Belmadani Hamza

Oran a vécu durant la nuit de dimanche une joie indescriptible suite à la qualification de l’équipe nationale à la finale de la coupe d’Afrique des nations, 29 ans près le sacre de 1990. Au bout d’un grand match face au Aigles du Nigeria, les camarades du virevoltant Mahrez ont réussi à damer le pion aux nigérians rendant tout un peuple heureux. A quelques heures du match, les premiers supporteurs ont commençaient à se diriger vers les lieux où les écrans géants sont placés pour suivre le match en famille ou entre amis. A l’instar du jardin de Sidi M’hamed, où des milliers de citoyens ont suivi le match sur l’écran géant. Une fois le match de notre équipe nationale entamé, les yeux était virés vers l’écran. Les minutes passaient, et les supporteurs vibraient avec chaque action des poulains de Djamel Belmadi. Le premier but du défenseur nigérian contre son camp après un grand travail de Mahrez a libéré les supporteurs, une grande joie a été constaté sur place, cris, feu d’artifices, la joie était à son comble. A la fin de la première mi-temps, la moitié du chemin était parcourue pour les verts, les supporteurs, jeunes, femme et enfants espérait que les fennecs réussiront à garder le score ou doubler la mise, avec l’angoisse de voir un relâchement des guerriers du désert, le grand travail sur le plan mental et physique a été constaté. Une fois le jeu repris en 2ème période, la pression était là, les fennecs reculent, et encaissent le but d’égalisation suite à un pénalty sifflé après que l’arbitre ait eu recours au VAR. Le doute s’installe et les minutes passent. Dans les arrêts de jeux, le stresse augmente notamment après le tir de Bennacer qui a fini sur la transversale du but du Nigeria, quelques secondes après, un coup franc dangereux pour les verts. Les supporteurs croisent les doigts, et Ryad Mahrez décisif d’un tir bien enveloppé et rapide inscrit le but de la victoire et libère tout un peuple. Une joie délirante et indescriptible gagne la ville d’Oran, suite à la qualification des « Guerriers du désert » en finale de la coupe d’Afrique des nations de football au Caire (Egypte). Au sifflet final de la rencontre fort remportée par le Onze national face à la sélection nigériane sur le score de deux buts à un (2/1) avec l’art et la manière, des cris de joie ont déchiré le ciel d’El Bahia, accompagnés de filets de lumière créés par les feux d’artifice. Les cortèges de voitures ne sont pas faits attendre constituant d’interminables files obstruant toutes les artères. Les klaxons, les youyous, les sons de tambours fusaient de toutes parts ne laissant aucun indifférent. Les chaussées pratiquement bloquées. Des marées humaines déferlaient de tous bords scandant des répertoires de chansonnettes glorifiant les Fennecs. « Nous n’avons pas volé cette qualification. La volonté de nos guerriers a payé et comment », a déclaré, la gorge rouillée,  Nanou, un jeune (27 ans) de haï Es-Seddikia ». « Le trophée nous revient de droit. Ce sera que nous rendre justice », réplique Mounir (29 ans). « J’ai toujours cru au génie de la jeunesse algérienne à travers les générations », s’est écrié un sexagénaire, Houari. Les avis sont divers et versent tous dans la fierté et l’euphorie. Les nuits d’été s’annoncent longues à Oran, à l’instar de toutes les villes d’Algérie.