Jalil.M

Des dizaines de travailleurs de la société étatique « Somiaz » qui assurait la maintenance de l’usine Amoniac d’Arzew, font part de leur situation après leur détachement vers une entreprise privée en l’occurrence « Gonani ».
Selon le représentant de ces travailleurs : « Le détachement consiste à assurer nos missions au sein de cette entreprise privée pendant une année, et signer un contrat de 3 mois, tout en gardant tous nos avantages chez «Somiaz» dira-t-il.
Et d’ajouter : « Mais depuis la propagation de la pandémie du Coronavirus, les agents étaient contraints de rester confinés chez eux, alors que le salaire a beaucoup diminué chez certains, tandis que les autres n’ont pas été rémunérés ».
En date du 23 juin dernier, les travailleurs se sont rapprochés de l’administration de l’entreprise « Gonani » afin de renouveler le contrat qui est arrivé à expiration depuis 3 mois.
Mais à leur grande surprise, les responsables de ladite entreprise ont refusé cette procédure, et ont même fait appel à la Gendarmerie Nationale de Béthioua afin de disperser le groupe qui a voulu en savoir plus sur les causes d’une telle décision.
Notre interlocuteur a affirmé que « ces agissements sont à l’encontre du code du travail établis par l’Etat, des pratiques que le Président Tebboune a voulu éradiquer, mais qui sont malheureusement toujours présentes dans nos administrations » conclura-t-il.
Les travailleurs qui sont désormais poussés vers le chômage, comptent aller le plus loin possible afin qu’ils soient réhabilités.
Ils ont d’ailleurs avisé le directeur de l’emploi de la wilaya d’Oran à travers une doléance et une pétition du groupe d’agents concernés.
Ils prévoient également de hausser le ton à travers des sit-in à l’instar de celui observé merdi devant le siège de la wilaya d’Oran.
En attendant une oreille attentive, les dizaines de travailleurs restent livrés à eux-mêmes.