Jalil Mehnane

De jour en jour, les chiffres annoncés par le ministère de la Santé quant à l’évolution de la pandémie du Coronavirus, affirment que la situation va de mal en pis. Avec une moyenne de plus de 1000 cas par jour, la mobilisation est primordiale afin d’endiguer l’avancée de ce virus qui est revenu encore plus agressif en cette saison hivernale. A Oran 8700 cas ont été enregistrés depuis le début de la maladie. Après une tendance baissière durant le mois de septembre, les chiffres sont de nouveau sur une courbe ascendante. Dans cette deuxième vague, la direction de la Santé a annoncé plus de 1300 cas qui ont été enregistrés dans la première quinzaine de ce mois de novembre, avec une moyenne de 83 cas par jour. Ce qui met les services sanitaires sur le qui-vive, pour contrer ce raz-de-marée du Covid-19.

Pour y parvenir, la wilaya d’Oran compte renforcer la capacité d’accueil des établissements publics l’EHU et le CHUO ainsi que l’hôpital de Hai Nedjma qui reçoit depuis son inauguration les cas positifs au SARS-COV-2. Pour renforcer davantage la prise en charge des patients un autre établissement en l’occurrence l’hôpital de Gdyel va entrer en service en accueillant les malades patients du Coronavirus. Ces mesures devront atténuer la pression sur les autres établissements dont certains sont déjà en saturation.

Pas de protocole au sein des bus

Face aux efforts consentis par l’Etat, des scènes de citoyens sans masque de protection, de rassemblements devant les commerces ou au niveau des cité ou encore des fêtes de mariages organisées, prouvent que la mobilisation des Oranais n’est pas encore au rendez-vous, en dépit du nombre des cas infectés et des décès déplorés. Par ailleurs, le transport en commun, qu’on n’a pas pu arrêter pour ne pas pénaliser les citoyens, constitue l’autre point noir. En effet, aucune mesure de distinction n’est respectée. Des usagers sans bavette et des bus surchargés, de quoi s’inquiéter sur les éventuelles contaminations dans des situations pareilles.
Si les automobilistes respectent le port du masque après les mesures dissuasives imposées par la police, les bus eux continuent de détruire les efforts fournis par les autres, en acceptant de faire monter des gens sans mesures de protection. Ce laisser-aller peut nuir à d’autres usagers notamment les personnes âgées et les femmes enceinte qui sont vulnérables.

Le vaccin anti-grippe en attendant le vaccin anti-covid

Selon des médecins spécialistes, en attendant la commercialisation des vaccins découverts contre le Covid-19, il faut prendre les précautions afin d’immuniser le corps à travers le vaccin antigrippal dont la campagne a été lancée au début de ce mois de novembre.
Des efforts déployés par son secteur pour garantir une prise en charge optimale des catégories vulnérables, notamment celle des personnes âgées. Proposé à plus de 1370 DA, ce vaccin est disponible au niveau officines d’Oran. La wilaya avait reçu u premier quota de 4000 doses en attendant un nouvel arrivage.
Pour la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière, la ministre avait affirmé qu’elle sera généralisée à l’ensemble des régions du pays, notamment les zones d’ombre.
Elle ciblera, dans un premier temps, les personnes âgées et les personnes atteintes de maladies chroniques ainsi que les habitants des zones d’ombre et reculées, a expliqué Pr. Benbouzid qui a assuré de la disponibilité du vaccin.
Le 03 novembre, une campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière avait été lancée et se poursuivra tout au long de la période automne-hiver.
En plus des pharmacies, le vaccin est disponible au niveau des établissements de santé publique (EPSP).