Boualem Belhadri

Dans la wilaya d’Ain Témouchent, certains parents ne se pressent pas pour aller inscrire leurs enfants dans le but de suivre une formation professionnelle dans un institut ou un centre de formation par apprentissage, selon les vœux et les niveaux d’instruction que ces derniers possèdent. Et pourtant le ministère de tutelle a ouvert les inscriptions à compter du 15 juillet jusqu’au 21 septembre 2019 alors que les journées de présélection sont fixées les 22,23 et 24 septembre 2019, celle de la proclamation des résultats le 26 et de la rentrée le 29. Que comprend-on de ces attitudes affichées au préalable alors que le temps presse et devant eux il ne reste qu’une dizaine de jours ouvrables ? Il fallait fouiner, si l’on ose employer cette expression et pour y arriver il fallait aussi faire des investigations aussi bien auprès des parents qu’auprès des intéressés, en l’occurrence les élèves qui risquent de gonfler l’effectif de ce qui est convenu d’appeler le lot de l’échec scolaire, une fin de parcours précipitée pour moult causes aussi bien au niveau du cycle moyen qu’au rang du cycle secondaire. En effet certains parents continuent à considérer la formation professionnelle comme étant une roue de secours de dernier quart d’heure qu’on peut utiliser si toutefois ils n’arrivent pas à reconduire leurs enfants dans les CEM ou dans les lycées, des établissements où ils suivaient leur scolarité, en premier, ou dans d’autres établissements de leur choix ou peut être proposés par l’administration quand l’accord est formel ou tacite, en second. Pourquoi donc agir de la sorte, se demande-t-on ? Pour eux, le chemin de l’université est le mieux indiqué et offre beaucoup de chances pour réussir et pouvoir accéder à une panoplie d’offres de formations. L’idée n’est pas mal du tout pour ceux qui y arrivent. Mais leur nombre ne peut en aucun cas dépasser un taux assez limité. Combien, 5 à 6 par niveau et par établissements ? Et cela peut atteindre une centaine si l’on peut se permettre à faire une estimation de leur nombre qui reste insignifiant vis-à-vis du gros contingent qui pourrait gonfler le lot de l’échec scolaire pour des motifs justes et tangibles que définit la réglementation en vigueur. Cette année le secteur de la formation et l’enseignement professionnels propose pour la rentrée du 29 septembre 2019 plus de 4200 postes pédagogiques et de formation d’apprentissage qui seront répartis sur l’ensemble des instituts et des centres de formation. En somme il est prévu une quarantaine de nouvelles filières devant obéir aux modes et dispositifs de formation telles les formations présentielles (FP), par apprentissage (FA), passerelle (FPA), formation à distance (FA).Aussi les différents dispositifs comprennent le milieu rural (MR), cours du soir (CS), femmes au foyer (FF) et formation des catégories particulières (FCP). Ainsi les deux gros lots seront attribués à la FP et celle PA à concurrence de 1515 postes. Et le reste sera distribué entre la catégorie CS (250 postes), FD (500 postes), MR (230 postes) et 45 dans le cadre formation à la carte par convention avec des employeurs. L’heure n’est point aux réticences et les parents doivent à tout prix faire la part des choses et décider sans tarder.