R.A

La contestation populaire ne faiblit pas, et avec elle les demandes aux décideurs de prendre en considération les revendications du peuple qui aspire à une Algérie démocratique, libre et moderne. Plusieurs indices laissent penser que ça se discute au sommet de l’Etat, et l’option du report de l’élection du 4 juillet et la mise en place d’une instance pour gérer la période transitoire se précise.

En effet, c’est une semaine cruciale qui s’annonce sur la scène politique du pays. En effet, le 23 mai courant, soit jeudi prochain, sera la date limite de dépôt des candidatures à l’élection présidentielle prévue le 4 juillet, au niveau du Conseil constitutionnel et contestée par la rue.

Un dépôt qui doit intervenir, selon la loi électorale, 45 jours avant la date de l’élection. Jusque-là, un total de 74 lettres d’intention ont été déposées par les postulants à la candidature à l’élection présidentielle, selon un bilan provisoire de remise des formulaires de souscription de signature individuelle, rendu public hier par le ministère de l’Intérieur, de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales.

Par ailleurs, la date du 4 juillet se présente comme une échéance loin de faire l’unanimité. D’abord, par la rue qui l’exprime chaque week-end, et ce, depuis plusieurs semaines déjà. Ce dernier week-end a, quant à lui, été marqué par une autre proposition de sortie de crise soumise par trois personnalités nationales que sont Ali-Yahia Abdenour, Rachid Benyelles et Ahmed Taleb Ibrahimi.

Ils appellent le Commandement de l’Armée nationale populaire à nouer un dialogue franc avec des figures représentatives du mouvement populaires, des partis et des forces politiques et sociales qui le soutien.

De son côté, la société civile se mobilise également une conférence nationale est en cours de préparation. L’annonce en a été faite par Said Salhi, vice-président de la ligue algérienne des droits humains