jeudi, 19 juillet 2018

Actualités (215)

Les travaux de la 6ème session du Comité bilatéral frontalier algéro-nigérien (CBF) ont débuté dimanche au Centre international des conférences Abdelatif Rehal (CIC) à Alger, pour discuter plusieurs dossiers relatifs au renforcement de la coopération sécuritaire et socio-économique au niveau des zones frontalières.
La rencontre est présidée par le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui et le ministre d'Etat nigérien, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité publique, de la décentralisation et des affaires coutumières et religieuses, Mohamed Bazoum.
Lors de cette session un groupe de travail, composé de représentants de la direction générale de l'aménagement et de l'attractivité territoriale et de l'Agence nationale à l'aménagement et à l'attractivité territoriale et les instances homologues au Niger, sera installé.
Ce comité aura à traiter, outre les missions ayant trait au développement socioéconomique au niveau des régions frontalières, les questions liées à la sécurité et à la circulation des personnes notamment la sécurisation des zones frontalières, le renforcement des relations entre les services de sécurité des deux pays, le renforcement de la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes, la facilitation de la circulation des personnes et des biens dans le cadre légal et de prévenir l'immigration clandestine.
Peu avant la réunion du comité bilatéral, M. Bedoui s'est entretenu avec son homologue nigérien sur les points inscrits à l'ordre du jour de cette session ainsi que sur la coopération bilatérale.
Le Comité bilatéral frontalier a été créé conformément au protocole d’accord du 30 octobre 1997 à Alger, en vue de renforcer la coopération au niveau des villes frontalières et ce, à travers la promotion des échanges notamment dans le domaine de la coopération sécuritaire au niveau des frontières, la mobilité des personnes et l’immigration clandestine, la coopération économique dans toutes ses dimensions particulièrement en matière de développement durable et la coopération socioculturelle.
Les travaux de la 5ème session du Comité, tenus fin juillet 2015 à Niamey, ont abouti à la mise en place de mécanismes de mise en oeuvre des recommandations issues des différentes sessions, dont un organe de "veille et de suivi".
Il s'agissait notamment de renforcer des actions communes en vue de juguler le phénomène de l’immigration illégale, l’inspection et l’entretien de la bande frontalière, le renforcement des moyens de lutte contre la contrebande et l’insécurité ainsi que l’occupation rationnelle de l’espace et l’organisation de patrouilles simultanées, coordonnées au niveau des frontières communes avec des points de jonction pour l’échange d’informations.
Il était question également de l’intensification des échanges de personnels entre les responsables des régions et les wilayas frontalières et la dynamisation de la coopération décentralisée entre les collectivités des régions frontalières notamment par des visites des différents responsables.
Pour les autorités algériennes, la zone frontalière entre les deux pays constitue "un pont pour la promotion de l'amitié, de la fraternité, de la coopération et de la complémentarité, mais elle fait face à des contraintes sécuritaires multiples, dues essentiellement à la présence de groupes terroristes qui s’alimentent des fléaux connexes dont en particulier le narcotrafic".
L'Algérie accorde un "intérêt particulier" à la sécurisation de ces zones pour les mettre à l’abri des réseaux terroristes et criminels notamment à travers le renforcement de la coopération bilatérale dans le domaine militaire et sécuritaire afin de d'instaurer un climat propice pour leur développement socio-économique durable.

