Fouzia Hamra

Des dizaines de fellah de la région d’Ain El Bia d’Oran, se sont rassemblés hier, devant le siège de la direction des services agricoles (DSA) de la daira de Béthioua. Les protestataires réclament les actes de concession de leurs terres. Les fellahs affirment que ces actes devaient leurs être délivrés en 2011. En fait selon les documents présentés, ces fellahs qui se disent être les agriculteurs de la région, ont bénéficié des décisions d’affections dans les terres agricoles qu’ils occupent, en 2011. Ils avaient d’ailleurs hier, en main, ces documents portant pour l’un d’entre eux, le numéro 0051 datant du 12.07.2011 délivrer par la wilaya d’Oran et signé par l’ancien wali Boudiaf.

Les fellahs diront qu’en, 2014, une commission des services agricoles de la wilaya est passéeconstater qu’ils ont pris possession des terres et qu’ils ont commencé à les cultiver. Cette commission était composée d’agents de la wilaya, de la direction de l’agriculture de Béthiouaainsi que de la daira et de la commune. « Les membres de cette commission ont fait le constat que les terres sont cultivées et même une activité dans l’élevage du batail a été lancée », a indiqué Bouchenafa Abdelkader, le représentant du groupes de fellahs réunis devant le siège de la DSA. Il ajoutera, « nous sommes de agriculteurs titulaires de la carte du fellah, mais nous ne pouvons bénéficier d’aucune d’aide car nous n’avons pas encore reçu les actes de concession, le document indispensable pour postuler aux aides mises en place par le gouvernement dans son ambition de développer l’agriculture et aider au maximum le fallah. ». Notre interlocuteur, racontera son cas, faisant état des difficultés qu’il a rencontré avant que sa terre ne commence à donner ses fruits. « La terre que je possède est située dans la localité de Chehairia, elle est de type rocheuse, je l’ai travaillé mes frères et moi, pendant deux ans avant de pouvoir la cultiver. ». il se plaindra, « travailler la terre doit se faire au quotidien, mais dans notre quête des actes de concession nous l’avons délaissé. Nous passons notre temps à demander le régule de nos terres entre la wilaya et la direction de l’agriculture. ». D’autres fellahs diront que sans ces actes ils ne peuvent pas creuser de puits ni bénéficier d’un tracteur ou même ouvrir droit à l’habitat rural. ». Les fellahs que nous avons rencontrés hier, ont pour seul souhait la régularisation de leur terre, pour la travailler comme il se doit. Ils demandent l’intervention du wali, et se disent casé dans les zones d’ombres que le Président de la République veut remettre au grand jour.