Boualem. Belhadri

Le confinement de la population pour anéantir le syndrome du siècle « Coronavirus » partage les avis des Etats-majors de tous les gouvernements du monde entier qui sont décidés à mener une course contre la montre. C’est pour l’heure l’un des points nodaux du protocole établi par l’OMS. Ses avantages sont nombreux à condition que les protocoles soient appliqués à la lettre et sans faille à l’échelle planétaire. Mais à la longue les gouvernements redoutent des coups aux conséquences irréparables sur les plans économiques, politiques, médicaux et politiques non pas uniquement pour chaque pays mais aussi pour l’ensemble du globe.

Chaque pays connaissant une hausse de la maladie qui ravage chaque jour des milliers de personnes est sous le choc et se trouve impuissant face à cette pandémie qui défie les scientifiques du monde de la santé. Trouver le vaccin anti-corona c’est bien mais continuer les efforts dans le domaine de la prévention c’est ce qui est demandé le plus, car le virus poursuit ses ravages et démultiplie les pertes en un temps très court. L’Algérie connait une ascension qu’il ne faut pas la prendre à la légère. Ain Témouchent qui était à l’abri depuis peu, est touchée par la maladie avec un premier cas positif venu de l’étranger malheureusement. L’alerte à Ain Témouchent est au stade 02 et le recours à d’autres mesures plus drastiques n’ont pas tardé à être décidées si l’on se réfère aux nouvelles structures de confinement qui ont été créées, cette semaine. Cependant si l’on sillonne la wilaya d’une ville à une autre ou d’une localité secondaire à une autre on constate que les citoyens ont pris acte de ce qui se fait dans la wilaya et les directives prises. L’espacement social est appliqué au niveau des banques, des établissements publics, des postes, des agences et des organismes, des vendeurs de fruits et légumes et viande, des magasins et autres points de vente et ambulants. Alors que l’on était debout avec un écart toléré pour acheter des fruits et légumes. Deux jeunes de la ville de Hammam Bou Hadjar qu’on avait l’habitude de les rencontrer dans des établissements désormais fermés sur décision des autorités compétentes dument habilités pour cause de lutte contre la maladie de Covid-19. Et comme cet échantillon de petits ouvriers payés à la journée, parfois n’étant pas assurés, il y en des millions à travers le territoire national. Comment vont-ils faire pour subsister et procurer du travail en attendant que les choses s’améliorent et tout rentre en ordre. On ne sait pas d’une manière effective et personne ne peut prédire cela. Même les grands décideurs du monde sont dans l’expectative. Le mois du ramadhan est pour bientôt. Ces familles sans ressources pour les causes que l’on vient de citer sont nombreuses non pas uniquement à Ain Témouchent mais à travers l’ensemble du pays. Les revers de la crise corona virus sont durs et imprévisibles. Aujourd’hui il est temps de lancer des réflexions à l’échelle locale et nationale pour prendre en charge toutes ces familles en détresse et vivant un stress aigu. On ne va pas dicter aux responsables ce qu’ils doivent faire mais les idées qui aident sont les bienvenues. Un mouvement de solidarité national doit être initié aussi bien par les pouvoirs publics que par les organismes, les ONG et le mouvement associatif. Faut-il songer à un téléthon à l’image de la grandeur de notre peuple, son histoire et sa solidarité ? On est partant.