Jalil Mehnane

La société de maintenance industrielle au niveau de la zone industrielle d’Arzew et Béthioua (SOMIZ) a été secouée ce lundi par un sit-in des travailleurs contractuels qui ont investi le siège de la direction générale de la société filiale de Sonatrach. Les protestataires ont soulevé une plateforme de revendications notamment la titularisation des travailleurs, l’augmentation de 20 % du salaire de base, ainsi que plusieurs autres problèmes rencontrés par les agents de maintenance. Le rassemblement a eu l’effet escompté, puisque l’administration a aussitôt noué le contact avec les représentants des travailleurs, pour écouter leurs doléances. Selon une source de SOMIZ, les deux parties se sont mis d’accord sur plusieurs points soulevés. En effet, sur le volet de la titularisation, les responsables ont promis de « permaniser » chaque année 200 travailleurs en prenant en compte leur ancienneté. En deuxième lieu, la direction a donné son accord pour une augmentation de salaires, sans définir le pourcentage ni l’effet rétroactif. Pour l’échelonnement, les agents se sont plaints de l’absence de rééchelonnement de catégories depuis plusieurs années. Sur ce point, on a suggéré que chaque agent ayant dépassé 5 ans de travail bénéficiera automatiquement d’une catégorie supérieure. Une réunion qui s’est avérée fructueuse, puisque les travailleurs ont arrêté le mouvement de protestation, en espérant que les promesses seront bel et bien concrétisées sur le terrain. Rappelons que le mouvement a été en premier lieu tenu après l’annonce de la société SOTRAZ, la filière transport de Sonatrach la titularisation de plusieurs centaines de travailleurs, chose qui a renoué l’espoir chez les travailleurs de SOMIZ pour bénéficier, également, de la « permanisation » attendu depuis plus de 10 ans. Créée en 1991, la société SOMIZ est, pour rappel, spécialisée dans le domaine de l’ingénierie, de la maintenance et la rénovation des installations industrielles. Par ailleurs, la modernisation de SOMIZ effectuée au début des années 2000, lui a permis non seulement de tripler son chiffre d’affaires, mais aussi de multiplier ses effectifs par deux, en l’espace de quelques années.