R.L

Suite aux directives du ministère de la santé, de la population et de la reforme hospitalière, relatives à la mise en place des dispositifs de surveillance et d’alerte à l’infection par le coronavirus, le directeur général de l’établissement hospitalier et universitaire d’Oran M. Mansouri Mohamed, a réuni les praticiens de cette structure y compris les médecins, les paramédicaux et même les responsables administratifs, afin de les sensibiliser sur les signes cliniques du coronavirus. Ces derniers ont eu pour consigne lors de cette réunion, d’informer l’ensemble du personnel, des conduites à tenir pour faire face à cette épidémie.

A cet effet le directeur général de l’EHU d’Oran a donné des instructions à tout le personnel soignant pour renforcer la prévention pour prendre en charge les patients en cas de détection de coronavirus dès leur arrivée à l’hôpital, en outre tous les moyens sont mis à la disposition du personnel pour pallier au risque d’épidémie, et cela en procédant à la mise en place des chambre d’isolement et maintenir un stock suffisant de sécurité en masques chirurgicaux, masque FFP2 (appareil de protection respiratoire jetable filtrant contre les particules), blouse, sur blouse, charlottes, des lunettes de protections, ainsi que d’assurer la disponibilité des kits de prélèvements. Les symptômes du coronavirus étant les mêmes que ceux de la grippe, les spécialistes de la santé, doivent accorder une attention particulière et approfondir l’examen de toute personne se présentant à leur service, présentant cette pathologie. Telle est la consigne donné par le directeur général de l’EHU à son personnel. Cependant dans d’autres structures de santé, les médecins semblent peux mobilisés contre ce virus qui tue des dizaines si ce n’est des centaines de personnes à travers le monde. En effet, au niveau du centre de santé de proximité d’Es-Senia, pour ne cité que celui là, les patients présentant les symptômes de la grippe reçoivent une ordonnance médical pour un traitement à prendre sans être auscultés. « Mon fils avait une forte fièvre, des frissons et toussait, le médecin de garde hier samedi, ne l’a même pas ausculté, elle lui a dit « ah c’est une grippe » et lui a prescrit un traitement », s’étonnera la maman. Il faudrait donc, organiser des journées de sensibilisation au profit du personnel médical à travers la wilaya, pour éviter qu’un cas de coronavirus passe pour une grippe. Et pourtant le système de santé en Algérie est en alerte, contre cette maladie à la propagation rapide. En fait, Après l’alerte mondiale lancée, jeudi, par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), classant l’épidémie du coronavirus comme une « urgence de santé publique de portée internationale », amenant de nombreux pays à prendre des mesures exceptionnelles, l’Algérie a immédiatement réagi en réactivant son dispositif de veille au niveau de l’ensemble des points d’accès de son territoire. Des équipes sanitaires dépêchées aussitôt vers les ports, aéroports et frontières terrestres ont été équipées de caméras thermiques et dotées d’ambulances pour les aider à détecter des personnes suspectées porteuses de maladies et à assurer leur acheminement immédiat vers des établissements hospitaliers pour être mis placées en confinement. le directeur général de la prévention au ministère de la Santé a déclaré hier sur les ondes de la radio chaine 3, qu’immédiatement après cette alerte, un comité d’experts médicaux s’était aussitôt réuni aux fins d’évaluer et d’étudier les moyens de prévenir les dangers d’une éventuelle propagation du virus dans le pays, tout comme ils ont décidé, à titre préventif, de faire procéder à la mobilisation de l’ensemble des professions de santé. Il a aussi annoncé qu’un avion avait été spécialement affrété pour procéder au rapatriement de 36 nationaux, des étudiants établis à Huwan, où a été diagnostiquée pour la première fois, la présence de cette maladie. Cet appareil, a quitté l’aéroport d’Alger, hier, avec à son bord une équipe médicale comprenant également deux médecins. Il explique qu’après leur retour au pays, ces ressortissants, tout comme l’équipage et les personnels médicaux, seront tous placés en observation, pendant 14 jours, la durée d’incubation du virus, et soumis à divers contrôles. Rappelons que depuis la découverte du virus, en décembre, dans la ville Chinoise de Huwan, puis sa présence signalée, tour à tour, dans 26 pays le virus a, à ce jour, affectée 14.000 personnes, provoquant la mort de 304 parmi elles, à raison de 45 à 50 décès quotidiennement.