Zitouni Mustapha

Hier matin, les enseignants du cycle primaire ont observé un mouvement de protestations au sein de leurs établissements respectifs. Leurs revendications portent sur la réduction du volume horaire, qu’ils jugent trop élevé par rapport à leurs collègues du moyen et du secondaire.
Selon le communiqué, les enseignants du primaire assurent près de 13 matières pour un seul et même enseignant alors que leurs collègues du CEM ou du Lycée, assurent une seule matière et sont mieux rémunérés.
Les enseignants du primaire doivent en plus assurer la surveillance des élèves lors de la récréation et lors du repas de midi, une situation qu’ils jugent inadéquate avec leur statut d’enseignants.
Les uns appellent à un mouvement de protestation sans casquette syndicale, les syndicats répliquent en appelant à leur tour, à un mouvement de protestation et pourtant les revendications ne s’éloignent pas les unes des autres. La journée des enseignant bien qu’elle soit passée inaperçue, a été une opportunité pour le collectif des enseignants du cycle primaire de faire entendre sa voix en avançant une plateforme de revendications, parmi lesquelles, La révision du classement par catégorie en tenant compte du diplôme présenté ainsi que la réduction du volume horaire entre autres s exigences. Hier, c’était autour de la fédération des travailleurs de l’éducation, (FNTE) d’appeler à une mobilisation des enseignants, avec pratiquement, les mêmes revendications.
Ainsi c’est en rangs dispersés que les enseignants encartés ou non, tentent de faire valoir leur droit, sans pour autant obtenir, l’impact voulu e pour cause, le ministère de tutelle, est-il à même de répondre aux demandes des enseignants dans la conjoncture actuelle, ou le gouvernement est censé travailler sur les dossiers courants, le timing semble mal choisi selon certains observateurs qui jugent comme le fait d’ailleurs le bureau d’Oran de la FNTE, à travers son communiqué et qui considère « cette mobilisation comme une manipulation exercée par certains clans qui ont voulu, exploiter la journée de l’enseignant pour transformer le mouvement de protestation en une action partisane pour des fins politiques».
Hier matin, quelques écoles seulement, ont répondu au mot d’ordre du mouvement de protestation auquel, appellent les enseignants sans casquette syndicale et aussi la FNTE.
Pour la FNTE, l’appel à la journée de protestation reste le moyen de protéger les droits des enseignants et leurs revendications d’ordre socio-économique.