Une employée dénonce l’utilisation de produits périmés 

Alerte au Service de radiologie de l’hôpital Tami Medjbeur (Aïn el Turck) 

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Zitouni Mustapha 

Une employée au service de radiologie à l’hôpital « Tami Medjbeur» à Aïn El Turck vient de lancer une alerte sur l’utilisation de produits périmés pour les clichés et les fixateurs révélateurs des films radiologiques malgré cela, son usage selon cette employée est imposé par les responsables du service et de l’Etablissement aux techniciens en charge de ce travail au service de radiologie.

Dans sa lettre, l’employée en question, se dit outrée par cette pratique et affirme avoir alerté sa hiérarchie, ainsi que la Direction de la Santé et le ministère de tutelle et jusqu’aux autorités militaires, mais ses demandes sont restées vaines, selon ses dires.

Dans sa correspondance, on peut lire que l’utilisation de produits périmés pour clichés, ou pour les fixateurs révélateurs des films radiologiques fausse le diagnostic et ne permet pas une lecture fiable des radiographies effectuées, lors des examens radiologiques d’urgence pratiqués sur des enfants et des patients en urgence, ou encore lors d’un examen de mammographie. La date d’expiration des produits pour clichés inscrite sur la boite, remonte au 1er janvier 2019, c’est-à-dire depuis 06 mois, alors que celui utilisé pour les fixateurs révélateurs des films radiologiques, la date d’expiration est venue à terme, le 1er octobre 2018, c’est-à-dire, il y a près d’une année.  L’employée souligne que c’est par acquis de conscience qu’elle ne voulait pas taire longtemps cette pratique d’utilisation de produits périmés au service de radiologie de l’hôpital «Tami Medjbeur» d’Aïn El Turck, un service censé permettre la lecture la plus fiable des radiographie d’un patient, pour identifier d’une manière fiable le mal, puis le soigner.

Dans ce cadre, nous avons tenté de contacter l’administration de l’hôpital « Tami Medjbeur» pour de plus amples éclaircissements sur cette situation, mais nos appels sont restés sans suite. Par ailleurs et selon des sources de la direction de la santé d’Oran qui nous confirme l’existence du problème,  on apprendra qu’une commission d’enquête a été mise sur pied pour un constat de la situation et afin de prendre les mesures idoines telles que prévues par la législation en vigueur.