J.Moncef

Reporté plus d’une fois, le dossier de l’affaire des 100kg de kif transportés par sac à dos de la ville frontalière de Beni Ounif, s’est tenu hier devant le tribunal criminel d’Oran. Les faits ont éclaté au cours du mois de septembre 2016, lorsque des informations sont parvenues aux éléments sécuritaires de la ville de Béchar. Ces mêmes informations portaient sur une importante quantité de kif qui devait être transportée du Maroc. Les investigations entreprises permettront de localiser un véhicule suspect conduit par un certain F.L. Il sera arrêté par la police, sa voiture « une Accent » de location a été soumise à une fouille qui permettra la saisie de 37,8 kg de kif dissimulés sous les sièges et dans le moteur, 5 téléphones portables qui étaient en possession du mis en cause ont été saisis.

Interrogé, F.L, reconnaitra les faits tout en donnant les noms de ses complices. Citant les dénommés  M.H. et A.M.N., précisant que le dénommé Y.M.D devaient recevoir les recevoir. L’enquête permettra d’arrêter les autres éléments de ce groupe dont un certain T.B. appelé Aboubakr, d’origine malienne. Au total se sont 12 prévenus qui ont été interpellés. Si certains reconnaitront les faits, M.A., appelé kada, indiquera aux enquêteurs  l’endroit où une important quantité de stupéfiants était cachée.

La marchandise prohibée se trouvait dans regard d’évacuation d’eau usée sis à proximité de la maison de A.M.N, la fouille à ce niveau, permettra la saisie de 69,994 kg de kif.

Continuant ses révélations, Kada, dira, faire partie de ce réseau et que les stupéfiants importés du Maroc sont toujours, transportés dans des sacs à dos à raison de 25 kg de kif dans chaque sac. Le dénommé M.H. déjà condamné en 2005 pour les mêmes faits niera les accusations portées contre lui, mais les preuves établies par les enquêteurs, le chargeront. A la  barre du tribunal criminel, le premier mis en cause après avoir déchargé Y.M.D. maintiendra ses premières déclarations.

Quant au mis en cause A.M.N., il reviendra sur toutes ses déclarations, certifiant qu’il est un agent assimilé à la police et qu’il a infiltré ce réseau sur ordre de son supérieur.

Des déclarations qui ébranleront la salle d’audience. Mais le président de l’audience dira qu’aucune réquisition du parquet prouvant ces faits n’a été trouvée. « Votre honneur, mon supérieur en supervisant cette affaire, m’a expliqué que je suis dans le bon chemin et je dois continuer ma mission.». Pour leur part, les autres accusés se rejetteront les accusations.

Le représentant du ministère public requit la peine maximale contre les prévenus.