J.M

Ramadhan ou Aïd, hiver ou été, le Hirak pacifique des Algériens ne faiblit pas. Hier ils étaient des centaines de milliers à se regrouper au 4ème jour de l’Aid El Fitr, et au 16ème vendredi de ce soulèvement populaire qui fait parler de lui dans le monde entier. A Alger, Oran, Bordj Bou Arreridj, Bejaia, Skikda, Constantine, Tlemcen, Bel Abbès, Béchar et même à Tamanrasset, les marcheurs des 48 wilayas ont répondu à Bensalah et les autres « B » que seul leur départ ressoudera la situation, après le dialogue sera entamé avec de nouvelles tête qui n’ont pas déjà prêté allégeance à l’ancien régime de Bouteflika qualifié désormais par « El îsaba ».

Cette nouvelle démonstration de force des Algériens intervient au lendemain du discours du chef de l’Etat Abdelkader Bensalah qui a confirmé qu’il va rester encore à son poste jusqu’à l’élection du successeur de Bouteflika, et ce contre le gré des manifestants qui réclament son départ. Bensalah s’est dit convaincu « que seul le président de la République, élu démocratiquement, jouira de la confiance et de la légitimité requises pour lancer ces réformes et contribuer à relever les défis qui se posent à notre Nation », assurant par la même occasion que « l’organisation d’une Présidentielle dans des délais admissibles, sans aucune perte de temps, constitue l’unique voie et la plus efficace, politiquement et la plus rationnelle, démocratiquement ».

Dans ce sens, il a réitéré son appel à toutes les parties concernées à participer au processus consensuel et à faire prévaloir la sagesse et l’intérêt du peuple, tant dans leurs débats que dans leurs revendications, en les invitant également à « saisir cette nouvelle opportunité pour s’impliquer pleinement dans la concertation que nous prônons aujourd’hui plus que jamais ».