Belmadani Hamza

En neurologie, des pathologies émergentes constituent de plus en plus un problème pour la population, d’où la nécessité de s’intéresser de plus en plus à cette spécialité en Algérie.

L’Etablissement Hospitalier Universitaire d’Oran (EHU) vise la mise en place d’un «Institut de Neurosciences,» a-t-on appris hier, auprès du Directeur Général de cet Etablissement Hospitalier, en marge de l’ouverture des 12èmes journées médico-chirurgicales régionales-ouest. Parmi ces pathologies, figurent celles de  Parkinson, les anévrismes et les tumeurs cérébrales.

 «L’objectif est la création d’un pôle de neurosciences, où il y aura la neurologie, la neurochirurgie, la neurobiologie, l’imagerie médicale cérébrale, pour constituer ce pôle qui permettra de prendre en charge ces pathologies émergentes,» dira notre interlocuteur qui a rappelé l’utilisation depuis 2016 de la neurostimulation dans la prise en charge de la maladie de Parkinson.

 En Algérie, la maladie de Parkinson est la deuxième maladie neuro-dégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer.

Il s’agit d’une pathologie dégénérative du cerveau qui touche principalement les neurones dopaminergiques présents dans la substance noire du cerveau. Les traitements existants visent à compenser le manque de dopamine dans le cerveau qui va entraîner des troubles moteurs, comme la lenteur et la difficulté de mouvement, le tremblement et la rigidité.

Au commencement de la maladie, les médicaments permettent aux patients de vivre sans symptômes ou presque, mais au bout de quelques années, les complications se manifestent sous forme de mouvements involontaires et de  fluctuation entre périodes d’amélioration et résurgence des symptômes moteurs au cours de la journée. La stimulation neurologique pour le traitement de la maladie de Parkinson consiste à placer une pile sous-cutanée projetant des électrons au niveau du cerveau, et qui stimulent à leur tour les neurones.

Cette stimulation permet de secréter la dopamine (une substance qui contrôle le mouvement et le fonctionnement du corps,) ce qui atténue les symptômes de la maladie.

Notons que parmi les sujets abordés, lors des 12èmes journées médico-chirurgicales régionales- ouest, figurent les soins palliatifs. L’EHU a déjà lancé son unité de ces soins il y a un an.

«Cette unité est une démarche qui permettra pour ces patients, de passer un certain nombre de jours de fin de vie, dans la dignité et le confort et leur assurer un accompagnement à domicile,» dira  le Pr Mansouri.

Notons que cette unité est destinée aux personnes atteintes des maladies graves, évolutives ou terminales.

La création de cette entité qui est un élément du plan cancer, a pour objectif d’apporter au patient l’assistance nécessaire, afin d’alléger les souffrances, améliorer le confort des patients porteurs des pathologies lourdes et procurer le soulagement de la douleur et des autres symptômes gênants, en mettant à leur disposition toute l’arsenal de soins palliatifs et de soutien. Les spécialités impliquées dans une première phase sont : l’oncologie, la médecine interne et la réanimation médicale.

L’entité pourrait ultérieurement faire participer d’autres spécialités dans le cadre de l’élargissement de ses missions.

Notons que l’entité de soins palliatifs et de support est constituée d’une unité d’hospitalisation classique, une unité d’hôpital du jour et HAD, une unité de prise en charge de la douleur, ainsi qu’un bloc technique de mise en condition pour la réalisation des actes médicaux.

Ces unités visent la prise en charge des symptômes découlant de l’évolution de la maladie ou des effets secondaires thérapeutiques chirurgicaux et médicaux en assurant l’accueil de consultation et d’urgence et la prise en charge psychologique, en liaison avec la cellule d’écoute de l’hôpital.