L'agriculture absorbe annuellement près de 70% de l'ensemble des volumes d'eau consommés au niveau national, alors que des systèmes d'irrigation alternatifs permettraient d'en faire d'importantes économies, a indiqué le Directeur de l'alimentation en eau potable auprès du ministère des Ressource en eau, Omar Bougueroua, dans un entretien accordé à l'APS.
"Il y a des efforts très importants à faire en matière d'économie de l'eau dans l'agriculture, un secteur gros consommateur d'eau en Algérie avec 70% de la consommation au niveau national", précise-t-il.
Selon le même responsable, la consommation en eau dans le secteur agricole est d'environ 7 milliards de m3 en moyenne annuelle, sachant que la consommation globale nationale (consommation de la population en eau potable, les besoins des secteurs industriel et agricole) est de 10,6 milliards de m3/an.
"Si nous faisons des économies, ne serait-ce que de 10% du volume global mobilisé pour l'agriculture, nous récupérerons 700 millions de m3, alors que des économies de 20% permettraient de récupérer 1,4 milliard de m3, permettant d'alimenter la moitié de la population algérienne", avance M.Bougueroua.
En terme de superficie plantée, ces volumes récupérables pourraient irriguer 300.000 ha de terres plantées supplémentaires, soit 30% de la surface totale irriguée.
Pour ce faire, le même responsable évoque le renforcement des systèmes économisateurs d'eau tels le goutte-à-goutte et l'aspersion, et ce, en parallèle à la modernisation de l'agriculture.
"Ceci est un volet très important et nous sommes en train de travailler avec le ministère de l'Agriculture et des résultats existent déjà", selon lui.
A ce propos, il indique que la superficie irriguée par les moyens économisateurs d'eau était à peine de 90.000 ha en 2000 pour passer actuellement à 600.000 ha.
Mais ces 600.000 ha ne représentent que 50% de la superficie irriguée alors que les 50% restants utilisent encore les systèmes traditionnels lesquels gaspillent d'énormes volumes d'eau, relève-t-il.
"Nous avons tracé des objectifs pour 2022-2025 qui devraient permettre de généraliser les systèmes économisateurs d'eau, notamment en raison des périodes de sécheresse que connait le pays, et des changements climatiques", fait-il valoir.
Par ailleurs, cette reconversion du caractère classique de l'irrigation vers un système moderne moins "vorace" en eau passe également par la mobilisation de l'eau non conventionnelle à travers le dessalement de l'eau de mer et la réutilisation des eaux usées épurées.
A travers le parc de station d'épuration que le pays possède, 400 millions de m3/an d'eau sont produits à l'heure actuelle.
Une multiplication de ces stations permettrait d'atteindre, progressivement, les 600 millions m3/an et même un (1) milliard de m3/an.


Des actions de sensibilisation des citoyens pour l'économie de l'eau potable

Par ailleurs, des actions institutionnelles ont également été engagées par le ministère des Ressources en eau à travers notamment l'Agence nationale de gestion intégrée des ressources en eau (AGIRE) qui oeuvre à sensibiliser les citoyens pour les intégrer aux efforts fournis pour l'économie de l'eau.
Dans ce sens, le Directeur général d'AGIRE, Mohamed Deramchi, explique à l'APS que ce concept de sensibilisation et de communication a été introduit en Algérie dans le secteur des ressources en eau depuis le sommet de la terre de Rio (Brésil) en 1992. Depuis, le pays a mis en place des outils pour la gestion intégrée de la ressource.
Selon les termes du Sommet de Rio, la gestion intégrée de la ressource en eau est basée sur quatre points: la planification, la mise en place d'un système d'information, la concertation entre les différents acteurs et la communication et la sensibilisation, détaille-t-il. En terme de sensibilisation et la communication, AGIRE oeuvre à faire connaitre aux citoyens l'ensemble des étapes du cycle que l'eau potable opère avant de parvenir au robinet en vue de les amener à réaliser l'importance de sa préservation. "Nous axons notre programme de communication à travers l'ensemble des catégories de la population, au niveau des écoles, des lycées, des universités, des colonies de vacances, des associations, des mosquées (à travers les imams) et aussi au niveau des industriels et des agriculteurs", selon lui. Il y a également la sensibilisation à travers le site web et Facebook pour rester en contact avec l'usager et l'inciter à économiser cette denrée précieuse.

Le président du parti "AHD 54", Ali Faouzi Rebaïne , a appelé samedi à Constantine à œuvrer pour bâtir un Etat de droit assurant le principe de chances égales pour tous et garantissant un développement durable.
S'exprimant lors d'une rencontre avec des militants et sympathisants de son parti, tenue à la maison de la culture "Ahmed Saâdi", M. Rebaïne a souligné la nécessité de conjuguer les efforts pour "l'édification d'un Etat de droit garantissant l'égalité pour tous, en matière de travail notamment". "L'Algérie est un pays riche, en mesure d'évoluer sans compter sur ses ressources en hydrocarbures'', a estimé le président de AHD 54, appelant au développement des secteurs de l'agriculture, l'industrie et le tourisme notamment, considérés comme "névralgiques'' dans le développement durable des pays.
Dans ce sens, l'intervenant a mis en exergue la nécessité d'''abolir'' les contraintes administratives, particulièrement celles entravant l'évolution de ces secteurs créateurs de richesse et de ''rompre'' avec l'économie de rente qui, selon lui, ''continue de freiner le processus de développement en Algérie". "Il est temps de fixer l'ordre de mérite de tout un chacun, selon l'effort déployé dans le cadre du développement du pays et loin de toute tendance de complaisance'', a-t-il encore estimé.
Evoquant le pouvoir d'achat ''en chute'', M. Rebaïne a appelé à l'organisation et à la restructuration des marchés de gros des fruits et légumes jusque là, a-t-il ajouté, ''monopolisés par une minorité qui cherche à gagner au détriment des autres''. Aussi, le président de AHD 54 a insisté sur la consolidation de la "communication entre citoyens et pouvoirs publics", appelant à des décentralisations administrative et économique pour donner davantage de prérogatives aux élus locaux, qu'il a qualifiés d'"acteurs principaux" dans l'équation du développement durable.

