Le SOS des 15 familles de l’immeuble

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Chahmi B.

Après la chute de la cage d’escaliers de l’immeuble de 4 étages situé au 26 rue Larbi ben M’hidi, samedi matin, le chef de daïra et du délégué communal d’El Amir se sont dépêché sur les lieux,où pas moins de 15 familles y résident, ainsi que lescabinets d’un médecin et d’un avocat. Un escalier provisoire a été installé mais le danger existe toujours. D’où le cri de détresse des familles qui appellent les responsables à trouver et vite une solution, à ce cauchemar.
En effet, du pain sur la planche pour les pouvoirs publics. Sauver ces vulnérables maisons contre tout effondrement ou du moins…retarder leur éboulement !
Gambetta, Derb, Sidi Lahouari, El-Hamri, centre-ville d’Oran, autant de quartiers, de rues et de ruelles, théâtre de scènes montrant des familles dans la rueparfois près des décombres d’une habitation suite à un effondrement fatidique. Ces cités anciennes, où il faisait jadis bon vivre, ont atteint aujourd’hui un seuil de dégradation et de vétusté intolérable. Ces immeubles datant de l’ère coloniale, ravissent, tous les ans, au moindre écroulement, des dizaines de leurs occupants. Les locataires vivent avec cette hantise de se retrouver eux-mêmes ou de découvrir leurs voisins, un jour, sous les gravats de leurs immeubles qui menacent ruine.
La sonnette d’alarme tirée, l’alerte donnée, le SOS lancé, les pouvoirs publics avisés… mais en vain. Les résidents en appellent au Bon Dieu, dans ces maisons hantées qui exhalent l’odeur de la peur, celle de la mort ! Une pluie battante ou une secousse tellurique de faible intensité ou simples travaux d’aménagement et d’extension inopportuns suffisent pour voir tout un immeuble disparaître et emporter avec lui ses propriétaires.