La nouvelle politique du secteur de l’agriculture vise à augmenter la production nationale et à réduire la facture des importations, et ce, à travers notamment le développement des filières stratégiques et l’encouragement de l’investissement, a souligné jeudi le ministre de l’Agriculture et du développement rural, Hamid Hemdani.
« La stratégie du secteur repose sur une feuille de route présentée le 26 juillet dernier en Conseil des ministres et s’articule principalement sur la sécurité alimentaire, le développement des filières stratégiques à l’exemple du blé tendre et les huiles qui constituent l’essentiel des importations en produits alimentaires et enfin l’encouragement de l’Investissement », a indiqué M. Hemdani lors de son passage au forum de la Chaine II de la radio nationale.
Pour développer les filières stratégiques et réduire les importations notamment des produits qui pèsent sur la balance commerciale, telles que les grandes cultures et les huiles, la stratégie élaborée par le ministère de l’Agriculture mise sur le lancement des projets structurants, a tenu à préciser M.Hemdani.
Il a, dans ce cadre, rappelé l’importance accordée au développement de la filière des huiles citant l’exemple de la culture du colza sur plus de 3.000 hectares durant l’année en cours.
« Il ne s’agit pas d’une opération pilote, mais d’un programme lancé depuis juillet dernier et qui touchera 16 wilayas du pays », a-t-il ajouté.
S’agissant du recensement du foncier agricole à travers le territoire national, le ministre a affirmé que son département travaille en étroite collaboration avec les bureaux d’études et l’Agence spatiale algérienne
(ASAL) qui utilise des outils géo-spatiaux (imagerie satellite, cartes et autres outils spatiales) afin d’identifier les parcelles agricoles potentiellement fertiles et celles qui sont proches des ressources hydriques.
Evoquant l’autre axe de la stratégie du secteur portant sur l’encouragement de l’investissement, il a relevé que le principal défi consistera à organiser l’investissement en « débureaucratisant l’acteéconomique ».
Il a, à ce propos, mis en avant l’importance de la création récente de l’Office de développement de l’agriculture saharienne, une entité qui facilitera, selon lui, le parcours des investisseurs en leur épargnant les lourdeurs bureaucratiques à travers un guichet unique.
« Ce guichet s’occupe uniquement de l’acte d’investissement en assurant l’accompagnement, le contrôle, le suivi et l’évaluation des opérations d’investissements », a-t-il expliqué.
Le ministre de l’Agriculture a, d’autre part, souligné l’importance du nouveau décret exécutif du 29 septembre 2020 modifiant et complétant le décret exécutif de 1996 qui garantit plusieurs facilitations administratives concernant la création et la gestion des coopératives agricoles.
M. Hemdani a abordé également le volet portant sur les importations de semences. A ce sujet, il a fait savoir que l’Algérie n’importe plus de semences céréalières. Celles-ci sont quasiment produites, a-t-il signalé, au niveau local ajoutant que la production nationale assure plus de 80% des besoins nationaux en matière du blé dur.