscrite".
Le CNDH demeure "convaincu" que "cet acte isolé n'entachera en rien les efforts importants déployés par l'Etat en matière de protection et de promotion des droits de l'enfant, qui reste vigilant quant au respect de ses engagements régionaux et internationaux en la matière".

Des économistes ont mis l'accent, mercredi à Alger, sur la nécessité d'adopter une politique socioéconomique nationale adaptée au rythme de la croissance démographique qui a dépassé un (01) million d'habitants par an durant ces dernières années.
Le professeur Larbi Laamri, spécialiste en économie a souligné que la croissance démographique actuelle qui s'élève à 1,4 millions d'habitants par an "menace la croissance socioéconomique du pays, notamment en ce qui concerne les coûts élevés de la prise en charge des personnes âgées dont le nombre ne cesse d'augmenter et les dysfonctionnements financiers dont souffre la Caisse nationale des retraites (CNR)".
Qualifiant le rythme actuel de la croissance démographique de "fardeau" qui pèse sur l'Etat, l'expert a indiqué que cela exigeait "des places supplémentaires dans les écoles et les universités, des postes d'emplois, une prise en charge sanitaire et un nombre important de logements sociaux", appelant à remédier à la situation en adoptant "une politique socioéconomique adaptée à la croissance démographique".
De son côté, Nasreddine Hammouda, du Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD) considère que le nombre des naissances qui est passé de 600.000 naissances vivantes par an à la fin des années 90 à plus d'un million (01) de naissances depuis 2013 nécessite "la mise en place de stratégies nationales répondant aux besoins des habitants en matière d'enseignement, d'emploi et de santé, en réduisant les disparités régionales dont souffre les régions des Hauts plateaux et du sud".
Par ailleurs, le directeur de la Population au ministère de la Santé, Amor Wali, a affirmé que la croissance démographique actuelle "requiert une étude profonde et une structuration des différentes catégories sociales dont les personnes âgées (plus de 60 ans) qui représentent 9% de la population et dont la situation sanitaire nécessite une prise en charge et un suivi particulier outre les femmes en âge de procréation (11 millions femmes) âgées entre 15 et 49 ans".
Il a indiqué, dans ce sens, que le plan national de la planification familiale 2017/2018 tracé par le Gouvernement, visait à "définir les priorités pour assurer le bien être de la famille et préserver la santé de l'enfant et de la maman"", à travers la mise en place de mécanismes d'espacement des naissances", appelant à l'implication de tous les secteurs pour faire face aux obstacles entravant ce plan.
A ce propos, le même responsable a fait savoir que la situation démographique actuelle consistant en la croissance des naissance, n'était pas liée au recul de la planification familiale, mais plutôt à l'augmentation des cas de mariage, passés de 150.000 lors des années 90 à 350.000 pendant les dernières années en raison de l'amélioration de la situation sociale de la société algérienne.
Pour sa part, le chef du service néonatologie au niveau du Centre hospitalier universitaire (CHU) Mustapha Pacha, Djamil Lebbane, prévoit que la croissance démographique sera stable lors des prochaines années d'autant que l'âge de mariage chez les femmes est de 31 ans.
De son côté, Houria Zegane, Gynécologue au CHU, Nafissa Hamoud, a qualifié de "trop élevé" le rythme de croissance démographique actuel, ce qui impactera l'économie nationale s'il n y a pas une maitrise effective de la planification familiale en assurant les moyens matériels et humains dont la formation des sages femmes qui constituent un élément clés dans la prise en charge des femmes enceintes et la gestion de la planification familiale".