Jalil M.

Longtemps tabousous l’ère Bouteflika, la liberté de la justice est désormais l’un des axes de la constitution algérienne version « nouvelle Algérie ». Le secteur de la justice qui subissait une grande pression de la part des responsables en cette époque, s’est libéré après le soulèvement populaire, lorsque les Algériens ont scandé haut et fort « On veut un Etat de droits où la justice est au-dessus de tous » et la concrétisation n’a pas tardé avec les procès historiques des anciens oligarques et autres symboles du régime Bouteflika.
Un signe de santé pour la révolution de ce secteur ô combien important dans un pays pour incarner l’égalité et appliquer le principe essentiel du respect des normes juridiques. Du coup, chacun est soumis au même droit, que ce soit l’individu ou bien la puissance publique.
Pour asseoir les bonnes bases d’un Etat de droit, la constitution a porté sur le remplacement du Conseil Constitutionnel qui était « maniable » par l’ancien système par une Cour Constitutionnelle. Son rôle, contrôler et vérifier harmonieusement la conventionalité des lois, trancher les différends qui opposent les pouvoirs constitutionnels de manière à mettre le pays à l’abri d’éventuelles crises politiques pouvant mener à la paralysie des institutions constitutionnelles.
Par ailleurs, notre justice sera encore plus forte grâce au nouveau code pénal, et les lois contre l’enlèvement des enfants, les bandes de quartiers ainsi que les conditions de la détention provisoire. En somme c’est l’une des principales revendications soulevées par le ‘’Hirak’’ sont satisfaites dans cette révision de la constitution de 2016.