Chahmi B.

C’était prévisible pour les experts dans ce domaine de l’Automobile, le bilan négatif de l’année 2019 du groupe Renault pousse ses dirigeants vers la suppression d’emplois mais surtout la fermeture d’usines à travers le monde et surtout en France. Il semblerait que, l’outil industriel des usines fermées prochainement dans l’hexagone pourrait prendre la direction d’Oran pour enfin renforcer l’intégration des composants d’un véhicule neuf allant jusqu’à 40%. Cette décision, serait une aubaine vu qu’elle tombe au bon moment pour l’usine Renault Algérie, située à Oued Tlélat-Oran. Signalons que le ministre de l’industrie Ferhat Ait Ali a qualifié l’assemblage de Kits de mascarade dans le secteur de l’industrie automobile, et le Président de la République M. Abdelmadjid Tebboune refuse catégoriquement la dépendance permanente de l’importation des kits payés fortement en devises, ce qui affecte sérieusement les réserves.
Il est indéniable de souligner que le nouveau cahier des charges destiné aux constructeurs automobiles sera connu dans deux mois, et selon le ministre algérien de l’industrie, le taux d’intégration sera impératif avec le renforcement de la sous-traitance et la baisse de l’importation de kits. « Renault Algérie est capable de relever le défi », confie un cadre de Renault. Autre aubaine pour les constructeurs d’automobiles, la règle 51/49 ne sera plus imposée et les investissements directs étrangers (100% du projet) seront les bienvenus pour booster l’économie algérienne. Tout compte fait, plus de tabou pour rendre le climat des affaires attractifs et l’amélioration de l’outil industriel pour être compétitif. Avec terrain d’une superficie de 150 ha au profit de Renault qui n’utilise actuellement qu’une vingtaine d’hectares, le problème du foncier est à écarter pour installer les sous-traitants près de l’usine. De son côté, l’usine Peugeot installée à la commune de Tafraoui (Oran) avance doucement et surement. Avec un espace mitoyen à l’usine de 80 ha réservé aux sous-traitants, les dirigeants de Peugeot ont pris les devants.
Quant à l’importation de véhicules de moins de 3 ans, les avis sont partagés mais avec la rigueur prônée par l’actuel gouvernement, cette décision sera éphémère et courte dans le temps en attendant la relance de la production automobile de Renault Algérie (à l’arrêt depuis 3 mois), et bientôt celle de Peugeot (juin 2020).