Jalil M.

La date de la rentrée scolaire reste dans le flou. Prévue initialement le 4 octobre, cette date a été au bout du compte repoussée ultérieurement, à cause de la pandémie du Coronavirus qui sévit toujours dans plusieurs wilayas. Pour se fixer sur le protocole sanitaire et les mesures qui seront prises dans les 3 paliers, le ministre de l’Education multiplie les rencontres et les réunions avec les syndicats du secteur. La tutelle a préconisé une année scolaire avec 6 jours de scolarisation pour les paliers moyen et secondaire, avec des groupes de 20 élèves par classe.

Selon l’union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (UNPEF) cette recommandation sera difficile voire impossible à réaliser. Le coordinateur wilaya de l’UNPEF a affirmé que « les établissements scolaires à Oran ne peuvent pas concrétiser ce système de scolarisation exceptionnel vu que la wilaya souffre depuis des années du phénomène de la surcharge, à cause des nombreuses opérations de relogement et le manque de projets dans le secteur de l’Education ».
Mahrez Hammouda a également annoncé que les membres de la coordination de l’UNPEF tiendront ce mardi leur rencontre afin de prendre une décision sur les propositions du ministère. Par ailleurs notre interlocuteur a soulevé le retard enregistré dans la désinfection des établissements scolaires, qui n’ont pas été touchés par cette opération, pourtant essentielle pour éviter les maladies.
Le ministre Ouadjaout avait affirmé dimanche que le secteur se concertera avec les partenaires sociaux sur les modalités à même de mener à bien cette rentrée, et ce « par souci de préserver la santé et l’intégrité des élèves et de tout le personnel travaillant dans les établissements d’enseignement ».
Soulignant la nécessité de consulter les partenaires sociaux du secteur, tout en étant à l’écoute de leurs avis en vue d’aboutir à une vision commune qui sera soumise prochainement au Gouvernement, Ouadjaout a fait savoir qu’il accordait « une grande importance aux propositions des partenaires en la matière, lesquels sont au contact permanent avec l’élève ». Le ministre s’est dit « convaincu » de parvenir, dès le parachèvement des concertations avec l’ensemble des partenaires sociaux, à « une solution qui puisse satisfaire, les élèves et leurs parents et rassure la corporation de l’Education ». La majeure partie des partenaires sociaux qui a proposé la date du 8 novembre prochain pour la rentrée scolaire, a estimé  » indispensable de reprendre la scolarité en se conformant à un strict protocole sanitaire ».