J.M

Abdelmalek Boudiaf, ancien ministre de la Santé, de la Population et de la réforme hospitalière, a quitté hier mercredi, le siège de la Cour suprême à bord de son véhicule personnel.
Abdelmalek Boudiaf a, en effet, été entendu par le juge enquêteur, en sa qualité d’ancien wali, dans le cadre de l’enquête sur une affaire relative à l’ancien directeur général de la Sûreté national, Abdelghani Hamel, et appelée communément « affaire Hamel ».
C’est d’ailleurs la même affaire qui a conduit l’autre ancien wali d’Oran Abdelghani Zaâlane à la prison d’El Harrach après avoir comparu devant les juges de la cour suprême.
L’abus de fonction, la corruption, la dilapidation de deniers publics, l’utilisation illicite en sa faveur ou en faveur d’une tierce personne ou entité de biens publics, étaient les principales chefs d’inculpation, qui ont amené l’ex-ministre des transports et des travaux publics en taule.
Pour son prédécesseur Abdelmalek Boudiaf, qui avait le même poste et le même entourage, « ça a l’air de passer cette fois-ci, mais les dossiers ouverts par la justice finiront par le rattraper » nous déclare un spécialiste en politique nationale.
Avant d’être nommé à la tête du ministère de la Santé en 2013, Abdelmalek Boudiaf était wali d’Oran pendant trois ans. De 2005 à 2010, il était wali de Constantine.
En 2017, il a été remercié du gouvernement. C’est Mokhtar Hasbellaoui qui l’avait remplacé.