Zitouni Mustapha 

Ce mardi matin, des citoyens principalement des femmes des quartiers de St Pierre, Es Seddikia et Petit Lac parmi les plus lésés se sont rassemblés devant le siège de la daïra, boquant la route au passage des automobilistes, le logement social était au cœur de leur revendication.

Certaines d’entre ces femmes, exhibaient des récépissés datant des années 90 d’autres, elles font partie des demandes de logements à points totalement oubliés puis remis au gout du jour depuis peu.

Les protestataires exigeaient la venue du wali d’Oran, plus réceptifs selon eux en laissant entendre qu’au niveau de la daïra, aucune écoute n’a été constatée, si ce n’est de vagues promesses de relogements qui a ce jour sont restées sans suite.

Une des femmes présentes, dira pour sa part : «Nous voyons que tous les demandeurs  de logement sociaux et notamment ceux dit à points à travers les autres wilayas et même au niveau des communes de la wilaya d’Oran, ont  bénéficié de clefs de logements neufs dans le cadre de ce dispositif social, alors que nous nous attendons vainement depuis plus de trente sans rien.»

Un autre citoyens dira dans le même contexte : «j’ai déposé une demande de logement depuis que j’étais jeune marié, maintenant je suis  grand-père et je n’ai toujours pas droit à un toit décent.»  Les mêmes propos sont repris par les autres qui se disent lésés : en pointant du doigt la mauvaise distribution et en expliquant que de nombreux citoyens se sont installés à Oran depuis peu et ont malgré cela, bénéficié de logements sociaux.  La colère était papable devant le siège de la daïra d’Oran, ce mardi matin, la majorité des mères et des pères de famille présents avaient une mine désespérée, ne sachant à quelle porte taper et ne   voulant aucun autre interlocuteurs que le wali d’Oran qui selon eux, est à même de leur régler la situation.  «Nous ne croyons plus aux promesses des responsables depuis toutes ces années et avec toutes les opérations de relogement, nous avons été marginalisés, alors que plusieurs agents de la commune sont passés à maintes reprises pour le recensement mais à ce jour, nous n’avons bénéficié d’aucun toit, ni pour nous, ni pour nos enfants.»  En cours de matinée, les fonctionnaires de police tentaient d’apaiser les esprits des contestataires, afin que la voie routière venant du port et qui connaît un grand trafic soit dégagée, car il faut le dire, il a été constaté une grande perturbation du trafic routier sur ce tronçon, notamment au niveau de l’entrée principale de la daïra d’Oran.