J.Moncef 

Les affaires de crime sont de plus en plus nombreuses à être jugées au niveau de la cour d’Oran et des tribunaux. Des homicides qui résultent dans la majorité des cas, de simples altercations. L’affaire jugée par le tribunal criminel d’appel de la cour d’Oran, en est l’exemple. Cette affaire qui a eu lieu en octobre 2017 a déjà été jugée par le tribunal criminel de première instance, le mis en cause avait écopé alors de la perpétuité, sauvé ainsi de la peine capitale requise à son encontre par le représentant du minière public. Le jour des faits une dispute éclate entre le mis en cause B.A. et la victime, tout les deux, des chauffeurs de taxi clandestins, « taxieurs clandestins ». Ils se sont disputés un client, chacun d’entre eux a voulu prendre la course. Les simples mots et injures laisseront la place à l’acte criminel, le mis en cause qui se trouvait sous l’effet de l’alcool portera un coup à sa victime qui décèdera au service des urgences médico-chirurgicales où elle a été évacuée.

 Lors du premier procès la victime montrera un grand regret quant à ce décès. Une attitude qui fera rétorquer le président de l’audience qui lui avait lancé à cette date que, «  le regret ne sert à rien et ne redonnera pas la vie à la victime.». A la barre du tribunal criminel d’appel, le prévenu là aussi affichera le comportement d’une personne qui à ce jour porte cette mort sur la conscience.

 Le représentant du ministère public requis la peine maximale contre l’accusé. Sa défense plaidera les circonstances atténuantes. Aux termes des délibérations la perpétuité a été arrêtée contre ce dernier.