La commission interministérielle chargée de l’élaboration du Plan national de la jeunesse 2020-2024 a été installée mardi au siège du ministère de la Jeunesse et des sports à Alger au terme d’une série de réunions consultatives avec des organisations et des associations de jeunes qui ont permis d’enrichir le dialogue et de favoriser un échanger d’idées autour du projet.

Cette commission « est chargée d’élaborer une politique publique unifiée dédiée aux jeunes qui sera mise en œuvre par l’ensemble des secteurs ministériels et des instances nationales en charge des questions de jeunes, avec la participation de la société civile et du mouvement associatif », a indiqué le ministre de la Jeunesse et des sports, Sid Ali Khaldi, dans une allocution, précisant que « le document de référence du Plan national de la jeunesse sera présenté dans un délai n’excédant pas les deux (2) mois ».
L’installation de cette commission vient couronner un long processus de coordination et de concertation avec les secteurs ministériels et le mouvement associatif de jeunes qui a donné lieu à une feuille de route pour l’élaboration du Plan national de la jeunesse et permis de recueillir et de traiter les propositions des jeunes et des associations de jeunes, notamment à la faveur du Forum numérique de la jeunesse algérienne et de la série de rencontres consultatives tenues à travers les différentes wilayas, a fait savoir le ministre.
Le Plan national de la jeunesse « est en accord avec le projet de révision constitutionnelle soumis par le président de la République au référendum populaire le 1er novembre prochain et dans lequel les jeunes représentent la locomotive du changement et la pierre angulaire de l’édification de la nouvelle République », a affirmé le ministre, soulignant que « l’ambitieux projet de révision constitutionnelle consacre pour la première fois l’engagement de l’Etat à encourager les jeunes à investir la vie publique et politique ».
Le Plan vise à élaborer une politique publique unifiée dédiée aux jeunes qui sera mise en œuvre par l’ensemble des secteurs ministériels et des instances publiques en charge des questions de jeunes, avec la participation active de la société civile et du mouvement associatif, à rétablir la confiance entre les jeunes et les institutions étatiques sur la base d’un nouveau pacte avec les jeunes, à encourager les jeunes à participer à la gestion des affaires publiques et à conforter la citoyenneté chez les jeunes et à les mobiliser dans les œuvres caritatives et associatives, a fait savoir M. Khaldi.
A ce titre, le ministère a entamé la révision du cadre réglementaire du Conseil supérieur de la jeunesse en tant qu' »espace idoine pour la participation des jeunes et l’évaluation des politiques publiques qui leur sont dédiées ».