Le ministre de l'Agriculture, du développement rural et de la pêche, Abdelkader Bouazghi, a procédé jeudi à l'installation d'une commission chargée de préparer un dossier sur la problématique de la filière équine et cameline, a indiqué un communiqué du ministère.
Le ministre qui a présidé une réunion consacrée à la redynamisation de la filière équine et cameline, a appelé les cadres en charge du dossier de faire des propositions à même de promouvoir et développer de cette filière et de fournir plus d'efforts afin de préserver des ressources génétiques nationales, notamment le pure sang arabe et cheval barbe et l'amélioration des races.
La rencontre a regroupé les cadres du secteur ainsi que le directeur général de l'Office national de développement des élevages équins et camelins (ONDEEC) et le directeur de société des courses hippique et du pari mutuel (SCHPM). L'ONDEEC a pour mission l'encouragement, le développement et la préservation des races équines et camelines. A ce titre l'office est chargé de mettre en œuvre des programmes d'encouragement et de développement arrêtés par le ministère, de créer de développer et de promouvoir toute activité liée à élevage équin et camelin, de contribuer à la diffusion des techniques d'élevage, notamment par organisation de campagne de vulgarisation. Quant à la SCHPM, sa principale mission et de promouvoir des espèces équines et camelines ainsi que l'organisation des courses publiques hippiques et dromadaires et l'encouragement des élevages équines et l'amélioration de leur race en Algérie.

Le taux brut de natalité en Algérie, soit l'effectif des naissances vivantes pour 1.000 habitants, est passé de 19,36 pour mille en 2000 à 25,40 pour 1.000 en 2017, soit un taux parmi les "plus élevés dans le monde", indique une étude de la direction de la population au Ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.
Cette évolution "place l'Algérie, une fois de plus, parmi les pays ayant une natalité élevée dans le monde", souligne l'étude présentée à l'occasion de la Journée mondiale de la Population. L'Algérie "est entrée, depuis plus d'une décennie, dans une dynamique démographique marquée par une augmentation soutenue de la natalité", souligne l'étude, qui rappelle que le volume annuel des naissances vivantes, après avoir baissé de près de la moitié entre 1985 et 2000, passant respectivement de 885.000 à 589.000, ne cesse d'augmenter, dépassant le cap de million en 2014 pour atteindre 1.067.000 naissances vivantes en 2016, suivi d'un léger recul en 2017 avec 1.060.000 naissances vivantes.
Le même document révèle aussi que la fécondité a également enregistré une augmentation entre 2000 et 2017, passant de 2,40 enfants à 3,1 enfants par femme.
A ce rythme, indique l'étude, et en supposant que ce niveau de fécondité augmenterait à 3,5 enfants par femme en 2050, la population algérienne serait de l'ordre de 72,4 millions d'habitants (contre 42 millions actuellement) avec une structure par âge "très contraignante" marquée par plus de personnes à charge (les moins de 20 ans et les 60 ans et plus). Cette croissance démographique rapide s'inscrit dans un contexte économique et social fortement impacté par la diminution drastique des ressources financières de l'Etat, induite par la chute des prix du pétrole sur le marché mondial.
Cependant, et en tendant vers un niveau de fécondité de 2,1 enfants par femme en 2050, soit le niveau de renouvellement des générations, la population augmenterait à près de 62 millions d'habitants et avec une structure très favorable au développement marquée par un ratio entre population à charge (-20 ans et 60 ans et plus) et population en âge d'activité (20-59 ans) faible, permettrait de tirer pleinement profit du dividende démographique au cours de années (2017-2050), lit-on dans le document,Car une réduction de la fécondité "permettrait un allégement des charges liées à la santé, à l'éducation..., ce qui devrait être mis à profit pour aller vers une avenir plus prospère où tous les citoyens sont autonomes, capables de réaliser pleinement leur potentiel et de vivre en toute satisfaction et en bonne santé".
Face à l'augmentation de la natalité et de la population, le programme national de planification familiale "reste le principal instrument pour réduire la fécondité des couples en répondant notamment aux besoins non satisfaits estimés à 7% et promouvoir les méthodes modernes efficaces et adaptées à chaque femme en privilégiant les méthodes des longues durée d'action", explique-t-on.