Jalil M.

L’incroyable explosion du Port de Beyrouth dont la déflagration a fait des dizaines de victimes et causé d’énormes dégâts matériels, a alerté les responsables des structures portuaires en Algérie. Au lendemain de ce drame, le ministère du Transport et la direction générale des Douanes ont rassuré qu’aucune matière combustible n’est stockée dans les différents ports du pays. Mais plusieurs semaines après, on a annoncé que des conteneurs des produits toxiques et autres pyrotechniques dont les propriétaires sont traduits en justice ou en litige, seront déplacés afin d’éviter toute mauvaise surprise. C’est le cas du port d’Oran qui reçoit quotidiennement environ 4000 conteneurs. Ces cargaisons sont minutieusement contrôlées afin d’éviter de stocker tout produit inflammable qui peut causer l’irréparable. Cette tâche est devenue encore plus délicate après la fermeture sur décision des hauts responsables de l’Etat des deux ports secs d’Oran, ce qui fait que tous les bateaux déchargent les conteneurs au quai du Port. La direction de l’entreprise portuaire d’Oran (EPO) a mis en place une cellule de veille afin de s’enquérir sur l’application des instructions de la tutelle concernant ces produits dangereux. Désormais, la marchandise que l’EPO estime qu’elle peut susciter des dégâts humains et matériels ne sera pas déchargée et restera au niveau du bateau. Cette mesure est provisoire, en attendant que le Port d’Oran hérite d’un terrain vierge et loin des habitations qui abritera ces produits. Concernant l’extension du terminal à conteneurs, les travaux touchent à leur fin. Après des années d’attente l’extension sera enfin réceptionnée au premier trimestre de l’année prochaine. Réalisé sur 16 ha, ce projet augmentera le volume de capacité du terminal à conteneurs avec une superficie globale de 23 ha. Ainsi le Port d’Oran réceptionnera environ 1,2 million de conteneurs, par an, avec l’accostage des navires de gros tonnage. C’est une grande avancée pour l’EPO qui verra ses ambitions à la hausse, notamment en cette période de renouveau de l’économie nationale qui sera axée plus sur l’exportation des produits du terroir tout en baissant le flux de l’importation qui a épuisé le trésor et créé une déséquilibre dans la balance commerciale.