Boualem. Belhadri

L’Algérienne des eaux, de la wilaya d’Ain Témouchent, tire la sonnette d’alarme, car elle est confrontée à de sérieux problèmes en matière de recouvrement de ses créances impayées détenues, non pas uniquement par les abonnés ordinaires (consommation domestique) mais aussi celles en possession des administrations publiques, des organismes, des agences, des organismes, des sociétés, des collectivités locales, des écoles des collèges, des lycées, des commerçants et autres abonnés. La nouvelle locatrice, en l’occurrence ZianiNacéra qui est à la tête de l’entreprise un peu plus d’un mois a, selon toute vraisemblance, saisi la cheffe de l’exécutive, OuinezLabiba. Celle-ci, reconnaissant que la situation est catastrophique sur le plan de recouvrement, avait inscrit à l’ordre du jour de l’exécutif de la wilaya le problème des créances impayées, de l’ADE, détenues par ses abonnés et qui s’élève à plus de 26 milliards de centimes. Celles de la Sonelgaz totalisent un chiffre de 50 milliards de centimes selon le nouveau locataire Smadi Mohammed en poste depuis le 23 juin 2019. Pour la première fois, depuis plusieurs années, la wali invite l’exécutif pour étudier ce problème et décider des suites à donner pour que l’Algérienne des eaux puisse recouvrer ses dettes. Dans ce cadre précis, OuinezLabiba a invité les établissements publics, tous secteurs confondus, à procéder sans tarder au paiement de leurs créances. Les collectivités locales, les structures de la santé, les écoles, les collèges et les lycées sont tenus à s’acquitter de leur dette. Les cas demeurés en conflit avec l’ADE doivent être étudiés et une commission sera pilotée par le SG de la wilaya pour faire la part des choses et niveler les contraintes qui doivent trouver les solutions les plus idoines. En février 2018, lors d’une rencontre Intersectorielle regroupantNourdine Bedoui et Hocine Necib respectivement ministres de l’intérieur et collectivités locale et de l’aménagement du territoire et des ressources en eau, il a été décidé « de mobiliser des financements nécessaires afin d’assurer les moyens appropriés pour une alimentation en eau potable en H24 pour 360 communes avant la fin de l’année. Ensuite, étendre la réalisation au reste des communes à l’échelle nationale d’ici le premier trimestre 2019. Ce programme qui se veut un parachèvement des projets réalisés dans le secteur des ressources en eau, prévoit également un volet où Sonelgaz devra assurer son rôle pour éviter toute coupure d’électricité qui mettra à l’arrêt les stations de pompage. Lors de leur prise de parole devant une vingtaine de walis, des cadres des départements de l’Intérieur, des Ressources en eau et de l’Énergie, les deux ministres ont rappelé les réalisations dans le secteur de l’eau et ont appelé les responsables des collectivités locales à inscrire ce volet comme priorité. C’est dans ce sens que le ministre de l’Intérieur a informé que la prise en charge de cet aspect relève exclusivement « des dépenses obligatoires » des communes, même si, ces dernières sont déficitaires.
Il a ajouté que le paiement des factures impayées des communes et autres démembrements locaux de son département est pris en charge. » Après voilà une année et six mois la prise en charge des paiements des factures n’est pas toujours effective et l’ADE d’Ain Témouchent se voit l’étau se resserrer autour de son cou et n’arrive pas à desserrer ses mâchoires de plus en plus restrictives et davantage contraignantes. La wali a ciblé en premier les directions de l’éducation et de l’éducation à vouloir payer les factures de consommation d’eau tout en leur demandant de mener des plans de rationalisation des consommations et des dépenses.