Boualem Belhadri 

Précédée par une campagne de fenaison dans les zones précoces, l’opération moissons- battages est désormais sur le point d’être lancée, d’une manière officielle, dans la wilaya d’Aïn Témouchent. Tout semble ficelé par les autorités agricoles de vouloir la débuter après l’Aïd El Fitr, c’est-à-dire la deuxième semaine du mois de juin. Cependant, les quelques parcelles de céréales qui ont résisté à la sécheresse dans la plainte de la M’léta (20.000 ha environ), leurs récoltes  prédestinées auraient été fauchées vers la deuxième moitié du mois d’avril, selon des témoins oculaires. Il est à noter que la plainte citée ci-dessus a été déclarée officieusement zone sinistrée. Les fellahs ont procédé au labour des terres au début du mois de février. Des tentatives, que des céréaliers de la région, ont mené, ici et là, pour une prise en charge, par l’Etat, le remboursement des pertes occasionnées au titre du fameux fonds de calamités naturelles, n’ont rien laissé filtré quant aux possibilités de dédommager les sinistrés. Selon le chargé de la filière céréalière, de la Direction des Services Agricoles, les prévisions de récoltes sont estimées  1.600.000 q toutes spéculations confondues (blé, orge, avoine.) Ainsi, dit-il, toutes les dispositions techniques et organisationnelles pour réussir la campagne ont été prises. Selon lui, la wilaya dispose 630 machines de battage, dont 42 relèvent des coopératives céréalières et légumes secs de Hammam Bou Hadjar et Aïn Témouchent. Sur le plan de collecte, il est entendu de réaliser, par les deux coopératives 500.000 quintaux, dont environ 50% de blés dur et tendre. Les orges arrivent en seconde position avec un seuil de 35% et le reste est réparti entre les spéculations fourragères (orge, vesce avoine). En termes de capacités de stockage des productions céréalières, le chargé de la filière avait situé 12 points de collectes pour une capacité de 650.000 quintaux.

Par ailleurs, plusieurs réunions de coordinations, regroupant les autorités agricoles, les représentants de la Chambre d’Agriculture, de la filière céréale et des deux CCLS. Les mesures à prendre en urgence qui ont été débattues avaient trait aux moyens de luttes contre les incendies.