Assia Nadri

Le ruban rouge, signe universel de reconnaissance, de soutien et de solidarité envers les personnes vivant avec le VIH, est porté par de nombreuses personnes dans le monde entier, à chaque 01 décembre. 1988, a été la première année ayant connu la célébration de la journée mondiale de la lutte contre le VIH.

Chaque journée mondiale de la lutte contre le SIDA a une pensée distinctive, le slogan de cette édition 2020 est « Solidarité mondiale et responsabilité partagée ». Avec plus de 38 millions de personnes infectées selon l’ONU, le SIDA enregistre 32.000 infections en Algérie. La communauté internationale commémore cette année cette journée, dans des conditions très particulières marquées par la propagation de la pandémie du Coronavirus. Cette crise sanitaire nous a démontré que toute personne qui ne respecte les gestes barrières, est plus menacée de choper le virus, et c’est la même chose pour le SIDA qui se transmet surtout en milieu familial.

Selon les médecins, les séropositifsdoivent prendre plus de précautions et s’en tenir au mesures préventives et à l’application stricte de consignes de prise de de médicaments et de traitements. C’est d’ailleurs ce que le premier responsable du secteur de la santé confirmera : « l’importance de la lutte contre le sida particulièrement en cette période de pandémie, afin de ne pas transmettre d’une manière ou d’une autre le VIH à d’autres personnes et renforcer par la même occasion leur défense immunitaire. »

Dans le même cadre le ministre de la santé, professeur Abderrahmane Benbouzid a déclaré qu’« au cours des 20 dernières années, l’Algérie a réalisé des progrès en matière de lutte contre le SIDA».

Pour le ministère de tutelle, la célébration de ladite Journée mondiale constitue « une opportunité pour présenter les progrès vers les cibles 90-90-90 aux niveaux global, régional et national, les stratégies de l’accélération de la riposte dans le cadre de la mise en œuvre du PNS 2020-2024 dans le contexte de la Covid-19 ainsi que pour évoquer les mesures innovantes à prendre pour relever les défis actuels et contribuer aux objectifs ambitieux de mettre fin d’ici à 2030 au SIDA comme problème de santé publique ». Le programme de la rencontre portera sur la situation du VIH/sida dans le monde, dans la région MENA et au niveau national.

Il sera notamment question des « progrès de la riposte nationale », à travers les expériences des Centres de Référence pour la prise en charge du VIH /Sida (CDR) ainsi que de la contribution des associations en matière de riposte au SIDA dans le contexte Covid-19.