Le ministre des Affaires étrangères, SabriBoukadoum a indiqué jeudi à Alger que le projet d’amendement de la Constitution soumis à référendum populaire le 1er novembre prochain consacrait le principe d’égalité des sexes.

Dans une allocution lors des travaux de la Conférence nationale sur « la femme rurale dans le monde de l’entrepreneuriat : horizon 2030 », M. Boukadoum a précisé que « l’Algérie a consacré, depuis l’indépendance, le principe d’égalité des sexes dans ses Constitutions, en reconnaissance du rôle effectif et des énormes sacrifices consentis par les femmes dans la lutte pour la libération et au lendemain de l’indépendance », soulignant que l’Etat « est très attaché à la concrétisation et à la préservation de ce principe dans le projet d’amendement de la Constitution qui sera soumis à un référendum populaire le 1er novembre prochain ». Le ministre des Affaires étrangères a, dans ce cadre, rappelé que « l’Etat algérien a ratifié la plupart des traités et accords internationaux se rapportant à la préservation et à la protection des droits des femmes ».
M. Boukadoum a, en outre, affirmé que l’Algérie « a fait des progrès considérables en matière de participation effective des femmes à la vie politique », en voulant pour preuve leur accès aux hautes fonctions et aux postes politiques, ce qui a qui a permis à l’Algérie, a-t-il dit, de progresser à la 30e place sur la liste des Etats ayant élargi la représentation des femmes au niveau parlementaire à l’échelle internationale ».
Pour le ministre des Affaires étrangères, ces acquis « reflètent les efforts consentis par l’Etat pour réaliser l’égalité entre les hommes et les femmes ».
De même qu’il a mis en avant l’attachement de l’Algérie à « assoir la paix et la sécurité à travers une participation active de la femme à ce créneau sensible, en s’employant à faire un travail constructif dans les domaines politique, économique et socioculturel ».
Le renforcement de la participation de la femme dans la sphère économique, notamment dans l’entrepreneuriat agricole, constitue, selon M. Boukadoum, « un objectif axial » pour l’Etat, traduit par « l’engagement du chef de l’Etat à mettre en place les mécanismes nécessaires au renforcement de l’initiative féminine et à la promotion de son activité notamment dans les zones rurales et reculées ».
« Le gouvernement œuvre à atteindre cet objectif à travers la mise en place de programmes et plans en la matière », a-t-il poursuivi.
Pour le chef de la diplomatie algérienne, « le soutien à la femme rurale dans le monde de l’entrepreneuriat, sous-tendant formation et développement de ses compétences à la hauteur même des normes internationales, lui permettra de prendre place sur le marché et booster l’économie nationale avec la possibilité d’accéder au marché international ».
« L’Etat redouble d’efforts afin d’atteindre les ODD, chers d’ailleurs aux yeux des Nations Unies », a-t-il souligné.
Dans un autre contexte, le ministre voit en la Conférence une opportunité pour mettre au point la situation de la femme rurale dans l’entrepreneuriat et aboutir à des recommandations susceptibles de mettre en place « les stratégies appropriées pour le renforcement des actions et programmes nationaux en vue de concrétiser les aspirations de la femme à instaurer une culture et des valeurs fondées sur la lutte contre toutes formes d’exclusion et de marginalisation ».
« C’est également une occasion pour associer la femme aux efforts du développement durable que l’Etat s’emploie à réaliser en adoptant l’agenda de l’ONU pour le développement durable 2030 et l’agenda de l’Afrique 2063 », a-t-il conclu.