Boualem. Belhadri

Les responsables du secteur de l’emploi, dans la wilaya d’Ain Temouchent, affichent un certain optimisme en rapport avec le placement de nouveaux demandeurs. Cette tendance, comme ça été bien dite correspond à l’exercice 2019 caractérisé par un parc évalué à plus de 2020 demandeurs placés dans le marché de l’emploi. Ces statistiques ont été arrêtées en septembre dernier et devaient être revues à la hausse à la fin de la même année de référence. Le gros lot des recrues concerne environ 1600 postes, soit 79%. Ce seuil assez révélateur a été puisé par le secteur privé alors que le secteur public en a placé 400 demandeurs environ contre 50 au niveau des entreprises étrangères. Il fallait donner plus de précisions sur la nature des emplois pour pouvoir faire une lecture d’analyse assez exhaustive permettant aux observateur de connaitre l’évolution des offres d’emploi et les placements des nouvelles recrues. Quand on compare les statistiques des années antérieures à 2000, l’on s’aperçoit que certains secteurs économiques ont réalisé des sceaux qualitatifs en matière de création de postes d’emploi. Les secteurs du BTPH et de l’agriculture ont repris le marché de l’emploi notamment avec la création des centaines de micro-entreprises. Ainsi, il est estimé que « les demandes d’emploi enregistrées au niveau de l’agence de wilaya de l’emploi ANEM, à Ain-Temouchent ont atteint le nombre de 4 223. Le dispositif classique a été le plus sollicité. Le taux des dépôts de dossiers a dépassé les 60% au premier half de l’année 2019 pour un total de 2.661 offres d’emplois, selon des informations des responsables concernés. Le secteur des services a obtenu la part du lion en matière d’offres d’emploi dans la wilaya avec 1.117 postes d’emploi durant le premier semestre de l’année écoulée, en plus de 831 offres d’emploi dans le secteur du bâtiment (BPTH), 650 emplois dans les activités industrielles, 63 offres d’emploi dans le secteur agricole, a-t-on ajouté. On remarque par ailleurs que l’agriculture constitue le plus grand pourvoyeur de poste de travail mais il participe timidement dans ce domaine et les raisons sont multiples. Les hauts responsables du secteur de l’emploi et du travail ont noté l’écart assez significatif entre l’offre et le placement. Il s’agit là de plusieurs causes notables qui ont influé sur la tendance régressive au niveau des secteurs de l’agriculture, du BTPH. Ceci est assez criard pour la main d’œuvre de qualité et spécialisée dans moult créneaux dont l’agriculture, la construction, l’industrie, outre le désintéressement des jeunes qui boudent certains métiers. Certaines données sont à revoir notamment en ce qui concerne le taux de chômage évalué à 9,8% par le secteur de l’emploi. Ce qui pousse à dire ceci est le fait de constater que plusieurs projets étaient à l’arrêt et beaucoup attendaient aussi le dégel se prononcer pour plusieurs projets structurant d’un impact économique avéré.