Boualem. Belhadri

Une rencontre importante a regroupé, avant-hier, les présidents, les SG et les receveurs des 28 communes que compte la wilaya d’Ain Témouchent, selon la chargée de la cellule de communication. Présidée par Ouinez Labiba, le chef de l’exécutif de la wilaya, la réunion avait un caractère purement économique et revêt un cachet particulier, car elle a été décidée pour répondre aux besoins de la modernisation de la gestion financière et comptable des collectivités locales. Il est plutôt visé les rôles et attributions de chacun des trois responsables sus évoqués, une nécessité dictée par les impératifs de l’heure et qui veut mettre, si l’on veut dire, de la transparence en rapport avec les tâches de tout un chacun, sans qu’il y ait des chevauchements et des enchevêtrements dans les prérogatives des uns et des autres. Et ceci, dit-elle, en paraphrasant les propos de la cheffe de l’exécutif qui dit « le travail doit se faire avec rigueur et en toute responsabilité en ce qui concerne le recouvrement des impôts et de nombreuses taxes et redevances, car cela rentre dans le cadre du développement local», un développement pour lequel la responsabilité du président de l’APC et des deux commis cités est entière et partagée du fait que ces recettes procurent des fonds pour les communes et leur permettent de renflouer les caisses du budget communal. Il y a réellement un problème de dysfonctionnement que l’on assiste et qui cause beaucoup de désagréments aux collectivités locales en panne de pouvoir procéder aux recouvrements des impôts, des taxes foncières, des redevances liées aux activités publiques (mariages, fêtes….) Dans ce cadre précis le SG du ministère de l’intérieur avait dit en novembre 2017 « Il y a un problème de recouvrement de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Le trésorier communal en charge de son recouvrement s’occupe davantage des dépenses communales », relève le même responsable qui fait aussi savoir « que ce défaut de recouvrement touche également d’autres taxes locales telles la taxe foncière et la taxe de séjour ».Face à cet état de fait jugé paradoxal, les ministères de l’Intérieur et des collectivités locales et  celui des Finances devait aboutir depuis cette date à « une résolution permettant de finaliser le dossier de la réforme de la fiscalité locale pour optimiser la collecte des ressources fiscales des communes ». Labiba par ricochet s’adresse aussi aux contribuables, car  « le citoyen doit savoir qu’il doit payer une taxe destinée non seulement à enlever les déchets qu’il génère, mais aussi à les transporter et à les remettre aux centres d’enfouissement technique (CET) » Les communes rurales et semi rurales de la wilaya d’Ain Temouchent, en raison de leurs faibles ressources propres et en raison de leur faiblesse de pouvoir recouvrer  ces taxes et redevances assez maigres,  elles attendent des aides pour financer toute cette chaîne d’activités liées à la gestion des déchets, l’éclairage public, l’entretien des équipements publics. Et pour venir à la rescousse des APC, les budgets des wilayas et la Caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales (CSGCL) contribuent dans l’achat du matériel utilisé dans l’enlèvement des ordures ménagères par les communes et autres charges similaires. Selon le responsable cité plus haut « rien que durant les exercices de 2011, 2012 et 2013, la CSGCL a financé à hauteur de 15 milliards de dinars l’acquisition de l’équipement de l’enlèvement des ordures ménagères en faveur des communes ». La wilaya d’Ain Temouchent en a bénéficié. Il n’est plus permis, dira la cheffe de l’exécutif d’Ain Temouchent, « d’afficher un relâchement quasi-permanent vis-à-vis du recouvrement des impôts et différentes taxes liées au foncier, à la collecte des déchets, aux activités publiques et autres qu’il faut prospecter et taxer. » Les SG des communes feront l’objet d’évaluation à l’égard de l’opération de recouvrement. Les trois communes seront primées en conséquence et les enveloppes assez importantes qui leur sont allouées seront versées dans les budgets des dites communes.