Boualem Belhadri

Devant le bloc qui abrite plusieurs sièges de sociétés et d’organismes dont le leur, des travailleurs de l’office national de l’assainissement (ONA), unité d’Ain Témouchent, se sont regroupés, ce mardi 9 juillet 2019 aux environs de 10 heures pour exprimer leur désarroi et leur désappointement à l’égard de ce qu’ils expriment comme «  nécessité urgente de pouvoir régler leur situation professionnelle et sociale qui prévaut depuis des lustres. »

Les propos prononcés lors de notre halte devant l’entrée principale sont multiples. On cite  notamment « Nakaba chiata » une expression qui veut dire, à peu près, « syndicat de complaisance ».

Cette petite phrase a été reprise comme un refrain et permettait à qui veut savoir, d’entendre et de s’interroger sur «  de quoi s’agit-il évidement ?»  Certains slogans assez démesurés sont vexants.

« Erhal, le vocable du Hirak a été aussi brandi et ovationné par les contestataires.

Questionné par nos soins, un responsable technique avait laissé entendre « que les travailleurs sont sur le terrain et ceux qui ont observé le piquet de contestation sont des fouteurs de trouble et beaucoup sont en congé. »

On a préféré reprendre les mêmes propos et laisser les autres travailleurs et les mécontents avoir une idée de ce que l’on peut qualifier les contradictions qui apparaissent dans les déclarations, des uns et des autres en toute équité et sans aucun ajout.

Un des grévistes, si l’on peut appeler cette halte ainsi avait dit « que leur mouvement ne s’arrête pas et il est continue.

Chaque jour on fait un sit-in de trois heures et l’on reprend le travail, un job difficile, non sans risque sur la santé des travailleurs dont certains, selon eux, sont malades, ayant contracté des maladies de la peau, des yeux, de l’asthme et autres. » Les travailleurs dénoncent le favoritisme et les 100 ouvriers sont dans une situation difficile et leurs doléances non prises en considération nonobstant leurs appels répétitifs.

On a tenté de joindre le directeur ou un chef de service qui assurait l’intérim pour comprendre et entendre la version de l’administration mais ces derniers sont demeurés injoignables aux environs de 10h30mn.

Certains  disent « que le travail des égouts est le plus difficile et les ouvriers sont souvent confrontés à des maladies ».  Notre travail nécessite « un suivi continu et un soin particulier, car ils sont confrontés non pas uniquement aux MTH mais aussi aux épidémies »