Jalil M.

Une vaste opération de ravalement des façades lancée depuis quelques mois, commence à donner une nouvelle image aux anciennes cités oranaises complètement ternies et longtemps oubliées. Cette opération est initiée par la direction locale du logement consiste sur la peinture et l’entretien des parties communes. L’initiative a été très saluée par les riverains qui ont affirmé que ce coup de liing a rendu à leurs cités le lustre d’antan. Cela s’ajoute aux opérations de nettoyage et d’entretien de l’environnement qui se sont multipliées depuis le début de cette crise sanitaire. Où des jeunes de quartiers se donnent rendezvous sur les réseaux sociaux, afin de collecter les ordures et nettoyer les espaces verts, le tout appuyé par une couche de peinture des trottoirs et des murs. Le ravalement des façades est déjà lancé dans les cités El Yasmine, l’USTO, Ezzitoune ainsi que plusieurs autres cités qui nécessitaient une prise en charge de l’Etat.

Selon un père de famille : « Sincèrement on redécouvre nos cités, après toutes ces années d’abandon, nous en tant que résidants ayant vécu ici depuis notre naissance, on a presque oublié que notre cité peut redevenir belle en quelques gestes simples, certains voisins ont toujours cette intention d’entretenir, élaguer et nettoyer les cités, mais malheureusement, leur travail est une chimère face aux nombre de personnes qui ne rendent aucune importance à l’environnement dans lequel ils vivent » dira-ils. Et d’ajouter : « Maintenant l’Etat a fait le gros travail en redonnant de l’éclat à nos bâtiments, désormais c’est à nous les habitants de préserver cette belle image, en se mobilisant chacun dans son domaine et dans son immeuble, pour interdire aux voisins de jeter les ordures et en entretenant les espaces réservés aux enfants, et c’est tout à notre mérite. » conclura-t-il. Un président d’une association de quartier à la cité Housn El Djiouar à l’USTO, a proposé de revenir à l’ancien système du syndic du bâtiment, qui collecte les charges mensuelles, pour avoir un fond pour entretenir les parties communes des bâtiments, comme ça les résidents auront toujours quelqu’un à qui s’adresser. De plus, ajoute-t-il, l’Etat vient de faciliter les procédures de la création d’une association, pourquoi pas donc ne pas se réunir réglementairement visà-vis de la loi, et devenir un partenaire à l’OPGI, la SEOR et la Sonelgaz et régler ainsi tous les soucis de la cité. Dans une opération plus grande, l’office de promotion et de gestion immobilière avait lancé il y a quelques années, la restauration du vieux bâti au centre-ville, qui a également redonné de l’éclat à une ville d’Oran en quête d’une seconde jeunesse.