jeudi, 26 avril 2018

Des explications ont été données aux partenaires européens quant aux mesures provisoires prises par l'Algérie pour réduire ses importationsface aux difficultés financières, a affirmé mardi à Alger le ministre du Commerce, Said Djellab. "Nous avons bien expliqué à nos partenaires de l'Union européenne, avec qui nous avons une relation stratégique, que nous traversons une période très difficile sur le plan financier et particulièrement au niveau de la balance commerciale et celle des paiements, et qu'il s'agit aussi d'une période transitoire", a précisé M. Djellab en réponse à une question de la presse en marge d'une réunion sur les exportations hors-hydrocarbures. "Il a été expliqué à l'UE qu'il s'agissait d'une période difficile et que nous sommes, donc, obligés de regarder de très prés nos importations", a-t-il déclaré.
Il a également été expliqué aux partenaires européens de l'Algérie qu'il s'agissait d'une "période transitoire qui permettra à l'Algérie de diversifier son économie et de ne pas dépendre uniquement des hydrocarbures", a-t-il soutenu. Dans ce sens, il a considéré que "le principe de partenariat implique qu'il y ait une compréhension". Et d'ajouter: "Nous sommes prêts à dialoguer et nous avons instauré un dialogue et nous espérons que nos partenaires participent avec nous dans cette transition économique". Pour rappel, les déclarations récentes de la Commissaire européenne du Commerce, Cécilia Malmstrom, devant la Commission des affaires économiques et des affaires étrangères de l'Assemblée nationale française sur le dispositif algérien de sauvegarde de l'économie nationale a suscité plusieurs réactions d'organisations patronales et économiques nationales ainsi que de l'UGTA.
Ainsi, le FCE et l'UGTA ont exprimé leur "préoccupation" à la suite de ces déclarations en relevant que ces mesures de protection ne remettent nullement en cause la volonté de l’Algérie de consolider sa coopération économique avec ses partenaires stratégiques dont l’UE fait partie. De son côté, le vice-président du Conseil national économique et social (CNES), Mustapha Mekideche, a considéré que la réaction de l’UE était "contradictoire" et "paradoxale" puisque des partenariats entre des entreprises européennes et algériennes se sont noués dans le secteur de l’automobile avec des importations de CKD/SKD auprès de pays européens, sans compter la levée des restrictions à l'importation de certains intrants nécessaires à l’économie algérienne, tandis que des accords importants dans le domaine des hydrocarbures ont été conclus récemment entre l'Algérie et l'Italie. Pour sa part, le Conseil national de concertation pour le développement de la PME "a réprouvé la vision d'une Algérie réduite à un simple marché accessible et réservé aux Etats membres de l'Union européenne". En outre, il s'est étonné de la "réaction disproportionnée" de Mme Malmstrom "au moment où nous assistons à la montée du protectionnisme dans les pays qui se réclament les plus libéraux". Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, avait appelé, lors du forum d’affaires algéro-espagnol tenu en début avril à Alger en présence de son homologue espagnol, Mariano Rajoy Brey, à la "compréhension" des fournisseurs traditionnels de l'Algérie quant aux mesures de sauvegarde commerciales prises par le gouvernement algérien pour rééquilibrer la balance des paiements.
"Je me dois de vous dire que l’Algérie traverse une période difficile financièrement du fait de la chute des prix des hydrocarbures qui ont gravement affecté sa balance des paiements", avait-il expliqué. Devant cette situation, "le gouvernement, qui a décidé de préserver la dynamique de croissance économique et de développement social et culturel, a pris les mesures qui s’imposaient, notamment des dispositions transitoires de sauvegarde en matière de commerce extérieur", avait soutenu M. Ouyahia qui avait espéré la "compréhension" des fournisseurs traditionnels, et ce, "dans le cadre de la solidarité".

Le groupe Sonatrach a réalisé une découverte pétrolière au Nord du Niger, a annoncé mardi à Tamanrasset le P-dg du groupe, Abdelmoumen Ould Kaddour. Il s'agit du premier puits au Niger, foré par le groupe chinois GWDC pour le compte de Sonatrach, selon les explications du M. Ould Kaddour à la presse en marge de la visite du ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui et du ministre de l'Energie Mustapha Guitouni dans cette wilaya du Sud. Le groupe Sonatrach détient un permis de recherche à 100 % au niveau de la zone "Karfa 1" située à 100 km de la frontière algéro-nigerienne. Cette nouvelle découverte à l'internationale a été réalisée grâce notamment aux efforts diplomatiques du ministère des Affaires étrangères pour assurer les conditions de travail nécessaires particulièrement en matière de sécurité. Concernant l'alimentation de la wilaya de Tamanrasset en gaz naturel, M. Ould Kaddour a assuré que le gazoduc "Tidikelt-Tamanrasset", réalisé par plusieurs filiales de Sonatrach, va permettre aux villages riverains d'accéder également à cet énergie propre. l mis en exergue dans ce sens le rôle de Sonatrach en tant que société "citoyenne" dans le développement local et le désenclavement des zones éloignées du grand Sud du pays.

