La médecine de travail en Algérie et l’identification des risques professionnels thème d’une journée d’étude

Assemblée Populaire Wilaya (APW)

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Boualem. Belhadri

L’hémicycle de de l’APW, d’Ain Témouchent, a été le cadre préférentiel pour organiser une journée d’étude dédiée à la médecine de travail, une journée à laquelle ont été conviés des travailleurs des collectivités, des délégués de la médecine de travail relevant de plusieurs secteurs économiques et administrations ainsi que ceux des collectivités locales dont principalement les agents des services de nettoiement des communes. Cette journée avait retenu plusieurs thématiques liées à l’organisation de la médecine de travail en Algérie, la législation en vigueur, les activités du service de médecine du travail et autres interventions. L’initiative a été prise par la wilaya d’Ain Témouchent avec la collaboration de la direction de la santé, représentée par le chef de service en l’occurrence le docteur Afifi qui a rappelé que cette thématique a été abordée lors de la journée mondiale de la médecine de travail en avril dernier. Cependant il a jugé utile et nécessaire d’aborder d’autres thèmes notamment ceux en rapport avec les maladies en milieu professionnel. Les éboueurs ont été ciblés par cette thématique et les assistants devaient apporter leurs contributions en vue d’une prise en charge effective des travailleurs à risque sur le plan de la médecine de travail et des accidents survenant assez fréquemment en milieu professionnel. Aussi il est à remarquer que le journal algérien de médecine du travail (JMT) et le programme des journées nationales de médecine de travail (PJNMT) sont des sources d’information qui comportent des travaux de recherches et des résumés et articles d’une grande importance pouvant servir de références auxquelles il faut revenir. Aujourd’hui les textes régissant la médecine du travail imposent la création d’un service de médecine de travail au sein de tout organisme employeur. Cette création est selon les différents intervenants est obligatoire lorsque le temps nécessaire à un médecin du travail pour exercer sa mission est égal ou supérieur à une heure par mois pour dix travailleurs exposés ou une heure de travail pour quinze travailleurs exposés. Aussi il est dit que ces horaires peuvent être augmentés selon les critères en rapport avec la nature de l’activité. Le cas des éboueurs, des travailleurs des centres d’enfouissement, ceux des abattoirs, de la cimenterie et autres similaires constituent l’exemple édifiant pour lequel une attention particulière a été accordée par nombreux intervenants. Aussi, explique-t-on, « lorsque ces normes ne sont pas réunies, la médecine de travail est assurée par des structures compétentes publiques ou privées habilitées. » En Algérie la médecine de travail est préventive-curative. En principe, explique un syndicaliste, tous les secteurs sanitaires devaient disposer d’un service interentreprises de médecine de travail en plus des CHU. Est-ce le cas dans la wilaya ? On aimerait bien voir sur le terrain et selon les normes usuelles. On entend dire que le service de médecine de travail doit être piloté par un spécialiste qui se charge des visites médicales d’embauche, les visites périodiques et spontanées. Aussi il lui relève la surveillance de l’adaptation des travailleurs à leurs tâches, l’éducation sanitaire en milieu de travail, le dépistage, le diagnostic et le traitement des maladies professionnelles. L’identification des risques professionnels et l’établissement de la carte sanitaire concernant ces risques. Il est également de ces missions essentielles et prioritaires de prêter concours et assistance technique aux organismes employeurs pour l’élaboration et la mise en œuvre du programme de protection de la santé des travailleurs.