Par : F.B

Le ministre de la Santé a fait part aux membres de son syndicat, qu’il interviendra pour rétablir l’article 259, tel qu’il avait initialement été adopté par le gouvernement et le ministère, a fait savoir, le président du Syndicat des pharmaciens d’officine M. Messaoud Belamri, lors de son passage à la chaine 3 de la radio nationale. Il a ajouté que « Le ministre a présenté « ses assurances et garanties » que cet article sera rétabli. pour rappel Suite à l’annonce de la suppression de l’alinéa de l’article 259 spécifiant que « le pharmacien est l’unique propriétaire et le gestionnaire de l’officine dont il est titulaire », durant leurs délibérations autour du projet de loi sanitaire par les membres de l’APN, les pharmaciens se sont insurgés. Ils ont annoncé une grève à leur tour. Le président du Syndicat des pharmaciens d’officine a rappelé, qu’à aucun moment, cette disposition n’a été remise en question lors des différents réaménagements dont cette loi a eu à faire l'objet. M. Messaoud Belamri prévient que si celle-ci est maintenue en l’état, l’activité pharmaceutique va s’en trouver ouverte « au pouvoir de l’argent » et à une domination extérieure au pays, du marché de la distribution du médicament. « Au lieu du pharmacien, explique-t-il, ce sera à des entités commerciales que sera désormais dévolu le rôle de gérer une ou plusieurs officines à la fois ». Rappelant que la pharmacie représente une partie intrinsèque du système de santé dans son ensemble, il estime qu’en touchant à son mode d’exercice, c’est tout le système de santé, y compris le système national du médicament, qui vont s’en trouver ébranlés. Si l’amendement est conservé en l’état, insiste-t-il, ce sera « la porte ouverte » aux filières pharmaceutiques internationales, dont les objectifs, dit-il, ne coïncident pas avec ceux tracés par les autorités en charge de la santé, ni avec la politique nationale du médicament et de sécurité sociale.

Le Chef du Département emploi-préparation à l'état-major de l'Armée Nationale Populaire (ANP), le général-major Chérif Zerrad a mis l'accent, mardi à Alger, sur la nécessité du renforcement de la coopération et de la coordination des efforts entre les différents acteurs pour échanger les informations relatives à la criminalité multiformes induites par le phénomène de la migration clandestine.

Dans une allocution à l'ouverture des travaux d'un séminaire international sur le phénomène migratoire, le général-major Zerrad a affirmé que "la dynamique de coopération est devenu un impératif pour garantir la coordination entre les intervenants, particulièrement en matière d'échanges d'informations relatives à la criminalité multiformes qui accompagne ce phénomène". "En dépit de l'importance des étapes franchies dans ce cadre, le champ demeure ouvert à davantage d'efforts pour développer les stratégies et mécanismes de coopération, de prévention et de lutte, tout en oeuvrant à assurer la mobilisation des ressources à un niveau s'élevant à la hauteur des défis rencontrés et lutter contre les menaces communes", a ajouté l'intervenant au cours de cette rencontre organisée par le ministère de la Défense nationale à travers le Commandement de la Gendarmerie nationale. Le général-major Zerrad a appelé les participants à "sortir avec des recommandations constructives à même de contribuer à la mise en place d'une approche commune basée sur le respect total de la loi et des droits de l'Homme", dans le but , a-t-il dit, de "traiter le phénomène de la migration clandestine avec plus d'efficacité, notamment son aspect lié à la criminalité transfrontalière".
Le responsable a réitéré, à ce propos, l'"attachement" de son département et sa volonté à lutter contre le phénomène de la migration clandestine à dimension croissante et liée à la criminalité multiformes, ce qui exige, a-t-il dit, "un intérêt particulier à tous les niveaux, notamment au plan international, au regard des menaces qui découlent de ce phénomène, particulièrement sur la sécurité publique". Le général-major Zerrad a qualifié, dans le même contexte, ce séminaire d'occasion pour "valoriser l'échange d'informations et d'expériences, rapprocher les vues et approfondir la réflexion autour de la problématique de la migration clandestine, à travers la création d'un espace de dialogue entre les différents acteurs".
Il a rappelé, par la même, "les efforts déployés par l'Algérie pour raffermir les relations de coopération avec les différents partenaires afin de créer un climat de sécurité et de stabilité face aux défis régionaux actuels marqués par les activités de groupes organisés exerçant toutes les formes de criminalité en exploitant la fragilité de la situation des migrants dans des actes affectant la sécurité publique", soulignant, à ce titre, que l'Algérie a été parmi les premiers pays à accueillir des migrants victimes de conflits.